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Rouge-gorge familier,chapitre,3

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Répartition et habitat

Répartition du rouge-gorge familier :
     Zone de présence estivale
     Zone de présence annuelle
     Zone de présence hivernale
Le rouge-gorge est présent sur une grande partie du continent eurasien ainsi qu'en Afrique du Nord. Il est totalement absent du continent américain et de l'Océanie.
Migration
Ce migrateur partiel peut migrer jusqu'en Afrique du Nord de septembre à avril.
En France il est principalement sédentaire, mais sa population augmente durant l'hiver par afflux d'individus venant du Nord de l'Europe.
Vulnérabilité aux champs électromagnétiques
On sait depuis les années 1970 que les oiseaux disposent d'une sorte de compas magnétique interne leur permettant de ressentir le champ magnétique terrestre(2,)(3)(,4,)(5,)(6.) Ce « compas interne », qui peut être (au moins pour certaines espèces) étalonné(7 )grâce à la lumière polarisée du Soleil ou de la Lune(8 )est important pour la survie des oiseaux nocturnes ou migrant de nuit(9.) Des chercheurs ont montré en 2011 que le rouge-gorge qui est diurne (mais migre de nuit) possède un tel compas, associé à son système de vision(10.) On a aussi montré (en 2012) que tous les oiseaux nocturnes en possèdent(11.)


Il a été suspecté que les champs électromagnétiques générés par les activités anthropiques (en forte augmentation) pouvaient perturber les migrations ou déplacements des oiseaux.
Le rouge-gorge familier fait partie des espèces dont la sensibilité au smog électromagnétique est établie. Il a récemment servi d'espèce modèle, dans une étude en double-aveugle réalisée par une équipe de chercheurs allemands et anglais(12) de l’université d'Oldenburg (Allemagne) qui a publié ses conclusions dans la Revue Nature en mai 2014(13,)(14). Plusieurs expériences montrent que la boussole interne du rouge-gorge semble désorientée par certains champs électromagnétiques (Les auteurs ont testé les capacités à s'orienter de l'animal exposé à des champs de 50 kHz à 5 MHz (différence d'environ deux ordres de grandeur) et donc à des intensités similaires à celles issues d'équipements radio AM (modulation d’amplitude) ou de matériels de surveillance électronique, c'est-à-dire d'intensité 1 000 fois moindre que celles des téléphones mobiles, mais 400 fois plus intenses que celle d'une ligne à haute tension.
Dans tous les cas, l'effet inhibant sa capacité d'orientation disparaissait quand l'oiseau était placé dans une cage de Faraday reliée au sol (dans cette cage métallique, l'oiseau perçoit le champ magnétique terrestre et s'oriente alors sans difficulté vers sa direction migratoire, ce qu'il ne peut plus faire dès qu'il est placé dans une cage en bois).


De même quand on supprimait la mise à la terre de la cage métallique ou que l'on introduisait un émetteur de champ électromagnétique à large bande dans la cage métallique, l'oiseau perdait de nouveau sa capacité à s'orienter.
Les auteurs ont conclu que ces champs artificiels sont la cause d'une désorientation migratoire globale ; et ils alertent sur le fait que cet effet nuisible existe pour toute la gamme de fréquence et que ce sont les champs magnétiques de faible intensité dans les gammes d'ondes moyennes qui avaient le plus d'effet lors de l'expérimentation(15. )
Le smog électromagnétique urbain pourrait avoir un effet sur d'autres espèces estiment les auteurs, ce que d'autres études pourraient confirmer. On ne comprend pas encore comment le cerveau ou d'autres organes impliqués dans l'orientation sont ainsi perturbés ; Selon Hervé Cadiou soit « L’animal se servirait du cryptochrome pour s’orienter, un photorécepteur capable de détecter la lumière et le champ magnétique terrestre. Une autre piste réside dans la fonction des cristaux de magnétite, des petits aimants présents dans le cerveau. Quoi qu’il en soit, les recherches doivent continuer pour confirmer ou infirmer ces hypothèses »(16.)


Taxonomie
Ornithonymie
L'espèce a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758, sous le nom initial de Motacilla rubecula(17.) Motacilla est un nom d'oiseau cité dans le Lexique d'Hésychios d'Alexandrie, l'épithète spécifique rubecula est un diminutif du latin ruber, « rouge »(18.) Le genre Erithacus est introduit par le naturaliste Georges Cuvier en 1800(19 ): employé préférentiellement par les ornithologues, il est adopté par l'International Ornithologists' Union (en) pour former le genre du nom binomial E. rubecula(20.) Erithacus est issu de l'ancien grec erithakos, du nom d'un oiseau inconnu(21.)
Synonyme
Motacilla Rubecula linné,1758 Protonyme
Systématique
Le genre incluait précédemment deux espèces asiatiques Erithacus komadori (rossignol komadori) et Erithacus akahige (rossignol akahige (en)). S'appuyant sur diverses études phylogéniques menées depuis 2006, le Congrès ornithologique international (classification version 4.1, 2014) déplace ces deux espèces dans le genre Larvivora qui est ressuscité pour l'occasion, le Rouge-gorge familier restant depuis l'unique espèce du genre Erithacus(22. )
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