Terreur (révolution Française),chapitre,8 - handi-zen

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Terreur (révolution Française),chapitre,8

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Le renfort de l'armée de Mayence s'avère déterminant, commandés de fait par Kléber, les Républicains remportent une victoire décisive à la bataille de Cholet le 16 octobre. Cependant dix jours plus tard lors de la poursuite des Vendéens engagés dans la Virée de Galerne, le plan du général Léchelle pousse les Républicains au désastre lors de la bataille d'Entrammes. Mais le Comité de public en tient les Mayençais pour responsable et décrète que « l'Armée de l'Ouest sera purgée de tous les Mayençais. » L'armée de Mayence est dissoute et ses effectifs amalgamés à l'armée de l'Ouest à partir du 1er novembre(58.) À cette même période, le Comité de public écrit aux représentants en mission de « se défier de Kléber et de Haxo comme de deux royalistes(59.) » Rossignol est à nouveau nommé commandant en chef des forces combinées des armées de l'Ouest et des côtes de Brest, jusqu'à sa défaite à la bataille de Dol, après laquelle il offre sa démission. Mais celle-ci refusée par Prieur de la Marne et les représentants en mission qui favorisent les généraux sans-culottes et c'est le général d'état-major Nouvion qui est destitué(60). « Quand même, déclare Prieur de la Marne aux généraux, Rossignol perdrait encore vingt batailles, quand il éprouverait encore vingt déroutes, il n'en serait pas moins l'enfant chéri de la Révolution(61.) » De même, Tribout, malgré sa déroute à la bataille de Pontorson, n'est pas suspendu(62.) Le 3 décembre, arrive le courrier de destitution de Kléber et Haxo, signé du ministre de la guerre Bouchotte mais Rossignol ne fait pas suivre l'ordre(63.) Finalement, le 27 décembre, le Comité de public nomme le général Louis Marie Turreau à la tête de l'armée de l'Ouest, cependant ce dernier est alors loin du théâtre du combat et l'intérim est confié au général Marceau sur proposition de Kléber. Sous son commandement, l'armée vendéenne est écrasée à la fin du mois de décembre à la bataille du Mans, puis à la bataille de Savenay.


Décrets de la Convention
Articles détaillés : Loi du 1er août 1793 et Loi du 1er octobre 1793.

Bertrand Barère de Vieuzac, huile sur toile de Jean-Louis Laneuville, 1794, (Kunsthalle de Brême).
Dès le 19 mars 1793, soit quelques jours seulement après le début de l'insurrection vendéenne, la Convention nationale décrète la peine de mort pour tout insurgé pris les armes à la main ou porteur d'une cocarde blanche(64.) Ceux-ci doivent être jugés par une commission militaire ou le tribunal criminel du département et la sentence exécutée dans les 24 heures(65.) Le décret est modifié le 10 mai, sur l'initiative de Danton, de manière à ne viser désormais que les chefs rebelles(66.) Néanmoins dans les mois qui suivent, plusieurs représentants en mission et commissions militaires continuent de prononcer des condamnations à mort au nom de la loi du 19 mars(67.)


À Paris, les révolutionnaires sont rapidement excédés par les victoires vendéennes, qualifiées de « coups de poignards dans le dos ». Le 26 juillet 1793, devant la Convention nationale, Barère réclame la destruction de la Vendée et l'extermination des rebelles(68,)(69). Le 1er août, la Convention nationale planifie la répression en prenant la décret relatif aux mesures à prendre contre les rebelles de Vendée ; la politique de la terre brûlée devra être appliquée en Vendée, la « race rebelle » des « brigands » sera exterminée(70,) « Les forêts seront abattues, les repaires des rebelles seront détruits, les récoltes seront coupées [...], pour être portées sur les derrières de l'armée, et les bestiaux seront saisis. Les femmes, les enfants et les vieillards seront conduits dans l'intérieur ; il sera pourvu à leur subsistance et à leur sécurité avec tous les égards dus à leur humanité(71)(,72.) »


Le 9 août 1793, toujours sur proposition de Barère, les soldats d'élite de l'armée de Mayence sont envoyés en Vendée. Ces derniers remportent une série de victoires et appliquent les ordres d'incendie et de destruction, avant d'être finalement repoussés à la bataille de Torfou(73). La Convention nationale adopte alors un second décret le 1er octobre, les troupes sont réorganisées et les généraux nobles sont destitués(74.) Ce décret est accompagné d'une proclamation dans laquelle les conventionnels ordonnent aux « soldats de la liberté » d'exterminer les « brigands de la Vendée » avant la fin du mois d'octobre(75.) Le 16 octobre, après la victoire républicaine de Cholet, les Vendéens, au nombre de 60 000 à 100 000(76,) femmes et enfants inclus, traversent la Loire afin d'obtenir des secours des Britanniques, des Émigrés et des Chouans. C'est le début de la « Virée de Galerne ». L'armée de l'Ouest se lance alors à la poursuite des Vendéens et l'essentiel de la guerre se porte au nord de la Loire, dans le Maine et la Haute-Bretagne. De ce fait, l'application du plan d'incendie et d'extermination en Vendée est suspendue(77). Pour les Républicains, la priorité est de détruire l'armée vendéenne avant qu'elle ne soit en mesure de recevoir des secours de la part des Anglais, aussi le 1er novembre 1793 la Convention nationale décrète que « toute ville de la république qui recevra dans son sein des brigands, ou qui leur donnera des secours ou qui ne les aura pas repoussés » sera rasée(78.) Ce décret ne sera cependant pas appliqué. De son côté, le Comité de public envoie ordres sur ordres réclamant « l'extermination des brigands » ayant traversé le fleuve(79).

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