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Terreur (révolution Française),chapitre,5

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Un comité de surveillance révolutionnaire vérifie un certificat de civisme.
Paris, BnF, département des estampes, vers 1793-1794.

Intérieur d'un Comité révolutionnaire sous la Terreur.
Gravure de Berthault et Malapeau d'après un dessin de Fragonard, Paris, BnF, département des estampes, 1802.
Le comité de sûreté générale, principal organe de la répression eut des pouvoirs d’investigation étendus. Il était issu du Comité des recherches de la Constituante auquel s’était substitué sous la Législative un comité de surveillance et de sûreté dont les principaux membres furent François Chabot, Claude Basire et Merlin de Thionville. Sous la Convention, le comité de surveillance fut trois fois réorganisé : le premier comité de surveillance, issu le 2 octobre 1792 de l’installation de la Convention(38), fut considérablement restructuré en janvier 1793, et il fonctionna avec la même composition de X membres jusqu’au 14 septembre suivant ; à cette date, des scandales multipliés avaient amené le Comité de public et la Convention à réorganiser entièrement et à recomposer le Comité de sûreté générale (à l’exception de Amar) que Barère plaça sous l’autorité de son ami Vadier : c’est le « grand » comité de sûreté générale qui donna consistance à la répression, débouchant très vite sur la période dite de terreur(39.) Outrepassant ses droits au nom de l’efficacité révolutionnaire, pratiquant le zèle par calcul politique, le Comité de sûreté générale fut une véritable police inquisitoriale, qui monta des affaires politico-policières et cultiva le secret sur ses opérations. Son influence dévastatrice fut combattue par Robespierre mais maintenue par Barère, Billaud-Varenne et Collot d’Herbois jusqu’au 9 thermidor. Au niveau local, les comités de surveillance et les comités révolutionnaires de section qui furent institués le 21 mars, complétèrent le dispositif de contrôle politique par les citoyens, y compris pour dénoncer les « ennemis de la République ».


Un tribunal révolutionnaire réclamé par les députés de tous les bords fut chargé de juger les « ennemis de la République » selon une procédure d’exception fondée par le décret du 10 mars qui énumérait ses prérogatives. Il fonctionna en liaison étroite avec le Comité de sûreté générale auquel il était subordonné dans les faits. Ses membres principaux (présidents successifs, accusateurs publics, substituts et adjoints), et également la composition de son jury, à Paris, se caractérisèrent, dès le début, par une forte homogénéité politique de tendance exagérée.
Le 28 mars, l’appareil législatif contre les émigrés rentrés fut revu et durci (Loi des témoins). Enfin et surtout le grand Comité de public où entrèrent Bertrand Barère de Vieuzac et Georges-Jacques Danton fut mis en place par décret le 6 avril, en remplacement du comité de défense général : organe de gouvernement révolutionnaire, il était en principe subordonné à l’Assemblée et devait permettre de concentrer le pouvoir exécutif. Bientôt, la Convention nationale, débarrassée en deux fois d’une centaine de députés Girondins(40,) entérina ses décisions dans la crainte puisque le Comité de public s’était donné le droit de faire arrêter les députés « suspects » à titre préventif. Composé de neuf puis de douze membres, le Comité de Salut Public fut l’un des organes de coordination de la répression. Son membre le plus influent - et le premier rentré - ne fut pas Robespierre mais Bertrand Barère de Vieuzac qui eut, après le départ de Danton en juillet 1793, constamment une majorité pour lui et les décisions qu’il voulait imposer à la Convention devenue une chambre d'enregistrement.[réf. nécessaire]


Contrairement à ce que l'on a longtemps écrit, a expliqué l'historienne Annie Jourdan, Barère de Vieuzac n'a pas mis la terreur à l’ordre du jour le 5 septembre 1793(41). Jouant avec les mots, celui-ci mêlait deux concepts distincts : la répression aussi sévère soit-elle, et le terrorisme d’État qui est l’exagération de la répression. C’est de cette époque et sur cette question du terrorisme comme instrument de gouvernement que devait se fissurer l’unité apparente qui avait prévalu au sein du Comité de public. Les divisions – qui devaient déboucher sur le 9 thermidor – sont en effet directement en rapport avec la question cruciale de la poursuite de la guerre et de la reconnaissance de la république, puisque, indépendamment des neutres (Suède, Danemark, Turquie), plusieurs États, comme la Prusse et l’Espagne, se disaient prêts – si l’on arrêtait le terrorisme – à négocier et reconnaître la République.
Le 4 frimaire an II (24 novembre 1793) fut présenté le décret relatif à l’organisation du gouvernement révolutionnaire, qui renforçait la centralisation du gouvernement.

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