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Marie-Antoinette,chapitre,12

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Descendance

Marie-Antoinette et ses enfants, par Élisabeth Vigée-Lebrun, 1787.
Huit ans et demi après son mariage, Marie-Antoinette accouche de son premier enfant, trois autres suivront cependant Marie-Antoinette n'a pas de descendants vivant de nos jours. Sa fille Marie-Thérèse, seule de ses enfants à être devenue adulte, n'aura jamais d'enfants.
Marie-Thérèse-Charlotte (1778-1851), dite « Madame Royale » ;
Louis-Joseph-Xavier-François (1781-1789), Dauphin ;
Louis-Charles (1785-1795), duc de Normandie (1785) puis Dauphin (1789) puis prince royal (1790-1792) puis « roi » sous le nom de « Louis XVII » (1793-1795) ;
Sophie-Béatrice (1786-1787), morte à 11 mois.
Elle fit deux fausses couches en 1779 et 1783.
Dans une entreprise de calomnie sciemment orchestrée, les libelles ne manquent cependant pas d'affirmer que ses enfants, en particulier ses fils, ne sont pas de Louis XVI.
Après le scandale de l'affaire du collier, Marie-Antoinette se tourne davantage vers sa famille et s'emploie à montrer d'elle l'image d'une mère de famille comme les autres. Enceinte, elle se fait peindre par Madame Vigée-Lebrun entourée de ses enfants(n 4), mais perd sa fille Sophie-Béatrice au berceau en 1787 (âgée de 11 mois).
Marie-Antoinette vivra très douloureusement cette perte. À l'origine, se trouvait peinte dans le berceau, sa fille Sophie Béatrice. La reine a souhaité laisser le berceau vide comme un symbole de deuil et de douleur. Constante source de chagrin pour la reine qui ne pouvait retenir ses larmes à la vue de l'œuvre, le tableau sera expédié à Vienne, Louis XVI l'offrant à son beau-frère Joseph II du Saint-Empire.
Elle perdra ensuite un deuxième enfant, Louis-Joseph-Xavier, âgé de presque 8 ans, en juin 1789, en pleine session des États-Généraux.


Le mythe

Le comte de Fersen (Hallé, vers 1780)
Marie-Antoinette est une femme célèbre et controversée de l'histoire de France. Après sa mort sur l'échafaud, les royalistes ont composé la légende de la reine martyre(46.) Alors que de son vivant, la reine eut à subir des paroles ou des écrits malveillants, bien des souvenirs furent oubliés plus ou moins volontairement et camouflés après sa mort. L'un des principaux doutes qui subsistèrent concerne la nature de sa liaison avec Hans Axel de Fersen. Ce roman d'amour a tourmenté plusieurs générations de fidèles inconditionnels, qui considéraient que la soupçonner de quelque faiblesse amoureuse revenait tout simplement à commettre un crime contre la monarchie même. Pour les républicains, la dernière reine de l'Ancien Régime ne figure plus parmi les grandes criminelles de l'Histoire, mais apparaît plutôt comme une princesse sotte, égoïste et inconséquente, dont on minimise le rôle politique. Cependant, Marie-Antoinette suscite généralement intérêt et compassion jusqu'à nos jours. Marie-Antoinette est la dernière souveraine à avoir porté le titre de reine de France : des successeurs de son époux sur le trône, Louis XVIII et Charles X y sont parvenus veufs, tandis qu'en prenant le titre de roi des Français, Louis-Philippe Ier a fait de son épouse Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (1782-1866), nièce de Marie-Antoinette, une « reine des Français »(47).
Tous les 16 octobre, jour anniversaire de sa mort, de nombreuses personnes se rendent en pèlerinage au château de Versailles afin d'y déposer des fleurs dans ses jardins(48.) Certaines voix marginales comme celle du révérend-père Jean-Marie Charles-Roux militent même pour sa béatification(49. )


Représentations de Marie-Antoinette
Iconographie
De 1779 à 1800, l’artiste française Élisabeth Vigée-Le Brun a fait une trentaine de portraits de Marie-Antoinette, dont l'un fut interprété en gravure par Jean-César Macret. Elle fut la première femme nommée peintre de la Cour(50.)
Filmographie et documentaires

Norma Shearer incarnant la reine dans le film américain Marie-Antoinette de W. S. Van Dyke en 1938.
1938 : La Marseillaise, film français de Jean Renoir, financé par une souscription publique de la CGT, retraçant la genèse de l’hymne national de la France avec un roi (Pierre Renoir) débonnaire et une reine (Lise Delamare) élégante, vaillante et pleine de ressources mais le réalisateur reprend tous les poncifs de la calomnie contre « l’Étrangère » qui appelle à son secours les ennemis de l’extérieur.
1938 : Marie-Antoinette, film américain de W. S. Van Dyke, développant les rapports difficiles entre le roi (Robert Morley) et la reine (Norma Shearer) et la liaison amoureuse de cette dernière avec de Fersen (Tyrone Power).
1946 : L’Affaire du collier de la reine de Marcel L'Herbier montre une reine non responsable et désigne comme coupable la comtesse de La Motte (Viviane Romance).
1953 : Si Versailles m'était conté..., film français de Sacha Guitry, retraçant l’histoire romancée des jeux de pouvoir au château de Versailles, depuis Louis XIV jusqu’à la signature du traité de 1919, avec une reine (Lana Marconi) irradiante.


Madame du Barry de Christian Jaque, où l'opposition de Marie Antoinette à la favorite de Louis XV, et la fameuse phrase où elle est contrainte de lui parler est évoquée. On montre aussi la ruée des courtisans, s'empressant devant Louis XVI, dès l'annonce de la mort de Louis XV.
1955 : Si Paris nous était conté..., film français de Sacha Guitry, avec à nouveau Lana Marconi dans le rôle de la reine.
1956 : Marie-Antoinette reine de France, film français de Jean Delannoy, portant une vision des événements et de leurs conséquences avec une bienveillante compassion pour la reine (Michèle Morgan), sensible, superbe dans sa splendeur et vulnérable dans son intimité, déchirée entre sa fidélité au roi (Jacques Morel) et sa passion pour de Fersen (Richard Todd). Le réalisateur balaye les anciennes calomnies et montre une reine en victime et symbole.
1958 : La Mort de Marie-Antoinette, film-TV français de Stellio Lorenzi, Amélie Breton et Alain Decaux, dans le cadre de La caméra explore le temps. Remarquable dramatique télévisée reconstituant soigneusement le climat des événements, avec Michel Bouquet (Robespierre), François Maistre (Fouquier-Tinville), François Chaumette (Hermann), Annie Ducaux (Marie-Antoinette) et Jean Rochefort (l’avocat de la reine).
1961 La Fayette (Jean Dréville) où Liselotte Pulver incarne une Marie Antoinette dotée d'un léger accent teuton, tout à fait vraisemblable. La reine œuvre pour soutenir le bouillants marquis et la cause des Insurgents américains.
1963 : Le Chevalier de Maison-Rouge, film-TV français en quatre épisodes de Claude Barma, glorifie les valeurs monarchistes en mettant en scène l’action de fidèles royalistes tentant après l’exécution du roi Louis XVI, de libérer la reine et le jeune Louis XVII, avec Annie Ducaux (Marie-Antoinette), Jean Desailly (le chevalier de Maison-Rouge, alias Morand) et Julien Guiomar (le geôlier Santerre). 1954

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