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Orang-outan,chapitre,8

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4.2. Préserver la forêt pour les orangs-outans
Depuis que le trafic et la possession d'orangs-outans sont interdits, différents centres de réadaptation ont été ouverts pour, les anciens singes captifs. On leur y réapprend la vie sauvage avant de les relâcher dans la forêt. Ces centres, ouverts au public, servent aussi à sensibiliser la population à la protection de ces animaux.
Face à la diminution des forêts, pour les besoins de l'homme, la seule solution pour assurer la survie du grand singe est la création de réserves forestières.
Des organismes comme le WWF (Fonds mondial pour la nature) ou l'U.I.C.N. (Union internationale pour la conservation de la nature), en accord avec les gouvernements locaux, ont donc mis en place des plans d'étude et de sauvegarde des orangs-outans au sein de parcs nationaux.
À Sumatra, on ne trouve plus d'orangs-outans que dans la partie nord de l'île, où a été créé le parc national de Gunung Leuser. D'une surface de 9 460 km2, il présente tous les types de forêts, depuis la mangrove (forêt marécageuse) littorale et les forêts inondables de basse altitude jusqu'à la végétation subalpine des sommets. Dans cette zone coexistent huit espèces de primates et la moitié des espèces de vertébrés de Sumatra. Dans ce parc se trouve, à Ketambé, le plus ancien centre de réhabilitation pour orangs-outans. Malheureusement, le parc ne concerne qu'environ un quart des orangs-outans subsistant à Sumatra. Une zone protégée de 26 000 km2 (qui autorise l'exploitation forestière, mais sur les principes du développement durable), la Leuser Ecosystem Conservation Area (inaugurée en 1998), a été établie autour du parc. En tout, ce sont environ 75 % des orangs-outans survivants qui vivent dans des zones protégées de façon plus ou moins stricte.
Tous les autres programmes de protection et d'étude de l'orang-outan se déroulent à Bornéo, dont trois pays se partagent les forêts : l'Indonésie, la Malaysia et le petit État de Brunei. Excepté ce dernier, tous abritent des orangs-outans, mais les plus importantes populations de ce singe se situent dans la partie indonésienne de l'île : la région du Kalimantan dont le sud et l'est sont encore couverts de belles forêts tropicales de basse altitude. Situé à l'est, le parc national de Kutai abrite, sur ses 2 000 km2, dix espèces de primates dont l'orang-outan, mais aussi le nasique et le gibbon de Muller, tous les deux propres à Bornéo, et menacés. À Kalimantan Tengah (au sud), le parc national de Tanjung Puting couvre 4 150 km2 de forêts littorales, en partie inondables. Plusieurs autres réserves et sanctuaires de la vie sauvage sont installés sur l'île.
Malheureusement, en définitive, quelques pour cent seulement de la surface encore favorable à l'espèce est actuellement protégée. Les spécialistes s'accordent pourtant pour dire que sans mesure à grande échelle, les orangs-outans sont irrémédiablement condamnées à l'extinction…


Grand ancêtre velu...


Avec son grand corps velu et ses expressions étrangement humaines, le grand singe roux a donné naissance à nombre de légendes et de croyances. Selon les Malais, l'orang-outan sait parler mais ne le fait pas, car sinon il serait forcé de travailler ! Pour les Dayaks, tribus qui vivent dans la jungle de Bornéo, les orangs-outans font figure de grands ancêtres. Et les longues maisons dayaks traditionnelles sont souvent décorées avec des crânes de vieux mâles aux canines impressionnantes...
4.3. Deux femmes à la découverte des orangs-outans
Deux femmes ont joué un rôle de pionniers dans la connaissance et la protection du plus secret des grands singes : Barbara Harrison, en apprenant à élever de jeunes orangs-outans orphelins et en développant un programme international de protection de l'espèce ; Biruté Galdikas, en tentant la première étude à long terme sur l'orang-outan sauvage.
Dès 1960, Barbara Harrison recueillait de jeunes singes orphelins et s'efforçait d'apprendre à les soigner et à les élever à la « mode orang-outan ». Habitant à Kuching, la capitale de Sarawak (Bornéo), elle hébergea longtemps les animaux dans sa maison avant de découvrir l'importance précoce des nids dans les arbres. Elle n'avait que l'expérience pour guide, aucun document n'existant alors sur l'élevage des petits orangs-outans. Son livre, Orang Utan (en anglais), raconte l'émouvante histoire de ses rapports avec ses « enfants » singes. Les animaux qui passaient par son centre de réhabilitation, installé dans les 15 km2 du parc national de Bako, étaient ensuite relâchés dans la nature ou confiés à des parcs zoologiques à qui elle indiquait comment en prendre soin et rendre possible leur reproduction en captivité...
Quand, en 1971, Biruté Galdikas s'installa dans la réserve de Tanjung Puting, au sud du Kalimantan (Bornéo), pour étudier les orangs-outans sauvages, elle savait qu'il lui faudrait longtemps avant de pouvoir se repérer dans cette jungle marécageuse et de réussir à les approcher. Après les avoir pistés pendant des journées entières, elle finit par habituer de vieux mâles à sa présence. Au début, ils lui jetaient des morceaux de bois à la tête pour la décourager ; par la suite, certains se laissèrent approcher à quelques mètres. Mais elle dut attendre plus d'une douzaine d'années pour observer certaines femelles.
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