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Raie manta,genre,chapitre,6

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Hors-ligne

Fossiles
Tandis que quelques petites dents ont été retrouvées, peu de squelettes fossilisés de raies mantas ont été découverts. Leur squelette cartilagineux se conserve mal, car il ne présente pas la calcification des poissons osseux. Seuls trois lits sédimentaires comprenant des fossiles de raies mantas sont connus, un datant de l’Oligocène en Caroline du Sud et deux autres datant du Miocène et du Pliocène en Caroline du Nord(49.) Des restes d’une espèce éteinte ont été trouvés dans la Chandler Bridge Formation en Caroline du Sud. Ils ont été décrits dans un premier temps sous l'appellation Manta fragilis, mais ensuite reclassés comme Paramobula fragilis(50. )
Sauvegarde
Menaces

Vue de face de M. birostris en train de se nourrir.
La plus grande menace qui pèse sur les raies mantas est la surpêche. M. birostris n’est pas uniformément répartie dans les océans, mais se concentre dans les zones qui lui pourvoient les plus grandes quantités de nourriture, tandis que M. alfredi est encore plus localisé à des zones précises. Leurs distributions sont ainsi fragmentées, avec peu de preuve d’entremêlement de sous-populations distinctes. Du fait de leur longue espérance de vie et de leur faible taux de reproduction, la surpêche peut très fortement diminuer localement certaines populations, d’autant plus qu’il y a très peu de chances que des individus venant d’ailleurs remplacent ceux qui ont disparu(25.)
La pêche commerciale comme la pêche artisanale capture des raies mantas pour la viande et leurs produits. Elles sont typiquement attrapées avec des filets, des chaluts ou des harpons(25.) Les raies mantas étaient autrefois capturées par des pêcheurs en Californie et en Australie pour leur huile de foie et leur peau ; cette dernière était utilisée comme abrasives(1). Leur viande est comestible et consommée dans divers pays, mais moins appréciée que celle d’autres poissons(51). La demande pour leurs brachiospines, la structure cartilagineuse qui protège les branchies, a récemment augmenté pour approvisionner la médecine chinoise(52). Pour pourvoir la demande croissante pour en brachiospines, des pêcheurs se sont spécialisés pour attraper les raies mantas dans les Philippines, en Indonésie, au Mozambique, à Madagascar, en Inde, au Pakistan, au Sri Lanka, au Brésil et en Tanzanie(51). Chaque année des milliers de raies mantas, principalement M. birostris, sont capturées et tuées uniquement pour leurs brachiospines. Une étude au Sri Lanka et en Inde a estimé que plus de 1 000 spécimens étaient vendus dans les marchés de ces pays chaque année(53.) Pour comparaison, les populations de M. birostris dans la plupart de leurs sites de regroupement sont estimées à moins de 1 000 individus chacune(54.) Des pêcheurs spécialisés dans la pêche aux raies mantas dans le golfe de Californie, la côte ouest du Mexique, l’Inde, le Sri Lanka, l’Indonésie et les Philippines ont conduit à une très importante baisse des effectifs dans ces régions(25.)
Les raies mantas sont sujettes à d’autres menaces liées à l’Homme. Du fait que les mantas sont obligées de nager constamment pour amener de l’eau riche en oxygène vers leurs branchies, et sont vulnérables à l’enchevêtrement dans les filets et la suffocation qui en découle. Les raies mantas ne peuvent pas nager vers l’arrière et, à cause de leurs nageoires céphaliques proéminentes, sont sujettes à être prises par les lignes de pêche, les filets et même les lignes d’amarre isolées. Quand elles sont prises, les raies mantas tentent souvent de se libérer en faisant des sauts périlleux, se prenant encore plus au piège. Abandonnée, une ligne de pêche peut s’enrouler et entailler la chaire de l’animal, lui causant une blessure irréversible. De même, les raies mantas sont parfois des prises accidentelles de filets prévus pour des poissons plus petits(55.) Certaines raies mantas sont blessées par des collisions avec des bateaux, spécialement dans des zones où elles se regroupent et ont facilement observables. D’autres menaces peuvent peser sur les raies mantas, comme le changement climatique, le tourisme, la pollution par marées noires, et l’ingestion de micro-plastiques(25. )


Statut de sauvegarde

Manta birostris à Hin Daeng, près des îles Phi Phi, Thaïlande.
En 2011, les raies mantas sont devenues strictement protégées dans les eaux internationales du fait de leur inclusion dans la Convention de Bonn. La CMS est une organisation régie par un traité international qui est chargé de la sauvegarde des espèces migratrices et des habitats à une large échelle. Bien que des nations protégeassent déjà les raies mantas, les poissons migrent souvent vers des zones non réglementées, ce qui pose un problème supplémentaire en cas de surpêche(56.) L’UICN classe M. birostris comme vulnérable avec un risque élevé d’extinction en novembre 2011(57).
La même année, M. alfredi a également été classée Vulnérable avec des populations représentant localement moins de 1 000 individus et aucun ou très peu d’échanges entre sous-populations(23). Le Manta Trust est une organisation caritative britannique consacrée à la recherche et la sauvegarde des raies mantas. Le site internet de l’organisation est également une importante ressource pour se documenter sur la biologie et la sauvegarde de ces animaux(58).
Au-delà de ces initiatives internationales, certains pays entreprennent des actions propres. La Nouvelle-Zélande a ainsi interdit la pêche de la raie manta dès le Wildlife Act de 1953. En juin 1995, les Maldives interdisent la vente à l’export des raies mantas et de leurs sous-produits, stoppant ainsi la pêche des raies car il n’y avait pas de pêche pour la consommation locale. Le gouvernement renforce cette réglementation en 2009 avec l’introduction de deux aires marines protégées. Aux Philippines, la capture des raies mantas est interdite en 1998, mais cette loi est ajournée en 1999 sous la pression des pêcheurs locaux. Les stocks de poissons sont surveillés en 2002 et l’interdiction est remise en place depuis cette date. Il est interdit de capturer ou de tuer des raies mantas dans les eaux mexicaines depuis 2007. Cette interdiction n’a pas forcément été durcie, mais mieux appliquée à Holbox, une île de la péninsule du Yucatán, où les raies mantas sont également une attraction pour les touristes.
En 2009, Hawaï devient le premier État des États-Unis à interdire de tuer ou de capturer des raies mantas. Il n’y avait pas de pêche spécialisée dans cet État, mais les poissons qui passent dans les eaux locales sont désormais protégés. En 2010, l’équateur interdit la pêche de l’ensemble des raies, ainsi que leur rétention comme prise accessoire et leur vente(25.)

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