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Perdrix grise,chapitre,4

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Hors-ligne

Statut de protection/menaces
Si l'espèce a localement disparu, ses métapopulations restent importantes, ce pourquoi son état n'est jugé que faiblement préoccupant du point de vue de la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées. Certains auteurs estiment cependant qu'une partie de la richesse génétique des sous-populations a été perdue, ce qui pourrait avoir des conséquences en termes de dynamique des populations
L'espèce a été introduite ou réintroduite (souvent avec succès) dans de nombreuses parties du monde pour la chasse, y compris de vastes régions de l'Amérique du Nord où elle est plus communément connue sous le nom de perdrix de Hongrie (Hungarian partridge), ou plus simplement "Hun".
Des avis différents voire opposés existent quant à l'importance des diverses causes de décès. Une étude récente (2013) a cherché s'il était possible de savoir si les cadavres de perdrix retrouvés sur le sol, et en tout ou partie mangés par des prédateurs étaient ceux de perdrix tuées par ce prédateur ou déjà mortes d'une cause naturelle ou humaine (empoisonnement par limacides par exemple1)(8), mort par engin agricole, blessure de chasse...) ou si elles étaient plus nombreuses à être affaiblies par une autre cause (la prédation ayant alors un rôle positif de sélection naturelle](19.) L'étude basée sur un « travail de terrain et d’analyses (autopsies et recherche de résidus) très conséquent et coûteux, 80 % des cadavres « consommés » étaient dans un état ne permettant pas de réelles investigations » a conclu qu'il était difficile de préciser la cause primaire de la mort d'une perdrix grise. 90 perdrix étaient dans ce cas en assez bon état pour être autopsiées et ce travail n'a pas selon l'ONCFS « fondamentalement remis en question la détermination des causes de mortalité (prédation et autres) »(19 ), les auteurs ont conclu que - selon les données dont ils disposent - la réponse à cette question reste difficile mais que « les autopsies ne semblent pas montrer que le taux important de mortalité des perdrix grises par prédation peut s’expliquer par un important taux de nécrophagie. Elles n’ont pas non plus mis en évidence que les oiseaux morts de prédation semblaient plus affaiblis que ceux morts d’autres traumatismes »(19,) mais on sait par ailleurs que les insectes nécrophages enterrent et cachent rapidement les cadavres qu'ils utilisent pour nourrir leurs larves.


Sous-espèces
Un grand nombre de sous-espèces et races ont été décrites, ce qui n’a rien d’étonnant compte tenu de la vaste répartition géographique de cette espèce. Le séquençage de 390 nucléotides de l’ADN mitochondrial de 227 oiseaux, Liukkonen et al. (2002) a montré que la perdrix grise se divisait en deux clades principaux : un occidental, rencontré en France, Angleterre, Allemagne, Pologne, Italie et Autriche ; et l’autre, oriental, rencontré en Finlande, Bulgarie, Russie, Estonie, Kazakhstan et Grèce. Le clade occidental trouverait son origine dans la Péninsule Ibérique alors que le clade oriental serait originaire du Caucase et des Balkans. La séparation aurait eu lieu il y a environ 1,1 million d’années à la suite des glaciations (Hennache & Ottaviani 2011).
Actuellement huit sous-espèces sont reconnues :
P. p. perdix (Linné, 1758) inclut P. p. borkumensis Harrison 1952. Il s’agit de la forme nominative qui se rencontre dans les îles Britanniques et le sud de la Scandinavie, au sud jusqu’en France et à l’est jusqu’aux Balkans et la Grèce.
P. p. hispaniensis Reichenow, 1892 est propre aux Pyrénées et au nord de l’Espagne et du Portugal. Cette forme est plus foncée que la forme nominative et marquée de noirâtre sur les parties supérieures. La tache ventrale, presque noirâtre, est plus étendue.
P. p. sphagnetorum (Altum, 1894) vit dans les landes tourbeuses à bruyères du nord-est des Pays-Bas et du nord-ouest de l’Allemagne. Les vermiculures grises de la poitrine sont très foncées et plus serrées. Les parties supérieures sont fortement marquées de noirâtre.
P. p. armoricana Hartert, 1917 est une sous-espèce locale reconnue en Bretagne, Normandie et centre de la France. Elle serait plus rousse que la forme nominative, surtout sur la poitrine.
P. p. italica Hartert, 1917 se rencontre en Italie. La validité de cette sous-espèce est discutée tant sa différence avec P. p. perdix est faible.
P. p. lucida (Altum, 1894), est une forme dont la distribution va du sud de la Finlande à la chaîne de l’Oural, à l’est, et jusqu’à la mer Noire, la Crimée et le nord du Caucase au sud. La teinte grise est plus pâle dans toutes les parties du corps.
P. p. canescens Buturlin, 1906 inclut P. p. furvescens Buturlin, 1908 et vit en Turquie, au Caucase et en Iran. Cette sous-espèce est encore plus claire que P. p. lucida, non seulement dans les teintes grises mais aussi dans les teintes brunes.
P. p. robusta Homeyer & Tancre, 1883 inclut P. p. arenicola Buturlin, 1904 et s’étend de la rivière Oural jusqu’en Chine. Chez cette forme la teinte brune est encore plus pâle que chez la sous-espèce canescens, alors que le gris est plus foncé.
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