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Guerres Napoléoniènes,chapitre,5

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La Cinquième Coalition
Article détaillé : Cinquième Coalition.

L'Empire à son apogée en 1812 (en bleu foncé : la France ; en bleu clair : les territoires vassaux de la France).
Elle est formée en 1809 par le Royaume-Uni et l’Autriche, alors que le premier luttait déjà contre la France dans la péninsule ibérique. Le Royaume-Uni s’était à nouveau retrouvé seul contre la France, en partie parce qu’il n’avait jamais engagé de forces importantes dans un conflit avec Napoléon, au contraire des puissances continentales. L’activité militaire britannique se réduit alors à de petites victoires dans les colonies françaises, et des victoires navales. À terre, elle tente seulement en 1809 la désastreuse expédition de Walcheren. L’affrontement se déplace sur le terrain économique : blocus continental contre blocus naval, que les deux ennemis respectifs tentent de renforcer : les Britanniques en combattant les États-Unis (Guerre de 1812) et les Français en guerroyant en Espagne. Le conflit dans la péninsule ibérique commence lorsque le Portugal continue de commercer avec le Royaume-Uni malgré les interdictions françaises. Lorsque les Français sont battus à Baylen, bataille qui démontre qu’une partie importante du peuple espagnol ne voulait pas maintenir son alliance avec la France, les troupes françaises doivent occuper progressivement le pays, entrent à nouveau dans Madrid, ce qui provoque l'intervention britannique.
L’Autriche, alors alliée de la France, entrevoit l’opportunité de retrouver son ancien Empire sur l’Allemagne, supprimé après Austerlitz. Elle remporte quelques succès contre les faibles forces de Davout. Napoléon lui avait laissé seulement 170 000 hommes pour défendre la frontière orientale de la France, alors que dans les années 1790, c’est une armée de 800 000 hommes qui défendait les frontières françaises, sur un front plus court. L’Autriche attaque également le Grand-duché de Varsovie, mais est vaincue à la bataille de Raszyn (19 avril 1809). L’armée polonaise conquiert la Galice occidentale.
Napoléon prend le commandement de l’armée et dirige la contre-attaque en Autriche. Une série de petites victoires précédent l’énorme bataille d'Essling, première défaite tactique de Napoléon. Mais l’archiduc Charles, commandant en chef autrichien, commet l’erreur de ne pas poursuivre les troupes françaises, ce qui aurait consolidé son succès. En conséquence, Napoléon prépare le siège de Vienne, qui commence en juillet. Il vainc ensuite les Autrichiens à Wagram (5 et 6 juillet 1809). C’est durant cette bataille que le maréchal Bernadotte est démis de son titre et ridiculisé par Napoléon devant l’état-major. La couronne de Suède est ensuite offerte à Bernadotte, qui l'accepte en trahissant ainsi Napoléon. Par la suite, l’armée suédoise combat l’ancien Empereur de Bernadotte.
La guerre de Cinquième Coalition s’achève par le traité de Schönbrunn le 14 octobre 1809. Dans l'Est, seuls les rebelles du Tyrol dirigé par Andreas Hofer continuent à combattre l'armée franco-bavaroise, mais ils sont finalement vaincus en novembre 1809 alors que dans l'ouest, la guerre péninsulaire se poursuit.
En 1810, l’Empire français atteint son extension maximale. Napoléon épouse Marie-Louise, archiduchesse d’Autriche, afin d’établir une alliance durable avec l’Autriche et d’avoir enfin un héritier, que sa première épouse, Joséphine de Beauharnais, n’avait pu lui donner. Outre l’Empire, Napoléon est roi d’Italie, médiateur (et dirigeant) de la Confédération suisse, de la Confédération du Rhin, son ambassadeur à Varsovie dirige officieusement le Grand-duché. Ses alliés sont :
le Royaume d'Espagne (sous Joseph Bonaparte, frère aîné de Napoléon) ;
le Royaume de Westphalie (Jérôme Bonaparte, frère cadet de Napoléon) ;
le Royaume de Naples (Joachim Murat, beau-frère de Napoléon) ;
la Principauté de Lucques et Piombino (Félix Baciocchi, époux de sa sœur Élise) ;
ses anciens ennemis, la Prusse et l’Autriche.


Guerre de la Sixième Coalition (1812-1814)
Article détaillé : Sixième Coalition.
La Sixième Coalition rassemble le Royaume-Uni, la Russie, la Prusse, auxquelles se joignent au fur et à mesure des difficultés françaises, la Suède, l’Autriche et la plupart des petits États allemands.
Campagne de Russie (1812)
Articles détaillés : Campagne de Russie (1812) et Prise de Moscou.

L’empereur Napoléon Ier et ses maréchaux à la bataille de la Moskova (ou bataille de Borodino).

Les Français à Moscou.
En 1812, Napoléon envahit la Russie pour obliger le tsar à maintenir le Blocus continental et éloigner la menace d’une invasion de la Pologne par la Russie. La Grande Armée (650 000 hommes dont 270 000 Français) franchit le Niémen le 23 juin 1812. La Russie proclame la Grande guerre patriotique alors que Napoléon avait proclamé la seconde guerre polonaise. Mais, contrairement aux attentes des Polonais, qui fournissent presque 100 000 hommes, Napoléon évite de faire des concessions à la Pologne, les repoussant aux négociations avec la Russie. Soit volontairement, soit par crainte d’affronter sur le champ de bataille Napoléon, les Russes reculent et pratiquent la politique de la terre brûlée, jusqu’à la bataille de la Moskova, le 7 septembre. Cette bataille sanglante force les Russes à se retirer, et Moscou est prise et mise à sac le 14 septembre. Alexandre Ier refuse de négocier, et Napoléon, sans espoir de victoire décisive, est forcé de faire retraite et d’abandonner Moscou, lorsque son gouverneur, le prince Rostopchine, l’incendie. Avec la retraite de Russie, la Grande Armée perd 370 000 hommes (en comptant les pertes lors des batailles) et 200 000 soldats sont faits prisonniers. En novembre, seuls 90 000 hommes franchissent la Bérézina. Napoléon doit de plus abandonner son armée pour retourner à Paris, où le général Malet a tenté un coup d'État, et pour préparer la défense de la Pologne. La situation de l’Empereur n’est alors pas si critique qu’il y paraît. Les Russes avaient perdu 400 000 hommes, et leur armée était aussi épuisée. Mais leurs lignes de ravitaillement étaient plus courtes, et ils pouvaient renouveler leurs effectifs plus rapidement que la France.
Dans le même temps, en Espagne, la victoire des Hispano-Britanniques commandés par Wellesley à la bataille de Vitoria (21 juin 1813) met fin à l’occupation française de la péninsule, et l’armée française et Joseph Bonaparte repassent les Pyrénées.

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