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Guerre 14-18,chapitre 26

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Hors-ligne

Creuset de population
De nombreuses populations combattirent côte à côte durant la guerre :
1,3 million d'Indiens (à cette époque, l'Inde englobait le Pakistan, le Sri Lanka et le Bangladesh) ;
140 000 Chinois(177,) qui, recrutés par les gouvernements français et britannique pour pallier le manque de main-d'œuvre résultant de la mobilisation générale, ne devaient pas, aux termes de leurs contrats, être affectés au front. Ils travaillèrent dans les usines d'armement, comme dockers pour charger et décharger le matériel de guerre, pour la réfection des routes, mais aussi pour creuser les tranchées ou exhumer et ensevelir les soldats tués pendant les combats, et, au lendemain de la guerre, pour déminer les champs de bataille ;
20 500 Amérindiens, 3 500 provenant du Canada et 17 000 (seuls 14 000 auraient combattu en Europe) venant des États-Unis. La Première Guerre mondiale verra aussi la première utilisation de Code talker(178.)


Conséquences économiques, politiques, sociales et culturelles
Article détaillé : Conséquences de la Première Guerre mondiale.
Les premières tentatives pour comprendre la signification et les conséquences de cette guerre moderne ont commencé dès les phases initiales du conflit et ce processus s'est poursuivi pendant et après la fin des hostilités. La postérité de la Première Guerre mondiale en littérature a ainsi inspiré un nombre considérable de romans, de bandes dessinées, de pièces de théâtre et d'œuvres poétiques.
Première guerre médiatique par l'ampleur de ses archives photographiques et filmées et l'évolution des communications (bélinographe, télégraphe sans fil), la Grande Guerre voit le développement du reportage et des comptes rendus de guerre effectués par des attachés militaires et correspondants de guerre (en). Les morts des militaires y sont livrées à la médiatisation(179.) Autres éléments participant à l'héroïsation de ces soldats morts au combat, les cimetières militaires et les monuments aux morts de la Première Guerre mondiale qui sont érigés dans des milliers de villages et de villes.
La Dolchstoßlegende (« la légende du coup de poignard [dans le dos] ») est une tentative de disculper l'armée allemande de la défaite de 1918, en en attribuant la responsabilité, à la population civile à l'arrière du front, aux milieux de gauche et aux révolutionnaires de novembre 1918. Ce mythe a gangréné la république de Weimar et a contribué à l'essor du parti nazi.
La Première Guerre mondiale joue un rôle important dans l'histoire du sport en France. Étant essentiellement une guerre de positions qui entraîne de nombreuses rotations chez les soldats depuis le front vers l’arrière, certains de ces soldats, d'origine principalement urbaine, décident pour s'occuper d'initier leurs frères d'armes d'origine rurale à leur pratique sportive. De jeunes officiers pédagogues relaient cette initiative qui se démocratise progressivement, si bien qu'à la fin du conflit, les soldats constituent un immense vivier de pratiquants qui s'investissent notamment dans le football, le rugby, la boxe ou la natation. Cette guerre qui fait de nombreux blessés (invalide de guerre, aveugle, gazé, amputé) et signe un début d'émancipation des femmes favorise également l'éclosion du sport féminin et du handisport(180.)


Lourd bilan humain et démographique
Nations ravagées
Articles détaillés : Pertes humaines de la Première Guerre mondiale, Gueules cassées et Liste des derniers survivants la Première Guerre mondiale par pays.
Le bilan humain de la Première Guerre mondiale s'élève à environ dix millions de morts et environ huit millions d’invalides(181), soit environ 6 000 morts par jour(182.) Proportionnellement, en nombre de combattants tués, la France est le pays le plus touché avec 1,45 million de morts et de disparus(183,) et 1,9 million de blessés, la plupart lourds (obus, tympans, gaz toxiques), soit 30 % de la population active masculine (18-65 ans), la plupart des hommes jeunes de 17 à 45 ans, qui n'auront jamais d'enfants.
En comptant les pertes civiles, la Serbie et la Roumanie, qui ont subi des occupations militaires et des famines, ont été encore plus durement touchées, perdant 6 à 10 % de leur population totale(184.) Les pertes anglaises (colonies comprises) s'élèvent à 1,2 million de tués. Cette saignée s’accompagne d’un déficit des naissances considérable. Le déficit allemand s'élève à 5 436 000, le déficit français à 3 074 000, le déficit russe est le plus élevé et atteint 26 millions(185). Ainsi, de 25 % de la population mondiale en 1914, l'Europe tombe à 24 % en 1919-1920(186 )et surtout à environ 20 % en 1939.
La stagnation démographique française se prolonge, avec un vieillissement de la population qui ne cesse de croître qu’avec le recours à l’immigration, principalement d'origine italienne, polonaise et espagnole. Ces immigrants participent à la reconstruction d’un pays dont le Nord est en ruines. Apparaît également le phénomène nouveau des gueules cassées, nom donné aux mutilés de guerre qui survivent grâce aux progrès de la médecine tout en gardant des séquelles physiques graves(187.) L’intégration de ces victimes de guerre en nombre à la société doit alors se faire au moyen de nouvelles lois et d'organismes comme l'Union des blessés de la face. On compte alors en France de 10 000 à 15 000 grands blessés de la face(188.)
Au Royaume-Uni, des sculpteurs, comme Francis Derwent Wood, fabriquent des masques pour rendre un aspect humain aux soldats blessés(189.) Les sociétés d'après-guerre vont garder les marques vivantes de la guerre de nombreuses années encore.
Outre ce bilan humain, les 14 millions d'animaux de guerre mobilisés payent également un lourd tribut, notamment les huit millions de chevaux de la Première Guerre mondiale dont un million trouve la mort durant le conflit(190.)

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