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Les années folles,1919-1939,chapitre 2

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Le rôle joué par les États-Unis
L'influence américaine sur Paris des Années folles est considérable : le charleston, le shimmy, le jazz, remplissent les cabarets et dancings peuplés au lendemain de la guerre par des soldats américains et anglais mais aussi par un public mondain à la recherche de toutes les nouveautés possibles. Il y a donc le Bœuf sur le toit, mais aussi Le Bricktop's dans lequel on innove en servant le whisky en salle, nouveauté pour l'époque. Ces cabarets s'ouvrent aux rythmes américains des « Roaring Twenties », l'équivalent anglophone du terme « années folles ». Quant aux phonographes, ils diffusent surtout du jazz joué par des Américains blancs, les musiciens noirs s'étant davantage fait connaître dans des cercles plus restreints durant le conflit.
Une soudaine passion et un goût certain pour les États-Unis, ses valeurs, sa culture, caractérise alors le Paris des années 1920, revues et vedettes de Broadway sont achetées au prix fort et imitées par la suite. Mais la France ne se contente pas de récupérer les spectacles d'outre-Atlantique car elle les adapte et parvient même à créer ses propres prestations et représentations. C'est ainsi le cas pour la fameuse Revue Nègre évoquée précédemment qui présente pour la première fois à Paris en 1925 au théâtre des Champs-Élysées, Joséphine Baker, une danseuse se présentant dénudée et plumée, dansant le charleston et multipliant les gestes provocants, sur une musique de Sidney Bechet. Inspirée et influencée par l'Empire colonial français, Joséphine Baker monte La Folie du jour en 1926. Elle reprend aussi des chansons à succès de cafés-concerts telles que La Petite Tonkinoise de Vincent Scotto. La chanson J'ai deux amours en 1930 la consacre comme une star de la vie parisienne, vedette complète qui, à l'instar des chansonniers, ne se contente pas de danser mais commente les airs de musique et donne dans le comique.


Les nouvelles danses

De nouveaux rythmes font leur apparition: la valse et la mazurka ont laissé la place au tango. Le smoking et le goût pour la « musique nègre », comme on l'appelle à l'époque, repoussent les opinions divergentes. Paul Guillaume organise au théâtre des Champs-Élysées en 1919 la Fête nègre. Six ans plus tard, ce même théâtre propose aux parisiens la Revue nègre. Rue Blomet, le bal nègre attire les esthètes et les curieux. Paris est ainsi devenu au cours des années 1920 un pôle privilégié de toutes les rencontres.
Les ballets suédois
Les Années folles sont également marquées par un renouveau des ballets. Ainsi, c'est en 1921 que les Ballets suédois proposent L'Homme et son désir de Paul Claudel avec une musique de Darius Milhaud. Ils présentent ensuite Les Mariés de la tour Eiffel dont Jean Cocteau a écrit le scénario. Hélas, il ne convainc pas le public. En 1923, c'est un autre ballet qui voit le jour, à savoir La Création du monde dont Darius Milhaud écrit la musique et Blaise Cendrars le scénario. Fernand Léger, qui a réalisé les costumes, fait surgir sur scène de gigantesques animaux, des oiseaux, des insectes ou encore des dieux totémiques. L'aventure des Ballets suédois se termine dès 1924 avec un ballet nommé Relâche qui a associé Erik Satie et Francis Picabia. À la fin des années 1920, c'est toute une époque qui s'achève, pendant laquelle les ballets ont été l'occasion de spectacles grandioses. Il ne faut pas omettre non plus l'importance des salons, ceux de la princesse de Polignac, de Madame de Noailles, du comte de Beaumont, qui ont été autant de lieux de rencontre et d'inspiration.


Le music-hall

Le photographe des artistes du spectacle et de la danse, Charles Auguste Varsavaux dit Lucien Waléry (1866-1935), réalise aussi des photographies d'art.
C'est aussi la période où le music-hall remplace définitivement le café-concert. On va au casino de Paris, au concert parisien et au concert Mayol comme on va au théâtre : les spectateurs, les attractions et les chansons se succèdent à un rythme rapide. Les décors et les costumes fantaisistes des girls sont dessinés par des peintres en vogue comme Zinoview autant que par des costumiers qui deviennent des célébrités comme Erté ou Charles Gesmar. Les productions artistiques connaissent une ascension fulgurante. On peut donner comme exemples les plus connus Paris qui danse, Cach' ton piano, Paris qui jazz, Mon homme et Dans un fauteuil qui donnent à Maurice Chevalier et à Mistinguett une célébrité internationale. Les Petits petons de Valentine font le tour du monde. L'influence américaine, le grand spectacle, les comédies musicales font le succès des Folies Bergère, les fameuses « Fol Berge ». Elles inaugurent en effet leur cycle avec Les Folies en furie en 1922.

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