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sangsue médicale,chapitre,4

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Précautions sanitaires
Comme tous les animaux dotés d'un tube digestif, les sangsues vivent avec une communauté bactérienne endosymbiotique, qui lui permet notamment de digérer ses repas.
Des études ont porté sur les interactions entre sangsues et micro-organismes symbiotes, dont par des moyens biomoléculaires(32.)
Les sangsues médicinales sont encore dans certains pays directement prélevées dans la nature ou un milieu semi-naturel, comme cela a été le cas en Europe durant des siècles, mais doivent dans la mesure du possible être elles-mêmes propres et indemnes de microbes ou parasites pathogènes pour le patient qui les reçoit.
Des études ont donc porté sur les moyens de les désinfecter (dans la mesure du possible) et on a montré en 2004 qu'on pouvait désinfecter des sangsues avec une solution chlorée sans affecter leur comportement, à condition de ne pas dépasser une certaine dose de chlore(33.)
Les sangsues sont de nos jours généralement appliquées avec un traitement antibiotique de précaution.
La flore bactérienne naturelle (orale et intestinale notamment) des sangsues médicinales a fait l'objet de quelques études (antibiogrammes qui ont en effet montré que Aeromonas hydrophilia est commune dans les fluides que l'animal peut accidentellement injecter au patient (bactérie la plus communes dans la sangsue) et souvent antibiorésistant aux premières générations de céphalosporines (souvent utilisées en Chirurgie)(34,) ces bactéries résistent souvent à l'ampicilline et à la céphalothine/cephaléxine)(35.) D'autres bactéries identifiées sont Ochrobacter anthropi et plus rarement Acinetobacter lwoffi et/ou A. sobria36. Aeromonas veronii(32 )et des bactéries du groupe des Rikenella (32)(,37 )ont aussi été identifiés dans le microbiote du tube digestif de la sangsue.
Une étude au microscope électronique a mis en évidence jusqu'à 11 espèces différentes de bactéries dans le sang de sangsues provenant de pharmacies, et une étude de sangsues provenant du Cameroun a montré une trace sérologique de contact passé avec les virus HIV et de l'hépatite B(38.) Cette même étude a confirmé ce que pensaient déjà certains observateurs naturalistes du XIXe siècle ; à basse température notamment mais jusqu'à plus de 20°C, la sangsue est capable de conserver vivant longtemps les globules rouges et globules blancs du sang qu'elle a avalé et concentré (jusqu'à 6 mois à l'intérieur de sangsues stockées à 3°C), mais avec un effet identique pour les pathogènes éventuellement présents dans ce sang : Des virus de bacteria et des bactéries ont persisté en grand nombre durant 6 mois dans des intestins de sangsues expérimentalement infectés(38.) Des parasites protozoaires tels que Toxoplasma gondii ou Trypanosoma brucei brucei, ou Plasmodium berghei se sont même montrés capables de se reproduire dans le matériel sanguin stocké à l'intérieur de l'intestin de la sangsue, y compris pour les Plasmodium à 3°C ou 20°C, jusqu'à ce qu'ils aient épuisé tous les érythrocytes. Ces parasites ont survécu aussi longtemps qu'ont survécu les globules rouges et lymphocytes (5 à 6 semaines, et plus à basse température)(38.) Des études faites au microscopie électronique n'ont pas donné de preuve de pénétration de ces agents pathogènes dans les glandes salivaires de la sangsue, mais une transmission au patient serait possible si des sangsues sont accidentellement pressées alors qu'elles sont fixées sur la peau ou si on leur applique une solution de sel sur le dos pour les détacher(38.)
Un risque d'anémie existe en cas d'usage répété de sangsues, chez l'enfant notamment, à prendre en compte par le médecin.


Précautions sanitaires
Comme tous les animaux dotés d'un tube digestif, les sangsues vivent avec une communauté bactérienne endosymbiotique, qui lui permet notamment de digérer ses repas.
Des études ont porté sur les interactions entre sangsues et micro-organismes symbiotes, dont par des moyens biomoléculaires(32.)
Les sangsues médicinales sont encore dans certains pays directement prélevées dans la nature ou un milieu semi-naturel, comme cela a été le cas en Europe durant des siècles, mais doivent dans la mesure du possible être elles-mêmes propres et indemnes de microbes ou parasites pathogènes pour le patient qui les reçoit.
Des études ont donc porté sur les moyens de les désinfecter (dans la mesure du possible) et on a montré en 2004 qu'on pouvait désinfecter des sangsues avec une solution chlorée sans affecter leur comportement, à condition de ne pas dépasser une certaine dose de chlore(33.)
Les sangsues sont de nos jours généralement appliquées avec un traitement antibiotique de précaution.
La flore bactérienne naturelle (orale et intestinale notamment) des sangsues médicinales a fait l'objet de quelques études (antibiogrammes qui ont en effet montré que Aeromonas hydrophilia est commune dans les fluides que l'animal peut accidentellement injecter au patient (bactérie la plus communes dans la sangsue) et souvent antibiorésistant aux premières générations de céphalosporines (souvent utilisées en Chirurgie)(34,) ces bactéries résistent souvent à l'ampicilline et à la céphalothine/cephaléxine)(35.) D'autres bactéries identifiées sont Ochrobacter anthropi et plus rarement Acinetobacter lwoffi et/ou A. sobria36. Aeromonas veronii(32 )et des bactéries du groupe des Rikenella (32)(,37 )ont aussi été identifiés dans le microbiote du tube digestif de la sangsue.
Une étude au microscope électronique a mis en évidence jusqu'à 11 espèces différentes de bactéries dans le sang de sangsues provenant de pharmacies, et une étude de sangsues provenant du Cameroun a montré une trace sérologique de contact passé avec les virus HIV et de l'hépatite B(38.) Cette même étude a confirmé ce que pensaient déjà certains observateurs naturalistes du XIXe siècle ; à basse température notamment mais jusqu'à plus de 20°C, la sangsue est capable de conserver vivant longtemps les globules rouges et globules blancs du sang qu'elle a avalé et concentré (jusqu'à 6 mois à l'intérieur de sangsues stockées à 3°C), mais avec un effet identique pour les pathogènes éventuellement présents dans ce sang : Des virus de bacteria et des bactéries ont persisté en grand nombre durant 6 mois dans des intestins de sangsues expérimentalement infectés(38.) Des parasites protozoaires tels que Toxoplasma gondii ou Trypanosoma brucei brucei, ou Plasmodium berghei se sont même montrés capables de se reproduire dans le matériel sanguin stocké à l'intérieur de l'intestin de la sangsue, y compris pour les Plasmodium à 3°C ou 20°C, jusqu'à ce qu'ils aient épuisé tous les érythrocytes. Ces parasites ont survécu aussi longtemps qu'ont survécu les globules rouges et lymphocytes (5 à 6 semaines, et plus à basse température)(38.) Des études faites au microscopie électronique n'ont pas donné de preuve de pénétration de ces agents pathogènes dans les glandes salivaires de la sangsue, mais une transmission au patient serait possible si des sangsues sont accidentellement pressées alors qu'elles sont fixées sur la peau ou si on leur applique une solution de sel sur le dos pour les détacher(38.)
Un risque d'anémie existe en cas d'usage répété de sangsues, chez l'enfant notamment, à prendre en compte par le médecin.
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