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commune de paris (1871),chapitre,12

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Prolongements des événements de la commune de 1871 en France

Plaque commémorative de la commune de Narbonne, mur de Notre-Dame de Lamourguier.
La première Commune est celle de Lyon, où la nouvelle République est proclamée en avance sur Paris, le 4 septembre au matin. Elle dure jusqu'en janvier de l'année suivante(L 1), avant de reprendre de mars à avril(L 2.) Elle est suivie par celle de Marseille, mise en place le 31 octobre 1870 et présidée par Adolphe Joseph Carcassonne(50,) avant que le pouvoir ne soit repris par le préfet Alphonse Gent(L 3.)
Après la proclamation de la Commune de Paris le 18 mars 1871, les Communes de provinces se développent plus rapidement, mais sont de courtes durées : à Marseille, une seconde a lieu du 23 mars au 4 avril sous le commandement de Gaston Crémieux(L 1,50), à Saint-Étienne, l'insurrection ne dure que quelques jours du 24 au 28 mars(L 1), à Narbonne(51 )du 24 au 31, proclamée par Émile Digeon, à Toulouse du 24 au 27, à Perpignan le 25, au Creusot le 26 par Jean-Baptiste Dumay(L 1,) puis à Grenoble le 16 avril, à Bordeaux les 16 et 17 et à Nîmes le 1852. D'autres soulèvements ont lieu à Limoges(53,) Périgueux, Cuers, Foix, Rouen ou au Havre(52.)
Ces mouvements furent précurseurs des idées révolutionnaires qui amenèrent le monde du travail à s'organiser pour défendre ses intérêts et à créer la CGT en 1895.[réf. souhaitée]


Construction de la basilique du Sacré-Cœur sur la colline de Montmartre
À l'emplacement du point de départ du soulèvement parisien, la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre est construite, en application d'une loi du 24 juillet 1873, pour « expier les crimes des fédérés »(54,)(55)(,56.) Sa construction débuta en 1875.
Le choix d'ériger la basilique sur la colline de Montmartre était hautement symbolique pour la droite victorieuse, c'est là que débuta l'insurrection le 18 mars lorsque les troupes d'Adolphe Thiers vinrent enlever à Paris les canons qui y étaient entreposés. Après la cérémonie de pose de la première pierre, Hubert Rohault de Fleury fit explicitement le lien : « Oui, c'est là où la Commune a commencé, là où ont été assassinés les généraux Clément Thomas et Lecomte, que s'élèvera l'église du Sacré-Cœur ! Malgré nous, cette pensée ne pouvait nous quitter pendant la cérémonie dont on vient de lire les détails. Nous nous rappelions cette butte garnie de canons, sillonnée par des énergumènes avinés, habitée par une population qui paraissait hostile à toute idée religieuse et que la haine de l'Église semblait surtout animer ».
On ne trouve pas de mention de cette motivation dans le texte de loi voté par l'Assemblée Nationale, mais déjà à l'époque elle était dénoncée par l'opposition de gauche.
Par ailleurs de nombreuses villes françaises ont donné le nom d'Adolphe Thiers à une voie publique, voyant en lui le fondateur de la Troisième République plutôt que le répresseur de la Commune.


Place dans l'histoire
La Commune a souvent depuis été revendiquée comme modèle — mais avec des points de vue différents — par la gauche marxiste, l'extrême gauche et les anarchistes ; elle a inspiré de nombreux mouvements, qui y ont cherché des leçons leur permettant d'entreprendre d'autres révolutions : la Révolution russe et les conseils (soviets), la Révolution espagnole et les collectivités, etc.
Karl Marx, critique sur la compétence des dirigeants de la commune(57), conclut cependant La Guerre civile en France par les mots : « Le Paris ouvrier, avec sa Commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d'une société nouvelle. Le souvenir de ses martyrs est conservé pieusement dans le grand cœur de la classe ouvrière ».
Pour l’historien François Furet, « Aucun événement de notre histoire moderne, et peut-être de notre histoire tout court, n’a été l’objet d’un pareil surinvestissement d’intérêt, par rapport à sa brièveté. Il dure quelques mois, de mars à mai 1871, et ne pèse pas lourd sur les événements qui vont suivre, puisqu’il se solde par la défaite et la répression. […] Le souvenir de la Commune a eu la chance de se trouver transfiguré par un grand événement postérieur : la Révolution russe de 1917 l’a intégré à sa généalogie, par l’intermédiaire du livre que Marx avait consacré à l’événement dès 1871. »(58)[…] Pourtant, la Commune doit beaucoup plus aux circonstances de l’hiver 1871 et au terreau politique français qu’au socialisme marxiste, auquel elle ne tient par rien(59.) Pour les historiens François Broche et Sylvain Pivot, « La Commune, dépourvue d'idées neuves, de valeurs fondatrices et de dirigeants d'envergure, ne fut jamais en mesure de précipiter l'enfantement d'un monde nouveau »(60.)

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