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Révolution Française,chapitre,12

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Hors-ligne

Première République
Article détaillé : Première République française.
Girondins et Montagnards
Procès et mort du roi
Article détaillé : Procès de Louis XVI.

L'exécution de Louis XVI
Après le 10 août, puis l'abolition de la monarchie, le sort du roi déchu, prisonnier au Temple(122), est en question. À cette période la Convention est dominée par les Girondins car la plupart des élus du Centre leur sont favorables ; ils sont ainsi majoritaires au conseil exécutif(123.) L’ouverture prochaine du procès du roi les divise ; dès lors ils cherchent à en retarder le jugement qu’ils trouvent inopportun(124) alors que les Montagnards, plus radicaux, veulent une rupture définitive avec l’ancien régime pour asseoir la République(125.) Mais, déjouant tous les calculs, la découverte, le 20 novembre 1792 aux Tuileries, dans « l'armoire de fer » de documents accablants pour le roi rend le procès inévitable : dès lors ne pas statuer sur son sort peut provoquer une nouvelle flambée révolutionnaire. Malgré le principe de la séparation des pouvoirs, c’est la Convention qui va juger le roi ; ainsi, le procès qui commence le 11 décembre 1792 sera le début d’une lutte à mort entre Girondins et Montagnards pour le contrôle de l’Assemblée et de la Révolution(126.)


Le roi, qui ne connaît pas encore officiellement les faits qu’on lui reproche, explique qu'il n'a agi que pour le bien de la FranceNote 27, mais il ignore encore la découverte de l’armoire de fer et de ses papiers compromettants ; pris au dépourvu, il se défend mal et nie même l’évidence(127. )Cependant, dans ce procès les fautes du roi, même prouvées, comptent peu devant l’utilisation politique de la sanction(126,) alors même que Marat a arraché à l’Assemblée « que la mort du tyran » soit votée par appel nominal à haute voix : c’est un grand avantage pour les partisans de la mort car les députés vont devoir voter sous les yeux et sous la pression des tribunes(128.) Ainsi le régicide va devenir une preuve de la sincérité républicaine(129.) Le 15 janvier, à l'issue des débats, le roi est reconnu coupable à une écrasante majorité, 693 voix contre 13, et le 17 janvier il est condamné à mort par une majorité plus étroite, 387 voix contre 334(130.) Philippe-Égalité, duc d'Orléans et cousin du roi, va lui aussi voter la mort, marquant le point de départ de la lutte entre orléanistes et légitimistes qui prendra place le siècle suivant. Le sursis et l'appel au peuple demandés par les Girondins sont repoussés le 20 janvier. Louis XVI est guillotiné le 21 janvier 1793 place de la Révolution.
Son exécution fait une impression profonde dans la population française et frappe de stupeur les souverains d'Europe(131 ): elle est aussi un défi à l'Europe monarchique. La déclaration de guerre à la Grande-Bretagne et aux Provinces-Unies, le1er février 1793, entraîne la formation de la Première Coalition des puissances européennes contre la France révolutionnaire.


Vendée
Article détaillé : Guerre de Vendée.
Pour faire face et remplacer les volontaires de 1792, qui ont légalement quitté l’armée, la Convention décrète une levée de 300 000 hommes le 24 février. Cette levée doit se faire par tirage au sort, ce qui provoque une vaste protestation(Note 28 )spontanée, dans tout le pays(132,) et particulièrement au sein de la paysannerie en Alsace, en Bretagne, dans tout le Massif central et les Pyrénées. Dans la plupart de ces régions, les soulèvements armés retombent ou sont étouffés avant d’avoir pu se développer mais en Anjou et dans le Poitou, la rébellion s’organise et prend de l’ampleur(133).
L'insurrection vendéenne, qui débute à Cholet le 3 mars 1793, est la manifestation intérieure la plus grave que rencontre la Révolution. Le nombre des victimes varie, suivant les historiens, de 117 000 à plus de 250 000, mais un bilan définitif semble impossible à établir faute de sources fiables.
Son déclenchement est directement lié à l’effort de guerre décidé à l’Assemblée par le décret du 24 février(134.) Les causes en sont toutefois plus complexes. Les vendéens, qui avaient rédigé des cahiers de doléance, avaient vu d'un bon œil les événements de 1789 ; mais au cours des années qui suivirent, les frustrations vont s'accumuler. Les paysans vendéens ne profitent pas de la vente des biens nationaux, et sont profondément blessés dans leurs convictions par la tournure anticléricale que prend la Révolution, en particulier après la constitution civile du clergé. L'exécution de Louis XVI ne sera pas comprise par une population assez proche de la petite noblesse locale. Aussi, lorsque arrivent les représentants chargés du tirage au sort des jeunes hommes, ils refusent d'aller se battre loin de leurs villages pour un régime qui heurte leurs convictions et dont ils se sentent délaissés. C'est l'insurrection…
Cette insurrection prend très vite de l’importance quand la Vendée se soulève d’un bloc135. Pour tenter d’arrêter ces émeutes la Convention vote, le 19 mars 1793, une loi qui met en place une véritable logique de terreur : tous les insurgés pris les armes à la main ou convaincus d’avoir participé aux attroupements seront exécutés(136.) Très vite, à la Convention, les insurgés sont traités de « brigands » et Paris donne le nom de « Guerre de Vendée » à leurs soulèvements(137.) Pour terroriser les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur, la convention crée le Tribunal révolutionnaire le 10 mars et, pour mener à bien cette politique, le Comité de défense générale est transformé en Comité de public le 6 avril(138.)

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