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Sitelle torchepot,chapitre,5

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Habitat

Une ancienne forêt décidue, Epping Forest (Royaume-Uni), habitat propice à la Sittelle torchepot en Europe.
La Sittelle torchepot privilégie les vieilles forêts, avec de grands et vieux arbres, qui lui fournissent à la fois une nourriture abondante et des cavités pour nicher. En Europe, on la trouve plutôt dans les forêts mixtes ou de feuillus, et notamment celles contenant du chêne (Quercus). Cette espèce peut également vivre dans les parcs, les vieux vergers et autres endroits boisés tant que ceux-ci offrent une parcelle d'un hectare au moins d'habitat adapté. En montagne, la Sittelle torchepot peut peupler les forêts d'épicéas et de pins, et les pins sont également l'habitat privilégié sur Taïwan. Dans la majeure partie de la Russie, les conifères sont utilisés pour nicher, mais les densités de population sont relativement basses. Au Maroc, l'espèce niche dans les chênes, les Cèdres de l'Atlas (Cedrus atlantica) et les sapins (Abies). Parmi les habitats moins courants, on compte les genévriers nains (Juniper) en Mongolie et des milieux rocailleux dans quelques zones du Sud de la Sibérie(2). La Sittelle torchepot est avant tout un oiseau de plaine dans le Nord de son aire de répartition, mais se trouve jusqu'à la limite des arbres en Suisse, à 1 200 m ou plus haut encore, et se reproduit même parfois à 1 800−2 100 m en Autriche. Elle niche à des altitudes équivalentes dans les montagnes de Turquie, du Moyen-Orient et d'Asie centrale. Cette espèce est, en revanche, principalement montagnarde dans le Sud du Japon et à Taïwan où elle vit respectivement entre 760 et 2 100 m et entre 800 et 3 300 m). Dans le Sud de la Chine, elle se trouve essentiellement à de basses altitudes, les montagnes étant occupées par la Sittelle des Naga (S. nagaensis)(2. )


Systématique
Taxinomie

Dessin accompagnant la description originale de Sitta caesia Wolf, 1810(49.)
La Sittelle torchepot est décrite en 1758 par le naturaliste suédois Carl von Linné dans son ouvrage Systema Naturae et sous son nom scientifique actuel, Sitta europaea(50.) Cette description concerne la sous-espèce type, S. europaea europaea, au ventre blanc, qui se trouve dans le Sud de la Scandinavie où vit Linné, et dans le Nord-Est de l'Europe jusque dans l'Ouest de la Russie.
Le nom du genre dérive du grec ancien σίττη (sittè), trouvé dans l'Histoire des animaux d'Aristote, et peut-être dérivé du chant de la Sittelle torchepot ou plus probablement de la Sittelle de Neumayer (S. neumayer). Par la suite, de très nombreux taxons aujourd'hui considérés comme sous-espèces ou comme synonymes de S. europaea sont décrits, à commencer par S. europaea caesia, la sous-espèce aux parties inférieures chamoisées et à la gorge blanche peuplant l'essentiel de l'Europe de l'Ouest, décrite dès 1810 par l'ornithologue allemand Johann Wolf(49). Dans le découpage en sous-genres du genre Sitta, peu utilisé, la Sittelle torchepot est placée dans Sitta (Sitta) Linnaeus, 1758(51.) La Sittelle torchepot forme une super-espèce avec la Sittelle de Sibérie (S. arctica), la Sittelle des Naga (S. nagaensis), la Sittelle du Cachemire (S. cashmirensis), la Sittelle indienne (S. castanea), la Sittelle de Blyth (S. cinnamoventris) et la Sittelle d'Indochine (S. neglecta), et les formes qui la composent se remplacent géographiquement les unes les autres à travers l'Eurasie(3.) La Sittelle de Sibérie (S. arctica) était jusqu'en 2006 généralement considérée comme une sous-espèce de la torchepot mais elle vit pourtant partiellement en sympatrie avec Sitta europaea sans s'hybrider (ou très peu) pour autant(11,)(52.)
Plus généralement tous les taxons formant le « groupe europaea » ne sont pas toujours reconnus comme espèces à part entière. Le groupe de sous-espèces « caesia », peuplant une grande partie de l'Europe jusqu'au Moyen-Orient, est parfois considéré comme distinct du groupe « europaea » (de Scandinavie et de Russie) avec une zone d'hybridation importante de la Baltique à la mer Noire(53.)


Sous-espèces
Article détaillé : Liste des sous-espèces de la Sittelle torchepot.
De nombreuses formes ont été décrites chez la Sittelle torchepot, et leur validité en tant que sous-espèce est fluctuante, avec parfois plus d'une vingtaine reconnues. Elles sont regroupées en trois groupes : S. e. caesia, aux parties inférieures chamoisées mais à la gorge blanche, d'Europe, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, S. e. europaea aux parties inférieures entièrement blanches, de Scandinavie, de Russie, du Japon et du Nord de la Chine et S. e. sinensis aux parties inférieures entièrement chamoisées, du Sud et de l'Est de la Chine et de Taïwan. Ces groupes auraient pu être isolés les uns des autres jusqu'à récemment, mais des oiseaux d'apparences intermédiaires se rencontrent aux zones de chevauchement. Selon le Congrès ornithologique international (version 6.4, 2016)(54) et Alan P. Peterson(55) il existe vingt-et-une sous-espèces :
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