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Suricate,chapitre,2

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Historique de la description et du nom

Illustration de l'explorateur, militaire, naturaliste et linguiste hollandais d'origine écossaise Robert Jacob Gordon. « Ces animaux sont abondants à l'intérieur et vivent dans des trous dans le sol. Ils n'ont que quatre griffes devant et derrière, celles de devant sont très longues et aptes à creuser. Ils vivent en groupes et sont facilement apprivoisés, et ils ne puent pas. Cet animal se rapproche d'un «viverra». Ils se nourrissent de plantes et aussi d'oiseaux, de souris, etc. Dans la langue Hottentot on les nomme « Garáa », et nos agriculteurs les appellent «Graatje» . » (trad.)
Le Suricata suricatta se nomme en anglais suricate ou meerkat, du néerlandais « chat de lac ». On l'a aussi appelé en français zénick, et son orthographe surikate s'est transformée en suricate.
Buffon publie une description du premier spécimen du suricate connu en Europe. Il y eut cependant confusion sur son origine et son nom: il a cru à tort qu'il provenait du Suriname(5.) En 1765, Buffon commence ainsi son chapitre sur le « surikate »:
« LE SURIKATE. Cet animal (pl. viii) a été acheté en Hollande sous le nom de Surikate; il se trouve à Surinam et dans les autres provinces de l'Amérique méridionale ... »


 Georges Louis Leclerc, Histoire naturelle générale et particulière: avec la description du Cabinet du Roy, vol. 13, 1765 (présentation en ligne [archive]), « Le Surikate », p. 72.
Il corrige en 1777:
« M. Vosmaër, dans une note , [...] fait une remarque qui m'a paru juste, et dont je dois témoigner ici ma reconnaissance. « M. de Buffon (dit M. Vosmaër) a vraisemblablement été trompé sur le nom de surikate & sur le lieu de l'origine de cet animal , qui a été envoyé l'été dernier par M. Tulbagh(6 )à S. A. S. Monseigneur le Prince d'Orange. Il n'appartient point à l'Amérique, mais bien à l'Afrique. » [...]
Ce témoignage de M.Tulbagh est positif, et ce que dit auparavant M. Vosmaër est juste; j'y souscris avec plaisir, car, quoique j'aie eu cet animal vivant pendant longtemps, et que je l'aie décrit et fait représenter, je n'étais assuré ni de son nom , ni de son climat originaire que par le rapport d'un marchand d'animaux , qui me dit l'avoir acheté en Hollande sous le nom de Surikate , et qu'il venait de Surinam. Ainsi, nous dirons maintenant qu'il ne se trouve point à Surinam , ni dans les autres provinces de l'Amérique méridionale , mais en Afrique dans les terres montagneuses, au-dessus du cap de Bonne-Espérance. Et à l'égard du nom, il ne fait rien à la chose , et nous changerons volontiers celui de surikate lorsque nous serons mieux informés »
— Georges Louis Leclerc, Œuvres complètes de M. le Comte de Buffon, vol. 8, 1777 (lire en ligne [archive]), « Supplément à l'histoire des animaux quadrupèdes (Le Surikate) », p. 283.


Alimentation

Suricate en Namibie mangeant une grenouille
Le suricate est avant tout un insectivore mais il ne dédaigne pas les lézards, de petits serpents, des scorpions, des œufs, des mille-pattes et toutes sortes de petits mammifères ou, plus rarement, des oiseaux. Depuis le venin des morsures de serpents à celui des piqûres de scorpions — y compris des scorpions particulièrement venimeux du désert du Kalahari — les suricates sont naturellement immunisés contre une grande variété de poisons(7.) Les morsures ou piqûres de ces animaux venimeux n’en sont pas moins douloureuses, pouvant causer la mort de l'individu touché. Les oiseaux de proie sont leurs principaux prédateurs.
Leur peu de réserves en tissu adipeux contraint les suricates à une alimentation journalière (ils passent 8 heures par jour à chasser(3.) Cependant, en cas de disette, ils sont capables d'abaisser leur métabolisme au point qu'un insecte peut leur suffire pour la journée. Les proies leur fournissent une quantité d'eau suffisante mais les suricates vont parfois s'abreuver dans une flaque si les conditions climatiques les y contraignent(3.)
Leur ouïe extrêmement fine et leur odorat développé permettent aux suricates de repérer une proie sous le sable, qu'ils creusent parfois assez profondément pour chercher leur nourriture. Ils ont donc la tête enfouie dans le sable et pendant ce temps ne peuvent repérer un prédateur qui pense en faire son repas. Les « sentinelles » ont pour rôle de prévenir les autres membres du groupe de la présence de tels prédateurs par des cris spécifiques(8.) On a recensé 30 cris différents selon le type de danger (terrestre ou aérien) et son éloignement. Un cri continu indique que tout va bien(3.) Des recherches récentes(9) ont montré que les guetteurs étaient des individus du groupe qui n'avaient plus faim. Chaque surveillance dure environ une heure, pendant laquelle la sentinelle émet des cris continus à intervalles réguliers, lorsque tout va bien. En cas de danger, elle aboie ou siffle très fort. Le groupe se précipite alors chacun dans son terrier. Les jeunes ne fouillent pas le sol avant l'âge d'un mois et suivent alors un suricate plus âgé, qui joue le rôle d'éducateur(10.)
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