www.handi-zen.com

handi-zen

Rhinocéros de Sumatra,chapitre,7

764 appréciations
Hors-ligne

Spécimen empaillé du dernier Rhinocéros de Sumatra en captivité en 1972, une femelle nommée « Subur », au musée zoologique de Copenhague (en).
Sept de ces rhinocéros en captivité sont envoyés aux États-Unis (l'autre a été maintenu en Asie du Sud-Est), mais en 1997, on n'en compte plus que trois : une femelle dans le zoo de Los Angeles, un mâle au zoo de Cincinnati, et une femelle dans le zoo du Bronx. Les trois rhinocéros sont réunis à Cincinnati. Après des années de tentatives infructueuses, la femelle de Los Angeles, « Emi », tombe enceinte pour la sixième fois, avec « Ipuh » le mâle du zoo. Ses cinq gestations précédentes s'étaient soldées par des échecs. Les chercheurs du zoo ont toutefois appris des échecs précédents, et avec l'aide de traitements hormonaux spéciaux, « Emi » donne naissance à un veau mâle en bonne santé nommé « Andalas » (un mot indonésien signifiant « Sumatra ») en septembre 2001(49). La naissance d'« Andalas » est la première naissance en captivité réussi d'un Rhinocéros de Sumatra depuis 112 ans. Un veau femelle, nommée « Suci » (mot indonésien signifiant « pur »), suit le 30 juillet 2004(50.) Le 29 avril 2007, « Emi » donne naissance pour la troisième fois, à son deuxième veau mâle, nommé « Harapan » (mot indonésien signifiant « espoir ») ou « Harry »(17)(,51). En 2007, « Andalas », qui était conservé au zoo de Los Angeles, est renvoyé à Sumatra pour participer à des programmes d'élevage avec des femelles en bonne santé(15)(,52,) ce qui conduit à la naissance le 23 juin 2012 d'un veau mâle, « Andatu », le quatrième veau né en captivité depuis 2000(53.) « Andalas » est accouplé avec « Ratu », une femelle née dans la nature dans le sanctuaire de rhinocéros du parc national de Way Kambas(54.)


Malgré les récents succès à Cincinnati, le programme d'élevage en captivité demeure controversé. Ses partisans soutiennent que les zoos ont participé à l'effort de conservation en étudiant les mœurs de reproduction, et par la sensibilisation et l'éducation du public aux problèmes rencontrés par les rhinocéros, et en aidant à recueillir des ressources financières pour soutenir la sauvegarde de l'espèce à Sumatra. Les opposants au programme d'élevage en captivité trouvent que les pertes sont trop importantes, que le programme est trop cher, et que retirer les rhinocéros de leur habitat, même temporairement, modifie leur rôle écologique et que les populations captives ne peuvent égaler la réaugmentation des effectifs que l'on observe dans les habitats indigènes bien protégés(15).


Le Rhinocéros de Sumatra dans la culture

Illustration de « Begum » en 1872.
En dehors de ces quelques individus détenus dans les zoos et illustrés dans les livres, le Rhinocéros de Sumatra est resté peu connu, éclipsé par d'autres espèces plus communes comme le Rhinocéros indien, le Rhinocéros noir et le Rhinocéros blanc. Récemment cependant, des séquences vidéo présentant le Rhinocéros de Sumatra dans son habitat naturel et dans les centres d'élevage ont été montrées dans plusieurs documentaires animaliers. Une longue séquence à ce sujet est apparu dans le documentaire The Littlest Rhino d'Asia Geographic. Natural History New Zealand a diffusé des images d'un Rhinocéros de Sumatra filmé par le cameraman Alain Compost dans un documentaire de 2001 : The Forgotten Rhino, qui porte sur le Rhinocéros de Sumatra et le Rhinocéros indien(55)(,56.)
Bien que sa présence soit souvent révélée par ses bouses et ses pistes, les premières photographies d'un mâle rhinocéros à Bornéo réalisées en avril 2006 par un piège photographique dans la jungle de Sabah en Malaisie orientale prouvent formellement la persistance de l'espèce sur cette île(57.) Le 24 avril 2007, on réalise la première vidéo d'un rhinocéros à Bornéo. La séquence nocturne montre le rhinocéros mangeant, regardant à travers le feuillage de la jungle, et reniflant l'équipement vidéo. Le World Wildlife Fund, qui a réalisé la vidéo, l'a utilisée dans ses efforts pour convaincre les gouvernements locaux de transformer la région en une zone de sauvegarde du rhinocéros(58,)(59.) La surveillance s'est poursuivie et 50 nouvelles caméras ont été mises en place. En février 2010 une séquence montre une femelle qui parait gestante(60,) et d'autres animaux sont filmés durant l'été 2013(61.)
Un certain nombre de contes sur le Rhinocéros de Sumatra ont été recueillis par les naturalistes et les chasseurs coloniaux à partir du milieu du XIXe siècle et du début du XXe siècle. En Birmanie, il existe une croyance qui était autrefois très répandue selon laquelle le Rhinocéros de Sumatra mangeait le feu. Les contes décrivent le rhinocéros affamé de feu suivant la fumée jusqu'à sa source, souvent des feux de camp, et attaquant le camp. Une autre croyance birmane raconte que le meilleur moment pour le chasser était le mois de juillet, quand les Rhinocéros de Sumatra se rassemblaient sous la pleine lune. En Malaisie, on racontait que la corne de rhinocéros était creuse et pouvait être utilisée comme une sorte de tuyau pour respirer de l'air. En Malaisie et à Sumatra, une légende raconte que le rhinocéros mettait sa corne à l'abri une fois dans l'année, en l'enterrant sous le sol. À Bornéo, le rhinocéros serait adepte d'une étrange pratique : après avoir déféqué dans un ruisseau, il mangerait les poissons étourdis par ses excréments(1. )
Vous ne disposez pas des permissions nécessaires pour répondre à un sujet de la catégorie Animaux.

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 172 autres membres