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Truite commune,chapitre,3

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Hors-ligne

Reproduction

Truite de Hunder(Note 2) en train de pondre

Alevins de truites
La truite fario ou truite sauvage, peut se reproduire à partir de deux ou trois ans. Elle se reproduit de novembre à janvier dans une eau entre 5 et 12 °C. Dès que les truites ont rejoint leur zone de frayère, les femelles pondent 1 500 à 4 000 œufs par kilogramme de leur poids. Le mâle dépose sa semence et la femelle recouvre les œufs de gravier pour les protéger. Les truites quittent alors rapidement la frayère.
La durée d'incubation peut varier en fonction de la température. Elle est environ de 400 degrés-jours, soit environ 40 jours dans une eau à 10 °C ou 80 jours dans une eau à 5 °C. À la naissance, l'alevin reste sous les graviers pour se protéger. Il se nourrit de ses réserves vitellines pendant 4 à 6 semaines, puis sort des graviers et tente de se nourrir seul. Ses chances de survie sont assez faibles puisque environ 800 ovocytes donneront un couple géniteur. Les raisons en sont le cannibalisme que les truites pratiquent quand elles n'ont pas suffisamment de nourriture, en mangeant les œufs et les alevins, mais aussi le manque de nourriture des alevins une fois éclos. Les populations sauvages sont donc en régression.


Dispersion des jeunes
Une expérience a été conduite en écotron, visant à étudier la structure temporelle de la dispersion en aval du jeune saumon et de la jeune truite selon quatre vitesses constantes de courant au moment de l'émergence hors du gravier. Il en est ressorti qu'à la suite de l'éclosion, si le courant est faible (env. 8,0 cm/s) l'alevin de saumon a un taux élevé de dispersion jusqu'à ce qu'il atteigne une très faible densité de la population ; alors qu'aux vitesses plus élevées le jeune saumon se disperse moins et la densité de la population finale est alors plus élevée(11.) À l'opposé, plus le courant est rapide, plus l'alevin de truite se disperse rapidement ; la densité finale de population de truites est toutefois restée égale pour toutes les vitesses de courant car le faible taux de dispersion observé à faible courant d'eau a persisté beaucoup plus longtemps qu'aux courants plus élevés(11.) Cette expérience invalide l'idée que les alevins de salmonidés ont une période étroite et définissable de sensibilité aux vélocités de courant, mais elle a confirmé que la dispersion se fait préférentiellement de nuit, quelle que soit la vitesse du courant pour les deux espèces de poissons(11).
Menaces

Furonculose sur des truites

Truite de mer souffrant de nécrose
dermique ulcéreuse(12 )à laquelle s'est ajouté l'infection par Saprolegnia

Truite de mer, déformée

Truite de mer, déformée
Les populations sauvages de truites sont menacées par divers facteurs :
la pollution de l'eau vis-à-vis de laquelle des truites sont considérées comme très sensibles, en particulier lorsqu'elle réduit la teneur en oxygène dans l'eau ;
l'artificialisation des cours d'eau, souvent associée à la destruction ou dégradation des zones de frayères et des habitats favorables aux salmonidés sauvages (embâcles de bois, berges et fonds riches en caches et microhabitats(13,) ripisylves, etc.)(14) ;
certaines maladies (parasitoses, bactérioses et viroses)(15) qui peuvent être favorisées par la pollution de l'eau, et la consanguinité, sources de dépression immunitaire ;
les obstacles artificiels à la migration des truites (grands barrages et seuils ou autres barrages infranchissables, rejets d'eaux chaudes et/ou d'eaux très pauvres en oxygène, rejets de substances répulsives ou toxiques pour les truites) nuisent à leur circulation entre zones de croissance et zones de reproduction, et peuvent empêcher ou freiner la recolonisation naturelle de certains cours d'eau ;
la pollution génétique, l'appauvrissement de la variabilité génétique(16,) et certaines hybridations (notamment repérables par électrophorèse)(17), après l'échappement de sujets de pisciculture ou consécutivement à des introductions de repeuplement(18.) Cette modification du patrimoine génétique des souches locales est souvent induite par le déversement de truites de souches provenant de régions très différentes (nord de l'Europe par exemple, souche atlantique en région méditerranéenne). Dans certaines régions des précautions sont prises, dont dans le lac d'Annecy où depuis environ 30 ans l'AAPPMA du lac a une politique d'isolement du bassin versant ; aucun alevinage de poisson (truite lacustre et omble chevalier) non issu du lac n'y a été réalisé depuis cette date.
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