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Perdrix grise,chapitre,2

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Dimorphisme sexuel

La tache de couleur rouille, en forme de « fer à cheval » est bien plus nette et grosse chez le mâle
La seule différence constante entre les sexes est ce qu'on appelle "le fer à cheval", tache rouille à deux barres transversales visible sur la poitrine du mâle. Cette tache est beaucoup moins marquée, voire quasiment insignifiante, chez la femelle. Ces taches ne sont présentes qu'après environ 16 semaines, après la mue donnant le plumage adulte. La seule façon de s'assurer du sexe est la présence de la croix de Lorraine située sur le plumage de l'aile des oiseaux. Le sujet est un mâle quand une simple barre verticale est présente. Il s'agit en revanche d'une femelle quand une barre verticale et une ou deux barres horizontales sont présentes. Ce sexage par la plume ne peut être effectué qu'à l'âge adulte.


Reproduction

Après une parade nuptiale et un accouplement, la femelle pond 15 œufs en moyenne (10 à 20) en mai. Les œufs (brun verdâtre/olivâtre) sont pondus sur plusieurs jours.
La femelle les couve durant 21 à 26 jours, seule. Si elle quitte le nid, elle recouvre partiellement les œufs de plantes ou feuilles mortes. Après l'éclosion (en juin ou début juillet), les poussins sont nourris d'insectes par les deux parents puis peu à peu de graines qu'ils apprennent ensuite à trouver seuls.
Les poussins savent effectuer de très petits vols dès 10 à 12 jours d'âge, puis des vols normaux à 16-20 jours.
Habitat
Milieux ouverts de la montagne (2 500 m) jusqu'aux plaines cultivées (céréales, betterave, pomme de terre), ou zone bocagère et de bosquets. Elle semble fuir les zones humides et la forêt dense. Par rapport à d'autres perdrix, même si elle voisine volontiers avec la perdrix rouge, elle semble préférer les climats plus frais que ceux de la zone méditerranéenne ou pyrénéenne où on ne la trouve qu'en montagne.


Dynamique de population : déclin et localement effondrement ou disparition
En Europe, ses populations sont en forte diminution dans toutes les zones de grandes cultures (ex : - 55 % en Grande-Bretagne en 25 ans), ce qui est jugé préoccupant par de nombreux acteurs1.
En France, la perdrix grise est en fort déclin général, mais encore relativement courante dans les deux tiers nord du pays (appelée Perdrix des plaines car essentiellement dans les plaines céréalières) et dans les Pyrénées (Perdrix des Pyrénées) où elle fait l'objet de plans de gestion. L'espèce a régressé presque partout, surtout dans le bassin parisien et dans le Nord/Pas de Calais2 ou a disparu d'une partie de ses anciens territoires. L'estimation de ses effectifs au printemps 2008 est d'environ 800 000 couples(3. )


Causes du déclin  : Les adultes sont granivores, mais les jeunes se nourrissent d'insectes, qu'ils ne trouvent plus à manger en raison des pesticides ou qui peuvent avoir concentré ces produits toxiques quand la perdrix juvénile les mange.
Certains grains enrobés de pesticides peuvent aussi empoisonner les adultes, qui sont dans les zones cultivées très exposés (directement ou indirectement) à divers cocktails de pesticides(4.)
Certains de ces pesticides affectent la santé des reproducteurs, voire leur santé reproductive et se montrent toxiques pour l'embryon quand ils sont expérimentalement injectés dans l'œuf(5. )
En 2006 une étude française a porté sur les pesticides éventuellement présents dans les œufs de perdrix, à partir de 139 œufs pondus par 52 perdrix grises, provenant de 12 zones de culture intensive de France, échantillonnés en 2010-2011, avec comme limite de quantification 0,01 mg/kg (l'une des références légales)(6,)(7). Cette étude a confirmé la présence de pesticides dans l'œuf même avec 15 composés détectés lors de cette étude dans 24 œufs embryonnés, dont neuf pesticides utilisés par les agriculteurs locaux comme fongicides (difénoconazole, tébuconazole, cyproconazole, fenpropidine et prochloraze), insecticides (lambda-cyhalothrine et thiamethoxam / clothianidine) et désherbants chimiques (bromoxynil et diflufenicanil). Plusieurs anciens pesticides aujourd’hui interdit ont aussi été trouvés (fipronil (+ sulfone), HCH (α, β, ô isomères), diphénylamine, heptachlore (+ époxyde) et même du DDT (isomères Σ). Des PCB (153, 180) ont aussi été retrouvés. Les taux de ces produits variaient généralement de 0,01 et 0,05 mg/kg, mais atteignaient 0,067 mg/kg pour le thiaméthoxam / clothianidine ; 0,11 mg/kg (heptachlor + epoxyde) et 0,34 mg/kg pour la fenpropidine, confirmant que l'exposition des femelles se traduit aussi par une exposition des œufs et embryons y compris à des produits (ou à leurs résidus) interdits en France depuis des années, voire décennies. Ce pourrait être l'une des explications au déclin de cette espèce en France(8,) notamment dans les agrosystèmes céréaliers(9 )intensivement cultivés(10,) d'autant qu'après l'éclosion, les poussins peuvent être confrontés au manque d'insectes ou être exposés au risque de consommer des insectes venant d'être traités par des insecticides(11). Les perdrix peuvent s'intoxiquer in ovo ou dans leur environnement(12 )
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