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Protèle,chapitre,2

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Alimentation
Le protèle est un animal farouche et nocturne, rarement observé dans la nature. Il se nourrit essentiellement de termites moissonneurs (Trinervitermes sp.). Il semble repérer ses proies au son mais l'odeur exhalée par les termites soldats pour se défendre lui fournit certainement une aide complémentaire. Les termites sont léchés par de rapides mouvements de sa longue langue, recouverte d'une salive collante.
Le comportement du protèle est en relation avec sa dépendance aux termites. Pendant la plus grande partie de l'année, ses périodes d'activité sont calquées sur celles des termites moissonneurs, qui émergent le soir et la nuit car ne supportant pas la lumière directe du soleil à cause de leur faible pigmentation. Certains événements climatiques (arrivée de la saison des pluies, abaissement de la température dans l'hiver tempéré d'Afrique australe) semblent limiter leur activité et le protèle trouve alors une solution de rechange avec le grand termite moissonneur (Hodotermes mossambicus), qui lui, supporte la lumière du soleil et se rencontre donc dans la journée. Le protèle consomme à l'occasion des insectes autres que les termites ou les fourmis, voire de petits mammifères, des oisillons et des charognes mais il s'agit d'un phénomène mineur.


Comportement social
Étant donné le fait que les termites moissonneurs se déplacent en petites colonies denses isolées, les protèles sont des chasseurs solitaires. Un couple occupe généralement un territoire de 1 à 2 km², en compagnie de leur dernière progéniture. Les intrus sont repoussés jusqu'à 400 m et des combats sérieux peuvent éclater quand le visiteur est rattrapé, notamment lors de la saison des amours.
Lorsque la nourriture se fait abondante, le système territorial s'assouplit et plusieurs individus peuvent alors fourrager sur le même domaine sans conflits sérieux.
Excepté les rencontres agressives, le territoire est défendu par un système de marques (petites taches noires de 5 mm déposées sur les graminées par des glandes anales), renouvelées fréquemment (jusqu'à 120 marques en 2 heures). Une famille de protèles possède éparpillés sur son territoire une dizaine de tanières et autant de lieux de défécation, petites excavations creusées dans le sol.
Le terrier peut être celui d'un oryctérope ou d'un porc-épic ou un creux de rocher mais il s'agit le plus souvent d'une excavation que le protèle a creusé lui-même ou terrier élargi de lièvre sauteur. Les protèles utilisent seulement un ou deux terriers à la fois, mais déménagent fréquemment (au bout d'un mois à six semaines). Par temps frais, ils s'enfoncent dans la tanière pour y dormir quelques heures après le coucher du soleil, l'été ils se reposent la nuit à l'entrée du terrier, y descendant pendant la journée. Malgré le système territorial strict, de nombreux mâles circulent dans les territoires adjacents au leur, notamment pendant la période de reproduction.
Les petits, généralement 2 à 4, naissent au printemps ou en été. Leurs yeux sont ouverts, mais ils sont sans défense et restent 6 à 8 semaines dans la tanière avant de sortir. Le mâle peut alors les surveiller six heures durant pendant que la femelle est partie fourrager. Vers l'âge de 3 mois, les jeunes commencent à récolter des termites sous l'œil de leurs parents ; dès 4 mois, ils peuvent fourrager seuls la nuit. Les jeunes dorment dans la même tanière que leur mère, le mâle étant avec eux ou dans un autre abri.
Au début de la saison des amours suivante, les juvéniles s'aventurent souvent au-delà du territoire de leurs parents et lorsque la nouvelle progéniture commence à fourrager loin de la tanière, ils ont généralement quitté la région.
FLEch

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