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Sitelle à poitrine blanche,chapitre,5

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Prédateurs et parasites
La Sittelle à poitrine blanche adulte est la proie de rapaces nocturnes ou diurnes, comme l'Épervier brun (Accipiter striatus) et l'Épervier de Cooper (A. cooperii), et les poussins et les œufs peuvent être mangés par les pics, les écureuils et par certains serpents comme la Couleuvre verte (Opheodrys vernalis). Si un prédateur vient près du nid, la sittelle réplique en agitant ses ailes et en lançant des cris en hn-hn. Quand les parents quittent le nid, ils le nettoient autour avec des poils ou des plantes pour éviter que les prédateurs le trouvent grâce à son odeur(13.) Une étude américaine a montré que le comportement face aux prédateurs pouvait être lié à la stratégie reproductive des espèces : l'idée était de mesurer la propension des mâles de deux espèces à nourrir les femelles en train de couver, selon qu'ils étaient en présence d'un Épervier brun (Accipiter striatus), prédateur des adultes mais pas des œufs, ou d'un Troglodyte familier (Troglodytes aedon), prédateur des couvées mais pas des adultes. La Sittelle à poitrine blanche, qui a une espérance de vie plus courte que la Sittelle à poitrine rousse (S. canadensis), mais qui a plus de jeunes, réagissait plus fortement en présence du prédateur d'œufs alors que la Sittelle à poitrine rousse, qui vit plus longtemps, était plus stressée en présence du rapace. Ce résultat conforte la théorie selon laquelle les espèces à espérance de vie longue profitent du taux de survie des adultes quand les oiseaux à vie plus courte « investissent » d'avantage dans la survie de leurs grandes couvées(24).
La Sittelle à poitrine blanche peut être l'hôte de certains parasites comme les protistes Leucocytozoon ou Trypanosoma(25.) La Sittelle à poitrine blanche est l'hôte type d'une autre espèce de protiste, Haemoproteus sittae(26.) On a également recensé des trématodes, comme Collyriclum faba, chez cette espèce(27.) Cet oiseau peut aussi être la cible de mouches hématophages de la famille des Hippoboscidae, comme Ornithoica confluenta et Ornithomya anchineuria(28)(,29,)(30 )ou de certains acariens, comme Knemidokoptes jamaicensis, qui produit la gale(31.)


Habitat et répartition

On la trouve depuis le sud du Canada à travers tous les États-Unis, ne dépassant pas en Floride le Nord de la péninsule, jusqu'au Mexique, évitant toutefois les zones les plus sèches. Dans l'est de sa répartition, la Sittelle à poitrine blanche vit dans les vieilles forêts ouvertes, de feuillus ou mixtes, dans les vergers, les parcs, les jardins de banlieue et les cimetières. Elle peuple essentiellement les basses altitudes, bien qu'elle puisse nicher jusqu'à 1 675 m d'altitude dans le Tennessee. Dans l'ouest de sa répartition et au Mexique, cette sittelle vit dans les bois ouverts de pins et chênes de l'étage montagnard, et niche jusqu'à plus de 3 200 m d'altitude dans le Nevada, en Californie et au Mexique(32.) Localement, elle peut peupler les forêts de pins à pignons-genévriers ou les bois en bord de rivière(33.) Cette espèce est la seule sittelle d'Amérique du Nord généralement trouvée dans les forêts caduques ; les trois autres sittelles préfèrent les forêts de pins(6). La présence d'arbres mûrs ou sénescents, offrant des cavités aux oiseaux, est essentielle pour la nidification. Dans l'est, les chênes (Quercus), les hêtres et les caryers sont aussi appréciés des Sittelles à poitrine blanche pour leurs graines(32). Ces habitats sont disponibles partout en Amérique du Nord mais discontinus. L'espèce n'étant pas migratrice, les différentes populations, ne communiquant pas entre elles, forment de nombreuses sous-espèces locales(34.) La Sittelle à poitrine blanche est généralement résidente annuelle, mais peut entreprendre de petits déplacements les années où les graines sont rares ou quand le succès reproducteur est élevé(12.) L'espèce est erratique sur l'île de Vancouver, l'île Santa Cruz et aux Bermudes. Un individu s'est même posé sur le Queen Mary en octobre 1963 alors que le bateau voguait depuis six heures au large de New York(14.)


Taxinomie
Nomenclature et sous-espèces
La Sittelle à poitrine blanche est décrite en 1790 sous son nom actuel, Sitta carolinensis, par le naturaliste britannique John Latham dans son ouvrage Index Ornithologicus35. Son nom d'espèce, composé de carolina et du suffixe latin -ensis, « qui vit dans, qui habite », lui a été donné en référence à la localité type, la Caroline. Dans le découpage en sous-genres du genre Sitta, peu utilisé, la Sittelle à poitrine blanche est placée dans Sitta (Leptositta) Buturlin, 1916, aux côtés de la Sittelle à joues blanches (S. leucopsis) et de la Sittelle de Przewalski (S. przewalskii)(36.

Mâle de la sous-espèce S. c. tenuissima.
En 2012, une équipe américaine montre que la Sittelle à poitrine blanche, qui compte alors sept sous-espèces, est en réalité composée d'au moins quatre lignées sans flux de gènes entre elles, distinguables par leur morphologie et leur chant et qui pourraient donc constituer autant d'espèces à part entière(7.) Le Congrès ornithologique international dans sa version 4.1 (janvier 2014)5 et Alan P. Peterson(37) reconnaissent sept sous-espèces :
S. c. carolinensis Latham, 1790(35,) la sous-espèce type, vit dans le Nord-Est de l'Amérique du Nord, à l'ouest jusqu'en Saskatchewan et l'Est du Texas(4.) Deux synonymes sont recensés, S. c. atkinsi Scott, 1890(38) et S. c. cookei Oberholser, 1917(39,)(40 );
S. c. aculeata Cassin, 1856(41), vit dans l'Ouest du Washington, en Oregon et en Californie jusqu'à l'extrême Nord de la Basse-Californie(4 );
S. c. alexandrae Grinnell, 1926(42,) vit dans le Nord de la Basse-Californie4 ;
S. c. tenuissima Grinnell, 1918(43,) vit depuis la Colombie-Britannique à travers la chaîne des Cascades jusqu'au Sud de la Californie(4 );
S. c. nelsoni Mearns, 1902(44), vit dans les montagnes Rocheuses, depuis le Nord du Montana jusqu'à l'extrême Nord-Ouest du Chihuahua(4,) ainsi que dans le Sud-Ouest du Texas et l'Est du Mexique, où les populations parfois nommées S. c. oberholseri Brandt, 1938, commémorent Harry Church Oberholser(45)(,4.) Deux autres synonymes sont recensés, S. c. umbrosa van Rossem, 1939(46) et S. c. uintaensis Twomey, 1942(47,)(40 );
S. c. mexicana Nelson & T.S. Palmer, 1894, vit dans l'Ouest du Mexique(4 )ainsi que dans le Sud du pays dans le Guerrero et l'Oaxaca où les populations sont parfois nommées S. c. kinneari van Rossem, 1939(46,)(4 );
S. c. lagunae Brewster, 1891(48,) vit dans l'extrême Sud de la Basse-Californie(4.)
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