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Renard polaire,chapitre,3

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Reproduction

Pelage d'automne
La période de reproduction des renards polaires va de début septembre à début mai. Ils forment des couples monogames durant cette période. La période de gestation dure 52 jours. Les portées sont en moyenne de six à sept renardeaux, mais peuvent monter jusqu'à onze(1). Le mâle et la femelle participent à l'éducation des renardeaux dans un terrier. Les femelles quittent ensuite la famille pour former leurs propres groupes, tandis que les mâles restent avec la famille.
Renard polaire : espèce-ingénieure ; effets écopaysagers
On avait déjà montré que l’environnement est beaucoup plus productif autour des tanières de castors et de leurs barrages. Une grande partie des tourbières de la toundra et des boisements du grand nord n’existeraient pas sans ces castors qui stockent l’eau pour l’été.
Plus au nord, le renard arctique crée aussi des « oasis de nature » . Ces taches sont visibles d’avion dans le parc national Wapusk (Canada) ; chaque tanière de renards est surplombée et entourée d’une tache de végétation beaucoup plus luxuriante qu’aux alentours (2,8 fois plus de biomasse végétale en aout). Sans doute parce que là, les lemmings (Dicrostonyx et Lemmus spp.) et les campagnols (Microtus et Myodes spp.) y sont mieux régulés par leur prédation. De plus le lemming ayant un cycle pluriannuel de pullulation ; les années à faible densité de lemmings (2,)(3) le renard arctique consomme en été plus d’oies et d’œufs et aussi que les petits du phoque annelé (Phoca hispida et des carcasses de phoques ou de saumons tués par les ours (Ursus maritimus) pendant l'hiver.
Autour de chaque tanière, le sol reçoit ainsi plus d’excréments et d’urine riches en nutriments4. La décomposition de restes des proies enrichissent aussi le milieu (en phosphore, magnésium notamment)(4.) Autour de la tanière, le sol est en août ainsi enrichi en azote inorganique (71 % de plus) et en phosphore biodisponible (+1195 %) et même si le niveau d'azote inorganique diminue de juin à août, le phosphore bio-disponible augmente durant cette période.
Chaque portée compte jusqu’à 8 à 10 renardeaux, mais ne laissera que quelques survivants en fin d'hiver suivant(4). Cependant les parents chassent activement pour nourrir cette portée (5.) Les renards - comme les castors - apparaissent ainsi fournir un service écosystémique qui avait été mal évalué et être également une « espèce-ingénieur ». Les taches vertes ainsi entretenues dans le paysage influencent ensuite la répartition d’autres espèces et tout l’écosystème de la toundra, notamment car les renards évitent les zones engorgées ou inondables et choisissent des crêtes, talus, monticules ou moraines pour y faire leur tanière(4.)
Cet effet positif persiste au moins plus d’un an après la disparition d’une famille de renards arctiques(4.)
L’ours en mangeant des saumons riches en phosphore est aussi dans cette région un prédateur jouant un rôle majeur pour la dispersion du phosphore qui est un élément plutôt rare dans la toundra et les tourbières. L'impact des animaux carnivores dispersant ainsi des nutriments est sans doute encore plus dans des environnements oligotrophes et froids (dont dans la toundra arctique)(4. )
Le réchauffement fait reculer le renard arctique au profit du renard roux (Vulpes vulpes) ; aura-t-il le même impact(4? )

Liste des sous-espèces
Renard polaire de l'Île Béring, Vulpes lagopus beringensis (Merriam, 1902).
Renard polaire d'Islande, Vulpes lagopus fuliginosus (Bechstein, 1799).
Vulpes lagopus lagopus (Linnaeus, 1758).
Renard polaire des Îles Pribilof, Vulpes lagopus pribilofensis (Merriam, 1902).
Statut de protection
Le renard polaire, abondant et dont le nombre est stable bien que variable en fonction du nombre de lemmings, n'est pas considéré par l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) comme étant une espèce menacée(6.)
Bibliographie
(en) Angerbjörn, A. et al. (1995). Dynamics of the Arctic fox population in Sweden. Annales Zoologici Fennici 32 : 55–68.
(en) Garrott and Eberhardt (1987). Arctic fox. In: Novak, M. et al. (eds.) Wild furbearer management and conservation in North America, pp. 395-406.
(en) Goltsman et al. (1996). The Mednyi Arctic foxes: treating a population imperilled by disease. Oryx 30 : 251-258.
(sv) Lönnberg, E. (1927). Fjällrävsstammen i Sverige 1926. Royal Swedish Academy of Sciences, Uppsala, Sweden.
(en) Nowak, Ronald M. (2005). Walker's Carnivores of the World. Baltimore: Johns Hopkins Press. (ISBN 0-8018-8032-7)
(en) Tannerfeldt, M. (1997). Population fluctuations and life history consequences in the Arctic fox. Dissertation, Stockholm University, Stockholm, Sweden.


Articles connexes
Renard
Vulpes qiuzhudingi
Liens externes
(en) Référence Animal Diversity Web : Vulpes lagopus [archive] (consulté le 30 mars 2013)
(en) Référence Catalogue of Life : Vulpes lagopus (Linnaeus, 1758) [archive] (consulté le 30 mars 2013)
(fr+en) Référence ITIS : Vulpes lagopus (Linnaeus, 1758) [archive] (+ version anglaise [archive] ) (consulté le 30 mars 2013)
(en) Référence Mammal Species of the World : Vulpes lagopus Linnaeus, 1758 [archive] (consulté le 30 mars 2013)
(en) Référence NCBI : Vulpes lagopus [archive] (consulté le 30 mars 2013)
(fr) Référence SeaLifeBase [archive] : espèce Vulpes lagopus (Linnaeus, 1758) [archive] (+ noms communs [archive]) (consulté le 30 mars 2013)
(en) Référence uBio : Vulpes lagopus (Linnaeus, 1758) [archive] (consulté le 30 mars 2013)
(en) Référence UICN : espèce Vulpes lagopus Linnaeus, 1758 [archive] (consulté le 31 mai 2015)
(en) Référence World Register of Marine Species : espèce Vulpes lagopus (Linnaeus, 1758)  [archive] (consulté le 30 mars 2013)
Le renard arctique [archive], Faune et flore du pays (fr)
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