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Grand requin blanc,chapitre,5

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Grand requin blanc de Méditerranée
Observé et connu en Méditerranée depuis l'Antiquité (surtout en Italie, Sicile, Sardaigne, Corse(17,) Tunisie, mer Adriatique, îles Baléares, Grèce, côtes françaises)(18...), il y est toujours présent aujourd'hui mais beaucoup plus rare, la population serait d’environ 350 individus d'après une source, de 2003(19.)
Les grands requins blancs de Méditerranée se distinguent des spécimens australiens, sud-africains ou américains par la couleur de leur dos ; celle-ci tend vers le marron clair(20.) Il est parfois confondu par les plaisanciers avec le requin pèlerin (inoffensif pour l'homme), qui lui aussi est de couleur marron sur le dos, et de taille imposante. Cependant, il est bien différent, rien qu'au niveau de sa mâchoire, son aileron, ses nageoires pectorales, son corps de forme fusiforme, son régime alimentaire et son comportement.
Des études génétiques récentes faites par des chercheurs de la Royal Society B suggèrent, que cette population serait très différente de la population américaine, mais plus proche de celle d'Australie et de Nouvelle-Zélande. En conséquence, les quelques différences entre les requins australiens et de la Méditerranée suggèrent qu'ils se séparèrent il y a 450 000 ans. Durant l'âge de glace et à cause des nombreux effets du changement climatique, quelques individus d'Australie migrèrent vers l'Afrique du Sud, et, portés par les courants chauds, se déplacèrent plus au nord. Certains se seraient trompés de voie migratoire, et seraient passés par le détroit de Gibraltar(21) qui était beaucoup plus large à cette époque, qu'il l'est aujourd'hui.
De 1876 à 2010, soit en plus d'un siècle, sont recensées 31 attaques de grands requins blancs en Méditerranée. Le plus souvent, selon les spécialistes, ce prédateur mord « pour goûter », mais ne mange pas l'homme. Ce comportement est indifférent, du point de vue des blessures infligées. Ainsi, une quinzaine de personnes attaquées sont décédées à la suite de blessures graves, essentiellement en Italie, en Tunisie, en Croatie ainsi qu'en Grèce, là où ces requins sont les plus abondants. Le long des côtes françaises de Méditerranée, une ou deux attaques officielles non mortelles recensées (1876-1999)(22,) l'une d'entre elles date de 1998, touchant les bouteilles d'un plongeur(23) au large du Cap d'Antibes.
D'après le biologiste Nicolas Ziani, les abords des côtes françaises servent de nurserie à certains squales comme le requin gris, le requin bleu ou les grands requins blancs qui viennent accoucher en eaux profondes[réf. nécessaire]. Afin de suivre en temps réel leurs déplacements, savoir quand ils arrivent et quand ils repartent, l’association Ailerons a coordonné au mois d’août 2011 deux campagnes de marquage de squales au large de l’Hérault et des Pyrénées-Orientales. Une fois les requins capturés, des balises satellites seront installées sur leur peau pour déterminer leur zone de migration.
En Méditerranée, la proportion infime de requins dangereux en fait une menace très faible. Le grand requin blanc, victime de sa mauvaise réputation, est répertorié comme une espèce en voie de disparition. À tel point que certains experts cherchent une manière de le réintroduire dans la nature, grâce peut-être à la création de zones spéciales(24. )


Captivité

Un grand requin blanc, à l'Aquarium de la baie de Monterey, 2006.
Il est extrêmement difficile de conserver cet animal en aquarium ; les individus meurent généralement au bout de quelques mois s'ils ne sont pas relâchés. Le record de 198 jours de captivité est détenu par l'Aquarium de la baie de Monterey en Californie, qui avait accueilli une jeune femelle de 1,50 m de long entre septembre 2004 et avril 2005 dans un bassin de 16 000 mètres cubes. Après six mois de captivité, elle avait dû être relâchée devant une agressivité de plus en plus importante et des blessures sur le museau(25.) En 2015 encore, l'aquarium de Churaumi au Japon a expose un requin blanc mâle de 3,5 mètres après une capture accidentelle, mais l'animal a survécu pendant 3 jours(26. )


Croyance

Le grand requin blanc est souvent considéré à tort comme un « mangeur d'hommes ».
Il a été popularisé au cinéma par la tétralogie Les Dents de la mer (titre original : Jaws), dont le premier volet est sorti en salles en 1975. Cette tétralogie a largement contribué à la terreur qu'il inspire dans l'imaginaire collectif, sentiment moyennement justifié au regard des statistiques. Cet imaginaire collectif s'inspire des recherches scientifiques, bien antérieures au cycle, qui ont considéré le grand requin blanc comme une des rares espèces de squales, dangereuses pour l'être humain (cinq ou six sur plusieurs centaines) ; si minoritaires soient ces espèces au sein de la famille des squales elles existent. Dans une approche plus écologique, sa dangerosité pour l'humain est combattue dans Orca, film tourné en 1977 non par la chasse humaine mais par l'intervention d'une orque qui sauve un plongeur imprudent.
De nombreuses personnes croient encore qu'il n'est qu'une machine sanguinaire et lui attribuent beaucoup plus d'intelligence qu'il n'en possède(27.) Sa taille maximale est souvent surévaluée. Mais depuis des années, des scientifiques réhabilitent ce requin, le démystifient. Plusieurs de leurs émissions ont fait le tour du monde, montrant ce qu'est vraiment le grand requin blanc dans la réalité. Peter Benchley, l'auteur du best-seller Les Dents de la mer adapté pour le célèbre film de Steven Spielberg, a aussi défendu la cause du grand requin blanc.
Il aura fallu des décennies avant que l'être humain commence à véritablement comprendre le grand requin blanc. André Hartman, un plongeur professionnel sud-africain mondialement connu, est le premier à être sorti de la cage pour nager en sa compagnie. D'autres l'ont imité, dont Jean-Michel Cousteau et François Sarano (sur le tournage du films Océans [Perrin/Cluzaud], séquence réalisée à Guadalupe, île de la côte Pacifique mexicaine, avec une femelle).


Populations et conservation
Le grand requin blanc est aujourd'hui une espèce menacée, ajouté à l'annexe II de la CITES sur une proposition de Madagascar et de l'Australie à la CoP13(28.) La proposition se base sur la constatation d'une forte diminution des prises depuis les années 1970 (diminution>70%) et un faible renouvellement de la population(12). Si le suivi de la population réelle est très difficile à évaluer, les scientifiques s'accordent pour considérer que leur nombre est en chute rapide(29.) Sa pêche est désormais interdite dans de nombreux pays comme l'Australie, l'Afrique du Sud(29), Nouvelle Zélande(30.) Mais cette interdiction est régulièrement violée car les gens ont toujours peur du Carcharodon carcharias. Les pêcheurs le pêchent pour sa viande, ses dents (vendues comme souvenirs aux touristes) mais le plus souvent pour ses ailerons. La pollution de la mer et la raréfaction de ses proies favorites ont aussi un impact très négatif. Bien que la situation du grand requin blanc soit préoccupante, il ne faut surtout pas oublier que la majorité des espèces de squales sont menacées par l'homme.


Articles connexes
Attaque de requin
Lamnidae
Requin
Bibliographie
Philippe Ecalard, Le grand requin blanc, éditions Artemis, 2006, 62 p. (lire en ligne [archive])
(en) J. L. Bannister, Great Whales, Csiro Publishing, 2008, 142 p. (lire en ligne [archive])
Références taxinomiques
(fr) Référence INPN : Carcharodon carcharias (Linnaeus, 1758) [archive]
(fr+en) Référence FishBase : espèce Carcharodon carcharias (Linnaeus, 1758) [archive] (+ traduction [archive]) (+ noms vernaculaires 1 [archive] & 2 [archive])
(fr+en) Référence ITIS : Carcharodon carcharias (Linnaeus, 1758) [archive] (+ version anglaise [archive] )
(en) Référence Catalogue of Life : Carcharodon carcharias (Linnaeus, 1758) [archive]
(en) Référence Animal Diversity Web : Carcharodon carcharias (Linnaeus, 1758) [archive]
(en) Référence Fonds documentaire ARKive [archive] : Carcharodon carcharias  [archive]
Liens externes
(en) Référence CITES : espèce Carcharodon carcharias (Linnaeus, 1758) [archive] (+ répartition [archive]) (sur le site de Species+ [archive]) (consulté le 21 mai 2015)
(en) Référence UICN : espèce Carcharodon carcharias (Linnaeus, 1758) [archive] (consulté le 21 mai 2015)
(fr) Référence CITES : taxon Carcharodon carcharias [archive] (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le 21 mai 2015)
(fr) Référence DORIS : espèce Carcharodon carcharias (Linnaeus, 1758) [archive]
Notices d'autorité : Bibliothèque nationale de France (données) • Gemeinsame Normdatei
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