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Révolution Française,chapitre,18

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Aboutissement et conséquences
Le dénouement et les suites des événements de germinal sont d’une grande importance car ils signifient que le pouvoir a la volonté de refermer la période de « guerre civile », qu’entretenaient les continuelles journées populaires, en se lançant dans la fondation de la nouvelle société attendue depuis les débuts de la Révolution(222). Mais, si dans l’immédiat le contrôle de la vie politique, en ce printemps 1794, marque une victoire politique et tactique du Comité de public et de Robespierre(223), leur antagonisme croissant avec les mouvements populaires scelle le divorce avec les masses(224) car, au lendemain de l’exécution des principaux fondateurs de la Terreur, le désarroi de nombreux sans-culottes est manifeste alors que les liens de « fraternité républicaine », qui les associaient aux autorités, se distendent et se rompent : la Révolution se trouve à l’arrêt(225). Ainsi, de Germinal à Thermidor, les relations entre le gouvernement révolutionnaire et le mouvement populaire ne cesseront de se dégrader(226.)


Robespierre et la Terreur
Article détaillé : Terreur (Révolution française).

Portrait de Robespierre vers 1790.
Alors que la Terreur se ralentit en province, elle s'accentue à Paris après le vote de la loi du 22 prairial de l'an II (10 juin 1794). Le tribunal révolutionnaire peut seul juger des crimes politiques. La définition d'ennemi de la Révolution est élargie et devient floue(227). Elle ouvre la voie de la Grande Terreur. Dans les semaines qui suivent, plus de 1 400 personnes sont guillotinées à Paris.
Au début de l'été 1794, l'effort de guerre consenti par la nation porte enfin ses fruits. La victoire de Fleurus, le 26 juin 1794 permet aux troupes françaises de reprendre la Belgique. Des vivres commencent à être réquisitionnés dans les régions occupées pour être envoyées en France.
Robespierre, en luttant contre les factions, en faisant revenir les terroristes les plus zélés, s'est fait beaucoup d'ennemis. Il est devenu l'homme politique le plus influent. Lorsqu'il préside la Fête de l'Être suprême, le 8 juin 1794, ses adversaires murmurent qu'il veut accaparer le pouvoir. Son retrait temporaire de la scène politique permet la constitution d'un groupe d'opposants autour du Comité de sûreté générale et d'anciens représentants en mission, comme Tallien ou Fouché.
Quand il se décide enfin à réapparaître à la Convention, il brandit la menace d'une nouvelle épuration, y compris contre certains députés qu'il a la maladresse de ne pas nommer. Le complot se noue avec le soutien du Marais. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), il est accusé par l'Assemblée et arrêté. Une action de la commune de Paris le délivre contre son gré et l'emmène à l'Hôtel de Ville. Mais les sans-culottes, démoralisés par la mise au pas des sections après l'élimination des Hébertistes, et mécontents de la stricte application du maximum des salaires, ne se joignent pas aux amis de Robespierre. La Convention qui l'a mis immédiatement hors la loi, envoie les troupes qui prennent d'assaut le bâtiment. Il est guillotiné le lendemain, le 28 juillet 1794, avec Georges Couthon, Saint-Just et ses principaux partisans. Les conventionnels thermidoriens rappellent les députés girondins et mettent fin à la Terreur.
C'est peu de temps après la fin de la Terreur, le 11 octobre 1794, que les cendres de Jean-Jacques Rousseau sont transférées au Panthéon, au cours d'une cérémonie grandiose(228.) Une autre panthéonisation révèle mieux encore la complexité des mois qui suivent le 9 thermidor. Le 1er septembre 1794, en effet, Marat entre au Panthéon ; il en sort cependant dès le 26 février suivant. Entre ces deux dates, les équilibres politiques ont changé à la Convention(229.)
La nouvelle Constitution de l’an III est votée par la Convention le 29 messidor (17 août 1795) et ratifiée par plébiscite en septembre. Elle est effective à partir du 4 vendémiaire (26 septembre) de la même année et fonde le nouveau régime du Directoire.


Directoire (26 octobre 1795 – 9 novembre 1799)
Articles détaillés : Directoire et Deuxième amalgame de l'armée sous la Révolution.

Paul Barras portant son costume d'apparat de Directeur.

Audience du Directoire en costume, le 30 brumaire an IV.

Napoléon Bonaparte face au Conseil des Cinq-Cents lors du coup d'État du 18 Brumaire conduisant à la fin du Directoire.
Le Directoire dure du 4 brumaire an IV au 18 brumaire an VIII, selon le calendrier révolutionnaire. Il s'agit de la seconde tentative pour créer un régime stable reposant sur une base constitutionnelle(230.) La pacification de l'Ouest, la fin de la Première Coalition permettent l'établissement d'une nouvelle constitution. Pour la première fois en France, le pouvoir législatif repose sur un parlement bicaméral : le Conseil des Cinq-Cents (500 membres) et le Conseil des Anciens (250 membres). Le pouvoir exécutif est un directoire de cinq personnes nommées par le conseil des Anciens sur une liste fournie par le Conseil des Cinq-Cents. Les ministres et les cinq directeurs ne sont pas responsables devant les assemblées, mais ils ne peuvent non plus les dissoudre. Comme en 1791, aucune procédure ne permet de résoudre les conflits(231).

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