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Terreur (révolution Française),chapitre,3

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En fait, Robespierre ne parle que de répression encadrée et non d’exactions et d’exagérations. Il fut le premier en effet à dénoncer les exagérations hébertistes de la Commune de Paris qu’il fit partiellement épurer en février et mars 1794, et celles des envoyés en missions sanguinaires – du moins ceux cités ci-dessus – qu’il voulut faire rappeler.
Les victimes les plus importantes de cette période sont aussi bien royalistes, comme l’ex-reine Marie-Antoinette, que républicains comme Vergniaud, Danton, Camille Desmoulins, etc. D’autres personnes furent victimes de règlements de compte (voir Vadier et Darmaing), d’autres avaient le tort d’être trop riches (Antoine Lavoisier et les fermiers généraux)(23,) d’autres encore étaient des témoins gênants, d’autres enfin ne surent jamais pourquoi on les avait condamnés à la peine de mort (Cécile Renault).


Patrie en danger et « première » Terreur
Article détaillé : Massacres de Septembre.

Sans-culottes en armes, gouache de Jean-Baptiste Lesueur, 1793-1794, musée Carnavalet.
Depuis le 20 avril 1792, la France a déclaré la guerre à deux des monarchies européennes solidaires de la famille royale française, l’Autriche et la Prusse. Les défaites successives de l’armée française et l’entrée en guerre de la Prusse (6 juillet) ont contraint l’Assemblée législative à proclamer, le 11 juillet suivant, la « patrie en danger ». La provocation publiée dans le manifeste de Brunswick (25 juillet 1792)(24) dont le but principal est d’intimider les Parisiens en les menaçant de représailles en cas de violence contre le roi et sa famille(25), loin d’atteindre son objectif, contribue à précipiter les événements d’août et de septembre(26.)
Le 10 août, les sans-culottes et les fédérés, entraînés par les principales têtes pensantes de la Commune insurrectionnelle de Paris, prennent d’assaut le palais des Tuileries où réside Louis XVI. Celui-ci est incarcéré à la prison du Temple avec la famille royale tandis que les armées étrangères pénètrent sur le sol français. Pendant cette période, dite de la « Première Terreur » (été 1792), le pays a un gouvernement transitoire dont l’exécutif est confié à la commune insurrectionnelle de Paris, nouveau pouvoir auto-proclamé, qui dispose d’un conseil exécutif composé de six membres(27.) L’Assemblée législative, que la nouvelle commune a décidé de supprimer subsiste provisoirement, mais doit reconnaître celle-ci que des élections ont portée à 288 membres(28 ); elle peut ainsi continuer de siéger normalement et valide le décret de suspension de Louis XVI le soir du 10 août(29.) L’une de ses dernières initiatives sera d’envoyer des représentants en mission auprès des armées afin de purger le haut commandement et de lutter contre les accapareurs.


Dans le même temps, elle décide de mettre en accusation ceux que l’on appelle « les ennemis de la Révolution et les suspects», définition vague qui frappe pêle-mêle toutes sortes de citoyens : 3 000 personnes sont arrêtées, pour souvent être relâchées les jours suivants(30.) Une partie des défenseurs du palais des Tuileries, lors de l’insurrection du 10 août, sont exécutés sommairement(31). Sous la pression des sans-culottes un tribunal d’exception est organisé le 17 août 1792, avec un jury populaire composé de membres des sections parisiennes ; ce sont aussi les sections parisiennes, qui à la même période, forment des comités de surveillance, lesquels organisent des visites domiciliaires, des perquisitions et des arrestations(32.) L’annonce de la chute de Verdun aux mains des Prussiens (29 août 1792) et les rumeurs de complot créèrent un climat favorable aux massacres qui se déroulèrent au début du mois de septembre 1792 dans les prisons.
Ces opérations furent décidées par le commandant de la garde nationale, le général Santerre (qui prit sur lui de couvrir l’opération) et les membres du Comité de surveillance de la Commune de Paris, à savoir Étienne-Jean Panis, Pierre Jacques Duplain, Didier Jourdeuil et Antoine Sergent. Ces responsables s’adjoignirent l’aide d’un certain nombre de personnes parmi lesquelles Jean-Paul Marat. Celui-ci annonça lui-même, la veille, les massacres dans son journal. Ces tueries préméditées à l’arme blanche contre lesquelles le maire de Paris Jérôme Pétion et le président de l’assemblée nationale ne purent rien faire, durèrent trois jours et ne furent pas l’effet d’une folie collective ou d’une colère. Les massacres de Septembre 1792, qui préludèrent à la terreur de 1793, firent entre 1 000 et 1 400 morts. Les réactions indignées des Parisiens, malgré la peur, commencèrent à s’exprimer à partir de la mi-septembre – Roch Marcandier et Olympe de Gouges furent les premiers à protester – et furent relayées par les députés de la Législative puis de la Convention qui réclamèrent une commission d'enquête parlementaire(33.) Après les défaites à répétition de l’armée, la bataille de Valmy (20 septembre 1792) marqua un premier succès militaire – même si les raisons de ce succès sont obscures(34 )– et déclencha l’enthousiasme à Paris. La Première République fut proclamée le lendemain et la Convention nationale remplaça l’Assemblée législative.

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