www.handi-zen.com

handi-zen

Guerre 14-18,chapitre 24

838 appréciations
Hors-ligne

Bilan
Article détaillé : Pertes humaines de la Première Guerre mondiale.
Même si l’image de l’« indigène » laisse place à celle du soldat, globalement les préjugés demeurent. Par la suite, avant et après la décolonisation, la dette de sang contractée par la France au cours des deux guerres mondiales pèsera lourd dans les reproches d’ingratitude formulés à son égard, même si, contrairement à une légende tenace, le nombre d’ « indigènes » morts au combat ne fut pas proportionnellement plus élevé que celui des métropolitains.
La perte de prestige des Européens dans le monde et dans les colonies est importante : le retour en Afrique des anciens combattants sème le ferment des velléités d'autonomie ou d'indépendance des colonies, ainsi que l'exprimera le premier Congrès panafricain organisé à Paris en 1919 par l’Américain W. E. B. Du Bois(143). En Afrique, les Français, les Britanniques et les Belges se sont emparés des colonies allemandes, les Japonais font de même en Chine, capturant la colonie allemande de Tsingtao et dans le Pacifique où ils s'emparent de plusieurs archipels situés au nord de l'équateur qui formeront le mandat des îles du Pacifique. Les Australiens ont capturé la Nouvelle-Guinée allemande et les Néo-Zélandais les Samoa allemandes. À ce premier déclin de l’influence européenne dans les colonies s’ajoute l’expansion des États-Unis, les plus grands bénéficiaires de la guerre, et du Japon, dont les capitaux se placent désormais à Londres et à Paris[réf. nécessaire].


Autres aspects
Tentatives de paix
Article détaillé : Tentatives de paix pendant la Première Guerre mondiale.

Photographie du pape Benoît XV œuvra en vain pour la paix(1915).
De nombreuses tentatives de paix sont nées durant la Première Guerre mondiale et cela dès 1914, allant de l'exhortation au calme aux négociations secrètes en vue de signer une paix. Un des acteurs de ces tentatives de paix est le pape Benoît XV qui se prononce contre la guerre dès son élection le 3 septembre 1914 alors que le conflit fait rage(157.) En réaction aux socialistes soutenant la guerre, d'autres socialistes se réunissent à Zimmerwald en 1915 et se prononcent contre la guerre. Les premières tentatives de paix datent de 1916 avec la proposition de paix de l'Allemagne qui se révèle comme peu sérieuse(158) et la proposition du président américain Wilson. Des négociations ont également lieu entre l'Allemagne et le Japon afin d'obtenir une paix séparée, négociations qui échouent pour l'Allemagne.
C'est en 1917 que l'on rencontre le plus grand nombre de tentatives de paix, cette année marquant en quelque sorte l'apogée de la lassitude face à la guerre. La plus sérieuse des propositions de paix de 1917(159) est la négociation secrète du prince Sixte de Bourbon-Parme, officier dans l'armée belge qui est l'intermédiaire idéal puisque étant le beau-frère de l'empereur d'Autriche-Hongrie, Charles Ier. Sixte de Bourbon Parme reçoit une note de l'empereur dans laquelle celui-ci propose, en accord avec son ministre des Affaires étrangères, non seulement une paix séparée mais également la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France et la restauration de l'indépendance belge. Mais cette proposition autrichienne est lancée sans l'accord des dirigeants allemands, ce qui en rend l'application problématique(160.) Raymond Poincaré et Lloyd George se montrent cependant vivement intéressés, mais les Italiens, qui ne veulent pas entendre parler d'une paix blanche avec l'Autriche-Hongrie, font blocage. Ils souhaitent l'application intégrale du pacte de Londres. Les négociations sont alors interrompues.


ans que l'on puisse très exactement savoir s'il s'agit de l'expression de véritables convictions, ou d'une volonté de ne pas laisser le terrain du pacifisme aux socialistes(161), la seconde grande proposition de paix de l'année 1917 émane du pape Benoît XV. Dans sa proclamation du 1er août 1917, rendue publique le 16, le pape appelle les belligérants à la paix, en des termes très vagues, ne faisant aucune mention du cas de l'Alsace-Lorraine(161). Ces propositions sont vivement rejetées par l'opinion catholique française(162)(,s.) En Allemagne, le Reichstag tente d'influer sur le cours politique et proclame une résolution de paix le 17 juillet 1917, qui échoue elle aussi.
Des négociations secrètes reprennent en 1917 entre le premier ministre belge comte de Broqueville exilé en France avec son gouvernement et le baron Von Lancken, à la tête du gouvernement général de la Belgique sous autorité allemande. Cette tentative a l'appui du chancelier Theobald von Bethmann Hollweg(163.) Pour Lancken, la Belgique est l'intermédiaire tout indiqué en vue de négociations de paix et, en septembre 1917, il demande à rencontrer le premier ministre français, Aristide Briand. Cette tentative de paix est appuyée par le roi des Belges, mais l'affaire échoue à la suite d'un malentendu(163,) et Briand ne se rend pas au rendez-vous. Les négociations avortent avant même d'avoir pu s'amorcer.
D'autres négociations sont menées en 1918, comme celles du projet de paix séparée entre l'Autriche-Hongrie et les États-Unis(164), mais elles échouent. Il faut attendre le 11 novembre pour que l'armistice vienne mettre un terme à quatre années de guerre.

Répondre
Pseudo :
Adresse e-mail:


Se souvenir de mes infos ( pseudo et e-mail ) :
Cochez la case ci-contre :

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 183 autres membres