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Renne,chapitre,2

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Le renne est adapté à des environnements extrêmes, froids, acides et pauvres (en termes de productivité biologique)
Le renne se nourrit d'herbes, de buissons, d'écorces et de lichens, qu'il doit parfois chercher sous la neige. En fonction des saisons, il doit effectuer de longues migrations dans la toundra pour survivre, n'hésitant pas à traverser fleuves et bras de mer.
C'est un animal doué d'une adaptation au fil du temps qui a su survivre aux différents changements climatiques car le renne a côtoyé le mammouth et le rhinocéros laineux. Ceci grâce à ses faibles exigences alimentaires, et à ses multiples adaptations pour pouvoir survivre en fonction du climat, comme l'absence d'horloge circadienne(3). Sa dépendance vis-à-vis du lichen n'est pas un problème car cette nourriture est présente sur Terre depuis très longtemps. Le lichen est une nourriture riche qui fermente dans le rumen de l'animal, ce qui dégage de la chaleur et réchauffe le renne ; ainsi il n'a pas besoin d'avoir une activité physique pour se réchauffer, ce qui limite ses dépenses énergétiques.


Lichen à caribou, parc national des Grands-Jardins, Québec
Le principal prédateur est le loup qui suit de près les troupeaux. Les ours noirs, bruns et polaires représentent aussi une menace. Cependant, les rennes en bonne santé sont bien plus rapides à la course que la plupart de leurs prédateurs. Ce sont surtout les individus faibles, malades, jeunes ou âgés qui succombent aux prédateurs. Le renne peut facilement courir à près de 70 km/h en cas de danger. De plus, les bois des grands mâles font une arme redoutable pour affronter les loups ou un ours seul.
Le fait de limiter ses dépenses énergétiques lui permet de survivre l'hiver en grande partie sur les réserves qu'il a accumulées durant l'été. Il s'économise lors de ses déplacements grâce à des raquettes naturelles, ses sabots, qui sont très larges, pourvus d'une touffe de poils entre les doigts sur le dessous et qui s'enfoncent peu. Les femelles en gestation et les jeunes conservent leur bois durant l'hiver pour avoir plus de facilités pour accéder à la nourriture car ils ont moins constitué de réserves que les mâles.
La période de rut se situe en octobre et occasionne des luttes entre mâles pour obtenir un harem de femelles. La gestation, qui a lieu durant tout l'hiver, va durer entre sept et neuf mois. Les deux mois sont en fait deux mois durant lesquels les mères peuvent stopper le développement du fœtus : si la nourriture disponible ne permet pas à la fois la survie de la mère et la croissance du fœtus, le développement de ce dernier est mis entre parenthèses et la mise bas sera décalée. Lorsque le petit arrive à maturité, la mère peut retarder de quelques jours la mise bas afin d'attendre des conditions climatiques idéales, pas trop de chaleur ni de pluie, pour augmenter les chances de survie du petit.


Sous-espèces

Répartition approximative des sous-espèces de caribou en Amérique du Nord. Le chevauchement est possible pour les aires contiguës. Groenlandicus et pearyi se côtoient sur certaines îles arctiques.
Amérique du Nord
R. tarandus caribou (caribou des forêts ou caribou des bois). On le trouve à l'origine dans toutes les forêts boréales de l'Amérique du Nord, depuis l'Alaska et l'État de Washington à l'ouest jusqu'au Labrador et à la Nouvelle-Angleterre à l'est. L'espèce a disparu de la majeure partie de cette aire de répartition originelle, mais des groupes importants subsistent au Québec et au Labrador, au Canada. Des groupes plus restreints sont protégés ailleurs, comme dans l'Alberta. Seule la population de caribous de Terre-Neuve et du Labrador est considérée comme espèce non en péril.
R. tarandus dawsoni, dans l'île Graham, faisant partie de Haida Gwaii, anciennement îles de la Reine-Charlotte, en Colombie-Britannique, au Canada. Éteinte avant les années 1920(4.)
R. tarandus eogroenlandicus, dans l'est du Groenland. Éteinte vers 1900.
R. tarandus granti, en Alaska, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada.
R. tarandus groenlandicus, au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada, ainsi que dans l'est du Groenland.
R. tarandus pearyi, dans les îles du nord du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest du Canada.
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