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Orang-outan,chapitre,4

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Une croissance par paliers
L'observation dans la nature est toujours difficile pour les chercheurs et perturbe beaucoup les animaux. De nombreuses informations sur la première enfance de l'orang-outan ont donc été faites sur des animaux captifs. On a ainsi pu comparer la croissance de ces animaux à celle de bébés humains. En moyenne, le petit d'homme est, à la naissance, presque deux fois plus lourd que le bébé singe. Jusqu'à 2 ans environ, les courbes de croissance des deux espèces restent parallèles, puis, entre 2 et 4 ans, le développement de l'orang-outan s'accélère très rapidement et le petit singe devient plus lourd que le jeune humain. La comparaison entre l'orang-outan et l'homme montre aussi que tous deux ont exactement le même nombre de dents : 20 dents de lait et 32 dents définitives.
La première dent de lait du petit orang-outan perce à 4 mois et demi. C'est une incisive de la mâchoire inférieure.
Avec ses dents de lait, le petit animal s'entraîne à mordiller les plantes dont se nourrit sa mère.
La première molaire apparaît vers 4 ans, quand l'animal est sevré depuis plusieurs mois. Dans l'espèce humaine, c'est vers 6 ans que se met en place la première molaire définitive. La troisième et dernière de l'orang-outan pousse entre 12 et 15 ans.


1.5. La vie en bande à l'adolescence
Le jeune orang-outan s'éduque lentement, à travers toutes sortes d'épreuves parfois difficiles.
Bien que le jeune soit sevré vers l'âge de 3 ans et demi, les liens restent forts entre sa mère et lui jusqu'à ce qu'il atteigne sa maturité sexuelle, donc au moins jusqu'à l'âge de 7 ou 8 ans.
Lors de la période d'adolescence, entre 7 et 10 ans, les jeunes orangs-outangs subadultes, mâles comme femelles  – bien qu'ils soient le plus souvent solitaires –vivent parfois en petits groupes comptant de 2 à 3 membres. Les plus jeunes profitent de l'expérience de l'aîné d'entre eux. Leur association reste néanmoins assez lâche.
Chacun se nourrit seul, mais le fait d'être plusieurs augmente probablement leurs chances de trouver les arbres qui ont des fruits. Après les repas, les jeux dans les arbres et tes acrobaties multiples développent le sens de l'équilibre des jeunes singes.
Quand vient le soir, chacun prépare son nid sur le même arbre ou dans des arbres proches. Mais, s'il fait trop mauvais pendant la nuit, le plus jeune ira peut-être chercher refuge et réconfort dans le nid d'un aîné, à moins qu'il ne prenne une grande feuille en guise de parapluie.
C'est ainsi que s'opère de façon progressive le passage entre la vie privilégiée avec la mère et la vie adulte.


1.6. Milieu naturel et écologie
Il y a environ un million d'années, au début du quaternaire, une forme assez grande d'orang-outan habitait le sud de la Chine et les forêts voisines du Viêt-nam du Nord et du Laos. Une forme plus petite se trouvait dans l'île de Java. Ces deux types de populations ont aujourd'hui disparu. L'homme en est en partie responsable, du fait de la chasse et de la destruction de la forêt.
De nos jours, l'orang-outan ne se rencontre plus que dans certaines forêts tropicales de basse altitude (entre 500 et 1 500 m) de Bornéo et de Sumatra. Alors que l'on a longtemps défini l'orang-outan comme une espèce solitaire sans réelle structure sociale, on définit aujourd'hui plutôt le tissu social des orangs-outan comme des communautés. Toutefois, il existe des différences à cet égard entre l'orang-outan de Bornéo et celui de Sumatra. Celui de Bornéo, qui a un faciès rond, a des mœurs relativement solitaires ; celui de Sumatra, à la face plus allongée et à la barbiche pointue, a une vie sociale plus structurée. De plus, à Sumatra, on voit parfois des regroupements importants d'individus dans les figuiers couverts de fruits ou dans les zones où les arbres en fruits sont abondants.
Une femelle vit seule sur 100 ha à Bornéo, tandis qu'à Sumatra elle vit sur une surface beaucoup plus grande, 5 km2, mais la partage avec d'autres femelles. Le domaine vital d'un mâle recouvre celui de plusieurs femelles.
Diverses études menées à partir du milieu des années 1990 ont mis en évidence chez les deux espèces d'orangs-outans une véritable culture (plus développée toutefois chez l'espèce de Sumatra, plus sociale) : il s'agit de comportements acquis par certains individus du groupe et transmis aux autres, puis aux générations suivantes. L'ensemble de ces comportements dessine un tableau différent d'une population à l'autre. Ces comportements comprennent l'utilisation d'outils (par exemple, des brindilles pour ôter les pépins des fruits, ou de petites branches pour extraire des insectes d'un trou d'arbre ; de feuilles utilisées comme parapluies ou pour amplifier leurs cris lors de la construction des nids [par ailleurs, les gammes de vocalises varient entre les populations, comme un langage], etc.).e Plus de vingt comportements culturels ont pu être observés par les primatologues.
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