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Vipère Aspic,chapitre,4

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Sous-espèces

Carte des sous-espèces de Vipera aspis, d'après Zuffi
Pendant 50 ans, le statut des sous-espèces de Vipera aspis a été l'objet de discussions passionnées dans la communauté des herpétologues européens(10.) Suite aux études de Kramer, il est communément admis que le complexe Vipera aspis comporte 5 sous-espèces :
V. aspis aspis (Linnée 1758), l'espèce nominale,
V. aspis atra Meisner, 1820, plus petite, vivant en altitude dans les Alpes,
V. aspis francisciredi Laurenti, 1768,
V. aspis hugyi Schinz, 1834,
V. aspis zinnikeri Kramer, 1958
Les autres sous-espèces V. aspis heinzdischeki Sochurek, 1979 et V. aspis montecristi Mertens, 1956, sont maintenant considérées comme des synonymes de V. aspis hugyi.
La systématique de Vipera aspis a été établi par Kramer et al.(11) (1982) sur la base de 42 caractères appliqués à 378 spécimens.
Sous-espèces
Auteur du taxon
Caractères
Distribution géographique
Vipera aspis aspis
(Linnaeus, 1758)
Vipère aspic (nominale)
Partout en France, sauf au Nord d'une ligne joignant la Loire-Atlantique à la Moselle, au Sud de la Gironde, à l'Est de la Moselle et sur la côte d'Azur. Sud-ouest de l'Allemagne et Nord-Ouest de la Suisse
Vipera aspis atra
Meisner, 1820
Aspic mélanique, motifs plus marqués et beaucoup plus épais
Suisse du centre Ouest, Nord-Ouest de l'Italie, France alpine
Vipera aspis francisciredi
Laurenti, 1768
Tête fortement élargie derrière les yeux, points clairs sur les écailles ventrales
Nord et centre de l'Italie, Sud de la Suisse, en Slovénie et dans le nord-ouest de la Croatie
Vipera aspis hugyi
Schinz, 1833
Motif plus riche, zigzag riche en marron intense, bande dorsale large et ondulée
Italie du sud (régions des Pouilles, de Basilicate, de Calabre et en Sicile)
Vipera aspis zinnikeri
Kramer, 1958
Bande dorsale large, ondulée, en zigzag ou presque droite, avec une bande centrale plus pâle souvent grisâtre
Quart Sud-ouest de la France (des Pyrénées à Toulouse), Pyrénées espagnoles
Les analyses phylogéographiques d'Ursenbacher(12 )révèlent deux clades majeurs, localisés à l'ouest et à l'est des Alpes. De plus, le clade ouest est clairement subdivisé en deux groupes, l'un présent en Espagne et dans la région pyrénéenne, l'autre localisé en France et en Suisse.


dentification
Les critères suivants ne sont valables que pour l'identification des serpents présents en France métropolitaine.
En France, la vipère aspic est la plus commune des vipères. Le genre Vipera est facilement identifiable grâce à ses nombreuses petites écailles sur la tête (au contraire des couleuvres qui ont neuf grosses écailles sur la tête). L'espèce Vipera aspis est quant à elle reconnaissable à son écaille nasale proéminente ainsi qu'à ses deux rangs d'écailles suboculaires.
La vipère aspic et l'homme
Envenimation
Article détaillé : Morsure de serpent.

Effet d'une morsure de vipère chez l'homme (troisième jour sans traitement).
Comme les autres vipéridés, cette espèce venimeuse possède des glandes à venin reliées à des crochets canaliculés qui permettent d'injecter le venin profondément dans les tissus de la proie (petits mammifères, oisillons…). Au repos ces crochets sont couchés vers l'arrière dans des replis cutanées à l'intérieur de la bouche.
La vipère aspic, peu agressive, n'attaque que pour chasser ou en cas de menace. Elle se dresse alors en forme de S, la gueule ouverte, avec ses crochets en avant pour mordre.
La morsure en elle-même n'est pas douloureuse mais la douleur apparaît rapidement, à type de brûlure profonde et intense. Les complications qui apparaissent peuvent être(13 ):
- complications locales : surinfections, nécroses, compressions vasculo-nerveuses
- complications générales : insuffisance rénale, œdème aigu des poumons, état de choc hypovolémique, œdème cérébral avec convulsions, ischémie myocardique, troubles de l'hémostase.
En France, où quatre espèces de vipères sont présentes, le nombre total de morsures est estimé à un millier par an, pour une centaine d'hospitalisations et 1 à 5 décès (Dr Savary(13,) SAMU 74, CHR d'Annecy).
Le seul traitement efficace des cas graves est l'administration de sérum antivenin. Comme le signalent Pillet et Petite(3) « ce traitement était très controversé autrefois, en raison de décès dus à une réaction anaphylactique. Ce risque a maintenant presque disparu,... ».
Il existe une sous-espèce de vipère aspic, Vipera aspis zinnikeri, dont le venin, de couleur blanche, est neurotoxique et serait deux fois et demi à quatre fois plus toxique que celui de la vipère aspic classique (en sachant que cette comparaison est très arbitraire car les modes d'action des toxines considérées sont très différents. Il faudrait une étude sur les quantités réellement injectées par chaque individu et les faire corréler avec leurs( DL50)(14)(,15. )
Le venin contient des enzymes constitués surtout d'hydrolases(3.) Une fois injecté, le venin détruit les cellules des tissus sous-cutanés, des tendons et muscles. Il en découle une douleur assez vive et une inflammation. Lorsque le venin pénètre dans la circulation sanguine, il agit sur les parois des vaisseaux et provoque une enflure importante de tout un membre ou même du corps en entier. Il n'entraîne que très rarement des troubles de la coagulation ou de choc anaphylactique.
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