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Comportement

Silurus glanis pêché dans la rivière Syr-Daria, dans la région de Baïkonour au centre du Kazakhstan
Le silure est grégaire et territorial. Les jeunes silures se déplacent souvent en groupes de trois à quatre individus (et d'autant plus que le nombre d'individus est élevé sur un site). L'adulte est agressif envers les intrus s'il se sent en danger et il est très protecteur envers sa progéniture, il attaque tout intrus s'approchant trop près de son nid en période de reproduction, y compris les baigneurs. Ce réflexe est surtout destiné à protéger ses œufs et non à se nourrir.
Il apprécie les eaux profondes et abritées des courants, de préférence encombrées et tièdes en surface. Il affectionne les fonds vaseux, principalement en plaine. Il passe la majeure partie de la journée en groupe, indolent près du fond, ou protégé sous les arbres ou branches.
Il s'active plutôt au coucher du soleil, à la recherche de toute nourriture jusqu'au crépuscule. L'adulte chasse alors pour lui seul, mais la chasse peut être faite en groupe. Il peut aussi chasser en journée si son attention est attirée par un poisson ou un oiseau imprudent ou montrant des signes de faiblesse sur son territoire.


ntre deux prises alimentaires, le silures passe un certain temps l'estomac vide, mais plus ou moins fréquemment selon le milieu (ex : dans le Lacc de Most 72% avaient l'estomac vide, 10% contenaient l'un des appâts disposés par les scientifiques et 18% contenaient un animal du régime alimentaire normal [65 aliments comptabilisés dans ce milieu, dont sept espèces de poissons, cinq de sauvagine, une de mammifères aquatiques, deux amphibiens et des œufs]... alors que dans le lac Milada (lac artificiel rectangulaire de 250 ha et 16m de profondeur moyenne issu de la submersion d'une mine de charbon à ciel ouvert en Tchéquie) seuls 40% des estomac étaient vides, et 6% seulement contenaient l'appât contre 54 % des aliments normaux) et dans ce cas ce 117 aliments ont été retrouvés dans les estomacs (8 poissons, 2 espèces d'oiseaux d'eau, un mammifère aquatique, 2 espèces d'invertébrés et des œufs et quelques macrophytes non identifiés.
Selon l'aquarium de Touraine un silure de 2 mètres mange en moyenne 1 kg de poisson tous les trois jours en été lorsque la température de l'eau se situe aux alentours de 22 °C. Cette quantité diminue nettement quand l'eau se refroidit : comme beaucoup d'animaux à sang froid, en l'hiver le silure s'alimente peu.
Des légendes médiévales présentaient le silure comme un mangeur d'homme ; selon les données disponibles, il peut attaquer l'homme, s'il se sent menacé, ou en période de reproduction où il défend sa progéniture. Cette agressivité vise alors à éloigner l'intrus, quel qu'il soit.
Le silure s'adapte aux conditions du milieu et peut radicalement changer ses habitudes de prédation. Ainsi des spécimens vivant dans le Tarn se sont spécialisés dans la chasse aux pigeons, qui se baignent dans les eaux peu profondes des rives, en employant une technique d'attaque en échouage similaire à celles employées par les orques du Chili et les crocodiles(37,)(17.)
Les silures glanes grandissent plus vite dans un environnement riche où leur capacité de prédation est alors accrue. Dans l'Èbre (Espagne) des silures introduits dans les années 1970 dépassent 2 m de long et ne sont pas à leur âge maximal.


Reproduction
Le frai a lieu de mi-mai à la mi-juin. Sa date dépend de la température de l'eau.
La ponte a lieu le soir ou à l'aube dans une température de 18 à 21 °C. Le silure fraye en couple, les œufs sont déposés dans un nid préparé à l'avance, que le mâle défendra farouchement contre tout intrus durant l'incubation. Le nombre d'œufs est fonction du poids de la femelle, on compte de 20 000 à 26 000 œufs par kilogramme. Une femelle de cent kilogrammes peut pondre jusqu'à 2 600 000 œufs.
Les mâles arrivent à leur maturité sexuelle dans leur 3e ou 4e année. Les femelles sont plus tardives et ce n’est que vers leur 5e ou 6e année qu'elles arrivent à leur maturité sexuelle.
La reproduction artificielle a fait l'objet de nombreuses expérimentations de la part des aquaculteurs, allant de la reproduction in situ(38) à la cryo-préservation de ses spermatozoïdes (39 )et des embryons(40 )à l'élevage des larves en passant par l'ovulation artificiellement contrôlée (41,) la survie des ovocytes exposés à des solutions salines et d'urine(4)2 et l'insémination artificielle, dont en Tchéquie et en France(43), en vue de l'aquaculture de l'espèce(44)(,45.) Pour obtenir une reproduction (et ensuite une croissance maximale) à n'importe quelle saison, l'importance de la température de l'eau pour la maturation des gonades(46) puis pour une croissance optimale des jeunes et des adultes a aussi été étudiée(47.)
En 1986, une étude a porté sur la production d'une triploïdie par exposition de l'ovule fraichement fécondé à un choc thermique (4 °C durant 30 à 40 min dans les 5 min suivant la fertilisation, opération qui tue 70 à 75 % des œufs fécondés)(48)(,49)(,50.)

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chapite silure glane chapitre 4
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