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Suricate,chapitre,4

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Lorsque les jeunes ont moins de 3 semaines, des individus du groupe restent avec eux au terrier durant toute la journée(11.) Ces baby-sitters, qui ne sont pas nécessairement parents des jeunes, ne mangent pas de toute la journée pour surveiller le terrier et les jeunes. Comme tous les baby-sitters ne sont pas parents des jeunes qu'ils gardent, la théorie de la sélection de parentèle ne suffit pas. Récemment, ce comportement a pu être expliqué par la théorie de l'augmentation du groupe(12.) Ainsi, des membres du groupe non apparentés aux jeunes ont aussi intérêt à prendre soin de ces jeunes car les groupes les plus nombreux ont plus de chances de survie(13). Les femelles qui n'ont jamais mis bas sont chargées d'allaiter les petits de la femelle dominante pendant que cette dernière est partie au loin avec le reste du groupe. Elles protègent également les jeunes des attaques des prédateurs, souvent au péril de leur vie. En cas d'alerte, les baby-sitters conduisent les petits dans les terriers et s'apprêtent à les défendre si nécessaire. Si la retraite sous le sol est impossible, elle réunit les petits et s'allonge par-dessus.
Les suricates partagent volontiers leur terrier avec la mangouste jaune et l'écureuil terrestre, espèces avec lesquelles ils n'entrent pas en compétition pour la nourriture. Ils hébergent parfois des serpents... s'ils n'ont pas de chance. Cependant, ils peuvent mordre leur « invité » en cas de mésentente.
À l'instar de plusieurs espèces, les jeunes suricates font leur apprentissage en observant et en mimant le comportement des adultes, qui s'impliquent cependant dans un enseignement actif. Par exemple, l'adulte enseigne aux petits comment attraper sans risque un scorpion venimeux et lui arracher le dard avant de le manger(14.)
La chaleur du désert du Kalahari pouvant être mortelle, les parents ou leurs substituts recouvrent les petits de sable pour les mettre à l’abri du soleil au cours des déplacements.


Vocalises
Les vocalises des suricates sont relativement riches et peuvent avoir plusieurs sens avec, en particulier, celui indiquant le type de prédateur repéré (aérien ou terrestre). Les caractéristiques acoustiques du signal varient en fonction du degré d'urgence de la situation. On a pu individualiser six alarmes différentes : prédateur aérien avec un degré d'urgence bas, moyen et élevé ; prédateur terrestre avec un degré d'urgence bas, moyen, élevé. La réponse des suricates est différente selon qu'il s'agit d'un prédateur aérien ou terrestre. Par exemple, un signal d'urgence concernant la présence d'un prédateur terrestre invite le suricate qui le perçoit à scruter l'environnement et à s'abriter. Par contre, le suricate regarde le ciel et s'aplatit sur le sol en cas de danger imminent lorsque le prédateur est aérien(15.) Outre ce cri d'alarme, on répertorie le cri de panique, celui de recrutement et celui invitant à se sauver. On a recensé 30 cris différents correspondant chacun à un danger. Un cri continu émis à intervalles réguliers signe l'absence de danger. L'animal pépie, trille, grogne ou aboie en fonction des circonstances(16.)


Devenir d'un groupe
Un groupe de suricates peut mourir après l'attaque d'un prédateur, si le couple dominant est stérile, lors d'une disette ou d'une épidémie.
La taille du groupe est variable. Lorsqu'il comprend un nombre trop important d'individus, il se disperse au loin à la recherche de nouveaux territoires pour se nourrir. Ou bien, à l'occasion d'une alerte, le groupe recherche un abri dans différents terriers. Le résultat en est une scission du groupe.
Nous avons également vu qu'un nouveau groupe peut se former à partir de femelles évincées et de mâles vagabonds à la recherche d'une partenaire qui, à son tour, mettra bas des portées de 2 à 5 petits.
Mortalité liée au groupe
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Malgré leur comportement altruiste, les suricates tuent parfois un jeune membre du groupe afin d'accroître leur propre position sociale au sein de ce groupe(17).
Dans une étude publiée en 2016 portant sur 1 024 mammifères, les suricates sont les mammifères à la plus forte mortalité via des « interactions intraspécifiques » (19,36 % du nombre total de morts)(18.)


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