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commune de paris (1871),chapitre,11

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Une plaque commémorative des derniers combats se trouve rue de la Fontaine-au-Roi, dans le 11e arrondissement de Paris.
Plaques commémoratives.

No 17, rue de la Fontaine-au-Roi.


Un bas-relief et une autre plaque commémorative des derniers combats de la Commune, se trouvent également à la jonction des rues de la Ferme-de-Savy et Jouye-Rouve, dans une entrée du parc de Belleville.


Destructions
Les nombreuses destructions dans Paris sont imputables à la fois à l'âpreté des combats et, principalement les 23 et 24 mai, aux incendies déclenchés par des commandos communards, visant des bâtiments symboliques de l'État. La colonne de la place Vendôme, étant surmontée par la statue de Napoléon, est abattue et démolie dès le 16 mai.
Les destructions et incendies d'immeubles civils (rues Royale, de Lille, de Rivoli, boulevard Voltaire, place de la Bastille, etc.), sont liées aux combats de rue, aux tirs d'artillerie, autant fédérés que versaillais. Certains incendies d'immeubles auraient aussi été provoqués pour des raisons tactiques, pour contrer l'avancée versaillaise(43.)
De grands édifices sont victimes d'incendies :
Le palais des Tuileries, symbole du pouvoir impérial de Napoléon III (incendié sur l'ordre du général Bergeret)(43) ;
la Bibliothèque impériale au Louvre, située dans l'aile nord du Palais, et ses quelque 200 000 livres et manuscrits (comprenant le fond de la bibliothèque de l'administration impériale, et l'important legs de livres et manuscrits de Charles Motteley) ;
Le palais de justice (dont cependant la Sainte-Chapelle échappe aux flammes)(44) ;
Le palais d'Orsay45 (où siègent le Conseil d'État et la Cour des comptes) ;
Le palais de la Légion d'honneur ;
Le Palais-Royal (l'aile droite et une partie du bâtiment central) ;
La Caisse des dépôts et consignations.


Le ministère des Finances(46 )est également détruit par un incendie le 22 mai. Des sources de l'époque proches des communards avancent que l'incendie fut déclenché par des obus de l'artillerie de l'armée régulière, qui aurait visé la barricade fédérée à l'angle de la rue Saint-Florentin47 : « Bon nombre d'obus, en éclatant, avait mis le feu de divers côtés : c'est ainsi, quoiqu'on en ait dit que le ministère des Finances, incendié de cette façon, brûlait lentement derrière nous, depuis le lundi de grand matin »(48.)
La chronologie de ces destructions suit très précisément la reconquête de Paris par les troupes versaillaises : le 22 mai, le ministère des Finances ; dans la nuit du 23 au 24, les Tuileries, le palais d'Orsay et l'hôtel de Salm ; le 24, le Palais-Royal, le Louvre, l'hôtel de ville et le palais de justice ; le 25, les greniers d'abondance ; le 26, les docks de la Villette et la colonne de la Bastille ; le 27, Belleville et le Père-Lachaise(44. )


L'hôtel de ville est incendié par des communards le 24 mai 1871. La bibliothèque de l'hôtel de ville et la totalité des archives de Paris furent ainsi anéanties, ainsi que tout l'état civil parisien (un exemplaire existait au palais de justice, l'autre à l'hôtel de ville et ils furent tous deux la proie des flammes) ; seul un tiers des huit millions d'actes détruits a pu être reconstitué.
Article connexe : Registres paroissiaux et d'état civil à Paris.

Plaque commémorative, vestibule Denon, musée du Louvre.
Une grande partie des archives de la police fut également détruite dans l'incendie du palais de justice. Certains bureaux de la Préfecture de police étaient alors intégrés aux bâtiments du palais ; la Conciergerie est également touchée(44.) Les archives comptables disparaissent également dans l'incendie du palais d'Orsay(45.)
D'autres richesses culturelles connurent le même sort, à l'exemple de la maison de Prosper Mérimée, rue de Lille, qui brûla avec tous ses livres, souvenirs, correspondances et manuscrits, ou celle de Jules Michelet, rue d'Assas. La manufacture des Gobelins est quelque peu touchée par l'incendie, tout comme l'église Saint-Eustache, le théâtre du Bataclan, l'église de Reuilly[Quoi ?], la caserne de Reuilly, les Magasins-Réunis place de la République, et le théâtre du Châtelet. L'incendie de l'Hôtel-Dieu et de Notre-Dame, envisagé, semble avoir été évité. Par contre, le Théâtre lyrique est fortement touché, et ceux de la Porte-Saint-Martin et des Délassements-Comiques sont entièrement brûlés. Le gouvernement publie a posteriori une liste de plus de deux cents édifices touchés par les flammes(44.)
Les Archives nationales furent sauvées par l'initiative du communard Louis-Guillaume Debock, lieutenant de la Garde nationale parisienne et directeur de l'Imprimerie nationale sous la Commune, qui s'opposa in extremis à l'incendie ordonné par d'autres communards.
Le palais du Louvre et ses collections échappèrent le 24 mai à la destruction grâce à l'action de Martian de Bernardy de Sigoyer, commandant le 26e bataillon de chasseurs à pied (appartenant aux forces versaillaises), qui fit intervenir ses soldats pour empêcher que le feu ne se propage du palais des Tuileries au musée. Il trouve la mort en poursuivant les combats à la tête de son bataillon. Son corps est retrouvé percé de balles le 26 mai au matin, entre le boulevard Beaumarchais et la rue Jean-Beausire(49.)

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