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Henri IV,chapitre,10

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Hors-ligne

Descendants illégitimes
Henri IV eut également au moins 12 enfants illégitimes :
un seul avec Louise Borré(58 :)
Hervé Borré (1576-1643) ;
un seul avec Françoise de Montmorency-Fosseux :
une fille mort-née en 1581 ;
un seul avec Esther Imber (ou Ysambert), Rochelaise :
Gédéon, dit Gédéon Monsieur, né à la fin de 1587 ou au début de 1588 et mort le 30 novembre 1588 ;
trois avec sa maîtresse Gabrielle d'Estrées, ces trois enfants furent légitimés :
César de Bourbon, (1594-1665), duc de Vendôme,
Catherine Henriette de Bourbon (1596-1663), dite Mademoiselle de Vendôme, mariée à Charles II de Lorraine, duc d'Elbeuf,
Alexandre de Vendôme (1598-1629), dit le Chevalier de Vendôme ;
trois également avec Catherine Henriette de Balzac d'Entragues, marquise de Verneuil :
Henri de Verneuil, né en 1600, mort peu après,
Henri de Bourbon, duc de Verneuil (1601-1682), évêque de Metz,
Gabrielle-Angélique de Verneuil (21 janvier 1603-1627), Mademoiselle de Verneuil, qui épouse Bernard de Nogaret de La Valette d'Epernon ;
un seul avec Jacqueline de Bueil :
Antoine de Bourbon-Bueil (1607-1632), comte de Moret ;
deux avec Charlotte des Essarts :
Jeanne-Baptiste de Bourbon (11 janvier 1608-1670), abbesse de Fontevrault,
Marie Henriette de Bourbon (1609-1629), abbesse de l'abbaye de Chelles.


ostérité

Statue équestre d'Henri IV, au pont Neuf (fondue en 1818).
La légende du bon roi Henri : un culte tardif

Henri IV en Hercule gaulois.
Dès son règne, à la demande de ses conseillers tel Philippe Duplessis-Mornay, Henri IV utilise des imprimeries itinérantes pour diffuser portraits et tracts tentant de le faire passer pour un « prince idéal ». Néanmoins les catholiques le considèrent comme un usurpateur, certains protestants l'accusent de trahison puisqu'il a changé six fois de religion et le peuple voit en lui un tyran prélevant de nombreux impôts. Son assassinat par François Ravaillac le transforme en martyr(59.)
C'est au XVIIIe siècle que s'est formée et développée la légende du bon roi Henri. Icône devenue si populaire qu'elle en est restée une image d'Épinal. En l'honneur d'Henri IV, Voltaire écrit en 1728 un poème intitulé La Henriade.
Malgré cette image positive, son tombeau de Saint-Denis n'échappe pas à la profanation en 1793, due à la haine des symboles monarchiques sous la Révolution française. La Convention avait ordonné l'ouverture de toutes les tombes royales pour en extraire les métaux. Le corps d'Henri IV est le seul de tous les rois à être trouvé dans un excellent état de conservation en raison de son exsanguination. Il est exposé aux passants, debout, durant quelques jours. Les dépouilles royales sont ensuite jetées, pêle-mêle, dans une fosse commune au nord de la basilique, excepté quelques morceaux de dépouilles qui sont conservés chez des particuliers. Louis XVIII ordonnera leur exhumation et leur retour dans la crypte, où elles se trouvent encore aujourd'hui.


Dès 1814, on pense à rétablir la statue équestre du roi détruite sous la Révolution. Fondue en 1818, la nouvelle statue équestre a été réalisée à partir du bronze de la statue de Napoléon de la colonne Vendôme. Le siècle romantique pérennisera la légende du Bon Roy Henry, roi galant, brave et bonhomme, jouant à quatre pattes avec ses enfants et grand chantre de la fameuse Poule-au-pot.
En fait, l'État avait, après les troubles récents, grand besoin de restaurer, une image positive de la monarchie ; Chilpéric et Charlemagne semblaient trop lointains ; les Louis : … VII, VIII, X, XII étaient trop obscurs (ou mieux trop pâles) ; Louis IX jugé, sans doute, trop religieux. Les autres Louis : XI, XIII, XIV, etc. éveillaient de bien mauvais souvenirs… Il fallait donc dans une véritable opération « publicitaire » trouver un monarque qui recueillît le maximum de suffrages : « le bon Roy » tint ce rôle pour la postérité. Alexandre Dumas en fait ainsi un héros épique dans son œuvre Les Grands Hommes en robe de chambre : César, Henri IV, Richelieu en 1856(59.)
Le château de Pau continue de cultiver la légende du bon roi Henri. On peut encore y voir son berceau fait d'une carapace de tortue de mer. C'est dans la tradition béarnaise que son premier baptême se fit : ses lèvres furent humectées de vin de Jurançon et frottées d'ail, ceci pour lui donner force et vigueur. Il doit son surnom de « Vert-galant » à son ardeur envers ses 73 maîtresses officielles recensées, lui donnant 22 enfants légitimes ou non reconnus qui vivent à la Cour[réf. insuffisante](60,)(61.)
Dans le premier chapitre de L’Homme aux quarante écus, Voltaire mentionne pour le peuple un âge d'or sous Henri IV et Louis XIII en raison de la modicité relative de l'impôt.
Plus récemment, l'historiographie contemporaine a rétabli l'image d'un roi qui fut peu apprécié par ses sujets et qui eut beaucoup de mal à faire accepter sa politique. De plus, ses allées et venues d'une confession à l'autre, l'abjuration d'août 1572 et celle solennelle du 25 juillet 1593, lui valurent l'inimitié des deux camps. Ce roi en avait bien conscience et on lui prête vers la fin de sa vie les paroles suivantes : « Vous ne me connaissez pas maintenant, vous autres, mais je mourrai un de ces jours, et quand vous m'aurez perdu, vous connaîtrez lors ce que je valais »(62.)
Chaque année depuis 1604, une messe pour la prospérité de la France est célébrée en la basilique Saint-Jean-de-Latran par le vicaire pontifical, à l'occasion du jour anniversaire de sa naissance(6)


Un objet de haine
Avant d'être aimé du peuple, Henri IV fut donc l'un des rois les plus détestés, surtout par le parti catholique, son effigie brûlée et son nom associé au diable ou à l'Antéchrist comme dans les sermons fanatiques du ligueur Jean Boucher(64.) À cause du martèlement quotidien des prêtres ligueurs durant la dernière guerre de Religion, on dénombre pas moins d'une douzaine de tentatives d'assassinat(65)(,66) contre lui, dont le batelier orléanais Pierre Barrière arrêté à Melun (armé avec intention déclarée) le 27 août 1593 et qui fut roué et brûlé sur la place du Martroy à Melun(67) et Jean Châtel qui, lui, blessa le roi au visage le 27 décembre 1594(68 )rue saint-Honoré, chez sa maîtresse. Son assassinat par Ravaillac est même vécu par certains comme une délivrance, au point qu'une rumeur d'une nouvelle Saint-Barthélemy se répand durant l'été 1610(69.)
Attaques incessantes : physiques ou morales ou religieuses… sans même parler de l'affaire Marthe Brossier grossièrement montée par la Ligue (voir la : « Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France », de Joseph Fr. Michaud, Jean Joseph François Poujoulat - 1838 - France).

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