www.handi-zen.com

handi-zen

Ornithorynque,chapitre,2

735 appréciations
Hors-ligne

1.2. Une vie entière passée dans l'eau
L'ornithorynque vit essentiellement dans l'eau : il ne quitte l'élément liquide que pour se reposer à terre, dans son terrier qui s'ouvre directement sur la berge de la rivière. Il nage le plus souvent au ras de l'eau, en ramant alternativement avec l'une et l'autre de ses pattes avant, dotées de larges palmes (à la différence d'autres mammifères aquatiques comme la loutre, le castor ou le campagnol amphibie, qui n'utilisent que leurs pattes postérieures, avec parfois l'aide de la queue et d'ondulations de l'ensemble du corps).
Ses pattes arrière lui servent de gouvernail et sa queue ne joue qu'un rôle accessoire de godille. Il peut atteindre ainsi 3 à 4 km/h, mais nage le plus souvent à une vitesse moindre. Ses narines, qui s'ouvrent au bout du bec, lui permettent de respirer en effleurant seulement la surface de l'eau. Pour aller chercher sa nourriture au fond de la rivière, il peut rester jusqu'à 5 minutes en apnée, mais généralement ses plongées durent plus généralement une minute.


Une vie sociale mal connue
Plutôt solitaire, l'ornithorynque ne semble pas faire preuve d'une vie sociale très intense. En réalité, l'animal est si discret qu'il n'est pas facile à observer. Cependant, la densité d'animaux peut être relativement élevée par endroits, et, si la rivière est calme, on peut alors distinguer plusieurs ornithorynques en train de pêcher : les uns nageant sous l'eau, d'autres en plongée et d'autres encore, revenus en surface, pattes écartées, provoquant des ronds dans l'eau par les mouvements de mastication de leurs mandibules.
S'il est effrayé, un ornithorynque peut plonger très rapidement pour se cacher. Son plongeon s'accompagne alors d'un « splash » sonore, qui sert peut-être à signifier à ses congénères la présence d'un danger potentiel.


Les combats et l'amour
D'août à octobre, les animaux font preuve de plus d'activité, car c'est la saison de reproduction. Les mâles deviennent plus agressifs. La taille de leurs testicules et de leurs glandes à venin augmente. Celles-ci sont reliées à un éperon, au niveau de leurs chevilles. Il semble bien qu'éperon et venin servent lors de combats entre mâles adultes, qui portent souvent, principalement sur la queue, des cicatrices, signes de ces affrontements. En captivité, certains vont jusqu'à s'entre-tuer. En nature, ce doit être plus rare, car le plus faible a toute possibilité de fuir.
Les observations faites en captivité ou en semi-captivité ont montré que, le plus souvent, c'est la femelle qui initie la parade (Les animaux nageant l'un près de l'autre, la femelle vient toucher le mâle ou passe sous lui. Puis ce dernier, placé derrière elle, lui saisit la queue avec son bec. Pour s'accoupler, le mâle semble s'enrouler derrière la femelle.) On suppose que les animaux agissent de même dans leur milieu naturel. Dans les populations sauvages, un ou quelques mâles dominants pourraient effectuer l'essentiel des accouplements, qui se pratiquent eux aussi dans l'eau.
Les accouplements ont lieu dès le mois d'août dans le Queensland, en septembre en Nouvelle-Galles du Sud et en octobre ou en novembre dans l'État de Victoria et en Tasmanie.


1.3. Un terrier spécial pour couver et allaiter les petits
L'ornithorynque creuse son terrier d'habitation (long de 5 à 10 m) juste au bord de l'eau, dans un terrain à la fois meuble et stable, souvent autour de racines d'arbre. Pour ce faire, il se sert de ses pattes antérieures, palmes repliées. Le diamètre des galeries qui mènent à la chambre correspond juste à la largeur de son corps, ce qui a pour effet d'essorer son pelage quand il rentre.
Pour la mise-bas et l'élevage des petits, la femelle utilise un autre terrier, nettement plus grand, qu'elle aménage dans les deux semaines qui suivent l'accouplement. Les galeries peuvent atteindre 18 m de long et s'élever de 1 à 7 m par rapport à l'entrée. Dans la chambre où elle fait son nid, la femelle dispose des feuilles qu'elle rapporte sous sa queue repliée. Cette litière assure l'isolation thermique et l'humidité voulues pour l'incubation. Une fois installée, elle ferme le tunnel de l'intérieur et ne sort plus que rarement pour se nourrir.
Vous ne disposez pas des permissions nécessaires pour répondre à un sujet de la catégorie Animaux.

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 168 autres membres