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Smilondon,chapitre,2

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Fossile

Liste d'espèces
Il existait trois espèces de Smilodon :
Smilodon gracilis : la plus petite des trois espèces de tigres préhistoriques, la moins massive (entre 55 et 105 kg) est également la plus ancienne. Il vivait en Amérique du Nord au début du Pléistocène ;
Smilodon fatalis : de la taille d'un lion, il pesait entre 280 et 300 kg. Il était sociable et vivait au sud de l'Amérique du Nord pendant pratiquement tout le Pléistocène. Cette espèce comprend en plus de la sous-espèce type Smilodon fatalis fatalis (Leidy, 1868), deux autres sous-espèces : Smilodon fatalis floridanus (Leidy, 1889) (de Floride) et Smilodon fatalis californicus Bovard, 1907 (du sud des États-Unis jusqu'au Pérou) ;
Smilodon populator (= Smilodon neogaeus) : la plus grande espèce (3 à 4 m) et pesait de 380 à 450 kg. Mais certains ont pu dépasser 500 kg. Il était sociable et vivait dans le bassin brésilien pendant la fin du Pléistocène.


Comportement social
Smilodon était une espèce vivant en groupes bien hiérarchisés, à la manière du lion. Des traces retrouvées sur les fossiles de La Brea témoignent du fait que des animaux, bien qu'ayant été sérieusement blessés, ont survécu plusieurs mois, alors que leurs blessures les empêchaient de chasser. Cela semble prouver que les membres du groupe s'entraidaient.
Chasse
Smilodon aurait été un superprédateur. On estime d'après sa morphologie, sa masse musculaire et sa mâchoire qu'il chassait les grands mammifères : des bisons (jeunes ou malades), des équidés et des camélidés. On sait qu'il était également charognard car beaucoup de ses fossiles ont été retrouvés autour d'autres fossiles à La Brea. Il pouvait manger jusqu'à 8 kg de viande par jour. Son absence de queue (dont les félins se servent pour équilibrer leur course) et sa morphologie laissent penser qu'il ne pouvait pas courir longtemps(1) et devait donc approcher ses proies par surprise.
Sa mâchoire étudiée par des biomécaniciens(4 )montre une capacité de pression bien inférieure à celle d'un lion actuel et équivalente à celle d'un gros chien. La longueur et la courbure de ses dents de sabre mais surtout leur grande fragilité sur des mouvements latéraux limitaient grandement sa gamme de proie et sa manière de les attaquer. Il ne pouvait ainsi pas les saisir avec la mâchoire comme les félins actuels, mais sans doute les agripper avec ses griffes, les faire tomber, et ensuite d'un coup de mâchoire à la gorge, trancher avec ses dents de sabre les artères vitales de la proie(1 )(les félins actuels étouffent le grand gibier en serrant leur mâchoire sur leur gorge).
Smilodon n'était pas le plus grand prédateur nord-américain du Pléistocène, il était contemporain à Panthera leo atrox (lion d'Amérique) et Arctodus simus (ours à face courte), les deux plus grands prédateurs de l'époque. Un autre de ses concurrents était le marsupial Thylacosmilus.
Une autre hypothèse est que le smilodon utilisait ses dents mâchoires fermées pour casser la glace, ou assommer ses proies (Eusmilus) à la façon des morses, déchirer les épaisses couches de graisse de mammifères marins. Il possédait une alimentation et un comportement proche de celui de l'ours polaire, peut-être était-il même meilleur nageur que celui-ci. La musculature du cou ainsi que la taille des vertèbres cervicale et dorsale peuvent étayer cette hypothèse.
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