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Guerres Napoléoniènes,chapitre,6

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Campagne d’Allemagne
Article détaillé : Campagne d'Allemagne (1813).
La Prusse voit une occasion dans ces historiques défaites de l’armée française, et rentre en guerre. Napoléon reconstitue une armée en renforçant ses troupes rescapées, qui passent de 30 000 à 130 000 hommes (et atteindront 400 000 hommes). Il cause des pertes élevées (40 000 morts) à ses adversaires à la bataille de Lützen (2 mai) et à celle de Bautzen (20 et 21 mai), sans remporter de victoire décisive. Plus de 250 000 hommes s’affrontent dans ces batailles, ce qui les place parmi les plus grandes batailles de l’histoire militaire.
Un armistice est signé le 4 juin, et la trêve dure jusqu'au 13 août. Chaque camp cherche à se renforcer, et les coalisés parviennent à convaincre l’Autriche d’affronter à nouveau Napoléon. Elle forme deux armées d’environ 800 000 hommes, plus une réserve stratégique de 350 000 hommes pour appuyer les opérations de frontière. De son côté, Napoléon réunit environ 650 000 hommes en Allemagne, dont seulement 250 000 sous ses ordres directs (120 000 commandés par Oudinot, et 30 000 par Davout). La Confédération du Rhin équipe le gros des forces restantes, la Saxe et la Bavière étant les principaux alliés. En Italie, le royaume de Naples de Murat et le Royaume d'Italie d’Eugène de Beauharnais ont une armée combinée d’environ 100 000 hommes. Enfin, entre 150 000 et 200 000 soldats font retraite d’Espagne, poursuivis par les troupes hispano-britanniques (environ 150 000 hommes). Au total, 900 000 soldats français sont opposés sur tous les fronts à environ un million de soldats coalisés (sans compter les réserves stratégiques). De plus, les soldats allemands des forces françaises sont peu fiables, et ont tendance à déserter pour rejoindre les troupes alliées. Il est donc raisonnable d’estimer que Napoléon ne pouvait compter que sur 450 000 hommes en Allemagne, et qu’il était donc soumis à un rapport de forces défavorables de deux contre un.
À la fin de la trêve, Napoléon reprend l’initiative et vainc à Dresde des forces alliées numériquement supérieures, leur infligeant de fortes pertes, et avec de faibles pertes de son côté. Toutefois, de mauvais jugements de ses maréchaux et un manque d’assurance dans le reste de l’offensive coûte à la France l’avantage acquis lors de cette bataille. À la bataille de Leipzig, dite « bataille des Nations » (du 16 au 19 octobre 1813), 191 000 Français font face à 450 000 soldats alliés. Napoléon est battu, et contraint à faire retraite.


Campagne de France

L'entrée des troupes russes à Paris.
Article détaillé : Campagne de France (1814).
C'est l'invasion de la France par une armée coalisée de 500 000 soldats. Les monarques coalisés veulent mettre fin à vingt ans de guerre, à la Révolution et abattre Napoléon, qu'ils appellent l’Usurpateur. Napoléon ne peut leur opposer qu'une petite armée de 70 000 hommes. Au sein de cette armée de la dernière chance, la Garde impériale, composée en partie de conscrits, défend avec héroïsme chaque pouce de terrain. « Triomphe de la volonté sur le nombre » (selon le maréchal Juin), la campagne de France est l’occasion pour Napoléon de montrer son génie, en réussissant avec cette armée réduite à battre successivement ses ennemis divisés, notamment lors des batailles de Champaubert, Montmirail, Mormant et Montereau. Malgré ces victoires, les Alliés signent le traité de Chaumont (9 mars), promettant de rester unis jusqu’à la défaite totale de Napoléon. 6 000 combattants français furent tués, blessés ou faits prisonniers au cours de cette dernière campagne, sans réussir à empêcher les Alliés d’entrer à Paris le 30 mars, livrée par le maréchal Marmont. Sans envisager la défaite, Napoléon avait calculé qu’il pouvait recevoir 900 000 hommes en renfort, entre nouvelles recrues et troupes en garnison en Allemagne, Belgique et Hollande. Ces plans ne purent se réaliser, ces renforts n’ayant pu être mobilisés à temps. Napoléon abdique le 6 avril à Fontainebleau, et le congrès de Vienne débute le 1er octobre.


Guerre de la Septième Coalition (1815)

Napoleon quittant l'île d'Elbe, peint par Joseph Beaume.

Avancée de l'infanterie française pendant la bataille de Waterloo.
Articles détaillés : Septième Coalition et Cent-Jours.
La Septième Coalition rassemble le Royaume-Uni, la Russie, la Prusse, la Suède, l’Autriche, les Pays-Bas et de nombreux États allemands contre la France.
Cette période connue sous le nom de Cent-Jours commence quand Napoléon s’échappe de l'île d’Elbe et débarque à Golfe Juan, le 1er mars 1815. Durant le Vol de l’Aigle, il emprunte d’abord ce qui est devenu la route Napoléon dans les Alpes, rallie à lui les troupes qu’on envoie pour l’arrêter, et arrive à Paris abandonné par Louis XVIII. Les Alliés le déclarent hors-la-loi, et rassemblent en hâte une armée. Napoléon dispose de 280 000 hommes divisés en plusieurs armées. Avant son retour, la France avait une armée de 90 000 hommes (une légion par département), auxquels il réunit 250 000 vétérans. Il promulgue un décret pour mobiliser 2,5 millions d’hommes.
Les alliés ont immédiatement 700 000 soldats disponibles, et prévoient de se renforcer à hauteur d’un million d’hommes, soutenus par 200 000 hommes de garnison dans les places fortes.
Napoléon conduit une armée de 124 000 hommes dans une attaque préventive en Belgique, afin d’attaquer les armées alliées avant qu’elles ne se rassemblent, en espérant repousser les Britanniques à la mer et forcer les Prussiens à se retirer de la coalition. Sa marche rapide lui donne l’effet de surprise voulu. Il force les Prussiens au combat à la bataille de Ligny (16 juin), où ils sont battus et se retirent en désordre. Le même jour, Ney arrête les troupes britanniques envoyées par Wellington pour soutenir Blücher, à la bataille de Quatre-Bras. Ney ne peut cependant pas dégager les positions françaises, et Wellington n’est forcé à la retraite que par le recul prussien. Il rassemble ses troupes sur une position qu’il avait reconnue préalablement au mont Saint-Jean, à quelques kilomètres de la ville de Waterloo. Napoléon porte alors ses réserves vers le nord, et rejoint Ney pour poursuivre Wellington, tout en demandant à Grouchy de garder sa droite et d’empêcher les Prussiens de se réorganiser. Il ne remplit pas cette mission, et bien qu’il batte von Thielman à la bataille de Wavre (18 et 19 juin), le gros de l’armée prussienne marche au son du canon de Waterloo.
Au début de la bataille de Waterloo, le 18 juin 1815, Napoléon attend longtemps avant d’engager le combat, que le terrain soit séché par le soleil. À la fin de la journée, l’armée française n’a pas pu déloger les Britannico-Hanovriens de leurs positions. Quand les Prussiens arrivent et attaquent l’aile droite française, la stratégie de l’Empereur de maintenir divisés les coalisés se trouve mise en échec, et son armée doit faire retraite dans la confusion la plus totale. Après sa victoire à Wavre, Grouchy revient en ordre vers Paris, où Davout tient prête une armée de 117 000 hommes, pour faire face aux 116 000 Prusso-Britanniques. Même si militairement, Napoléon aurait pu envisager de continuer la lutte, sa chute est précipitée par une impossibilité politique de se maintenir au pouvoir.
Arrivé à Paris trois jours après Waterloo, Napoléon abdique une seconde fois le 22 juin 1815, et les Alliés l’exilent sur le rocher isolé de Sainte-Hélène.

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