www.handi-zen.com

handi-zen

Cicatriser sans laisser de traces

900 appréciations
Hors-ligne


Les bons gestes à adopter pour qu’une plaie récente ne laisse pas une marque indélébile sur notre peau et les remèdes pour gommer les vieilles blessures de guerre.

Aïe, je me suis fait mal !

« Pour bien cicatriser, une plaie doit être soigneusement nettoyée », explique le Dr Philippe Deshayes, dermatologue. Si la blessure est superficielle (éraflure ou abrasion) ou peu profonde (ça « saignote » à la jonction de l’épiderme), on désinfecte à l’aide d’un antiseptique faiblement alcoolisé, avant d’appliquer une crème antibactérienne. On pose éventuellement un pansement classique ou hydrocolloïde, notamment sur des ampoules ou en cas de troubles de la circulation sanguine (Cicatrisation Rapide d’Urgo, ou Cicatrisation Active de Mercurochrome). Et surtout, gare au soleil ! Pour éviter l’apparition d’une tâche brune indélébile causée par l’inflammation, on n’expose pas la zone lésée entre 10 h 30 et 16 h 30, et on la protège avec un écran total dès que l’on sort.

Je suis sérieusement amochée

Lorsque la couche profonde de la peau a été abîmée (après une intervention chirurgicale par exemple), les petits vaisseaux lésés se reconstituent et des cellules nettoient la plaie. Durant cette phase de réparation tissulaire, le derme « bourgeonne » pour refermer la peau. Attention aux croûtes qui gênent la cicatrisation. Pour prévenir ce phénomène, on maintient un milieu humide grâce à des crèmes réparatrices et antibactériennes, riches en actifs qui calment l’inflammation et stimulent le collagène. L’humidité permet aux cellules de se diviser beaucoup plus vite qu’à l’air libre et à la peau de se régénérer plus rapidement. Ces crèmes peuvent être utilisées dès le lendemain de la pose de fils résorbables sous la peau. En cas de points de sutures classiques, on évite les bains de mer (le sel et le sable « tirent » sur la peau) et de piscine (bactéries éventuelles). Et on ne sollicite pas trop la blessure, car même si les fils sont retirés après quinze jours, il faut un mois au derme pour se reconstituer.
J’ai l’impression que ça ne va pas disparaître

Le processus complet de cicatrisation peut prendre de dix-huit mois à deux ans. Pour redonner de la souplesse à la peau, aider les fibres de collagène à se densifier et les fibres élastines à se régénérer, on pratique un automassage deux fois par jour pendant trois minutes, avec ou sans crème. On démarre à un bout de la cicatrice et, en pinçant doucement l’épiderme, on avance en palper-rouler. On peut également poser ses doigts sur la marque disgracieuse et masser par mouvements circulaires, à droite, à gauche, en haut et en bas. La régularité est indispensable pour obtenir de bons résultats. Et, encore une fois, on se protège du soleil. « Les fines cicatrices blanches achromiques – où la peau n’est plus pigmentée – ressortiront d’autant plus si la peau brunit fortement autour », observe le Dr Dominique Egasse, chirurgien-dermatologue en oncologie à l’Hôpital des Peupliers (Paris). On pense à avoir toujours sur soi un stick à lèvres à haute protection solaire, à la fois facile à transporter et efficace, conseille le Dr Philippe Deshayes.
J’ai une marque très ancienne

On ne cicatrise pas toutes de la même manière, selon notre mode de vie ou notre état de santé : le tabac gêne la microcirculation et la production de collagène, le diabète augmente le risque d’infection, etc. Au bout de deux ans, si la cicatrice reste rouge, on peut agir en la masquant avec des séances de laser – à planifier en hiver, jusqu’en mars. Le laser vasculaire (sur 2 à 3 séances, à six semaines d’intervalle) diminue les rougeurs sur les cicatrices hypertrophiques, c’est-à-dire en relief. Plusieurs séances de laser à CO2 fractionné donnent de bons résultats sur les reliquats d’acné (non remboursés par la Sécu). Si ceux-ci sont très sévères, on privilégie le laser à CO2 pulsé (prise en charge possible avec entente préalable) mais on n’est pas « montrable » durant environ six semaines et « no make-up » durant trois semaines. Enfin, il est toujours possible de camoufler une vilaine marque grâce à un maquillage spécifique. Il existe deux gammes de référence : Couvrance d’Avène et Tolériane Teint des laboratoires La Roche-Posay. Ces derniers éditent également un Guide beauté très complet pour les patientes en soin anticancer et proposent une cure spécifique pour les suites de cancers du sein, notamment le traitement des cicatrices (thermes-larocheposay.fr).
Les stars des crèmes cicatrisantes

Cicaplast Baume B5 : une « recette » thermale de référence, concentrée en sélénium, provitamine B5 (Panthénol), cuivre-zinc-manganèse, et beurre de karité pour apaiser et réparer la zone altérée (La Roche-Posay).

Cicafalte : une émulsion réparatrice ciblée post-acte (laser, peelings) à base de sucrafalte, de sulfates de cuivre et zinc et d’eau thermale (Avène).

P.O.12 Repar : un cocktail d’actifs cicatrisants (arginine, allantoïne, acide hyaluronique…) en version crème, spray et lotion (Boehringer-Ingelheim).

Cicabio SPF 50 : une pommade riche en cuivre-zinc, centella asiatica, resvératrol et à haute protection solaire (Bioderma).

et JE RAJOUTE le miel est cicatrisant

Source marie france
Vous ne disposez pas des permissions nécessaires pour répondre à un sujet de la catégorie Santé - medecine naturelle.

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 188 autres membres