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Napoléon,chapitre,5

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Siège de Toulon (1793)

Bonaparte pendant le siège de Toulon.
Bonaparte est capitaine d’artillerie lorsqu'il se présente au général Carteaux chargé de diriger le siège de la ville. Celui-ci ne l'écoute pas et ne suit pas ses conseils(24). Bonaparte obtient, à la demande des commissaires Augustin Robespierre et son compatriote Salicetti, le commandement de l'artillerie, avec le grade de chef de bataillon. Bonaparte s'oppose aussi à Louis Fréron, qui, par sa mauvaise gestion des affaires militaires, contribue au lancement de sa carrière. Il rencontre lors de ce siège de jeunes officiers comme Marmont ou Victor et le sergent Junot(24) qui accompagneront la suite de sa carrière. L'artillerie est dirigée par Dommartin, mais Bonaparte est nommé commandant à sa place, le 19 octobre 1793. Le 23 novembre, il parvient, avec ses hommes, à capturer le général anglais Charles O'Hara(24.) Après l'échec d'un assaut contre Toulon, Napoléon soumet un plan d'attaque au général Dugommier, qui a pris le commandement du siège. L'application de ce plan permet la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques le 18 décembre, après la prise du Petit Gibraltar(24). Ses ordres contribuent à forcer la flotte britannique à quitter la rade de Toulon et à priver ainsi les insurgés d'un soutien précieux. Il est fait général de brigade le 19 janvier 1794, après avoir refusé au commissaire Augustin Robespierre (frère de Maximilien de Robespierre) son protecteur, le commandement de l'armée de Paris(24.) Augustin dira d'ailleurs à son frère, par une lettre, que Bonaparte est « un mérite transcendant et Corse ». Le nom de « Bonaparte » est désormais connu de Maximilien de Robespierre.


Bonaparte, jeune général victorieux(30)
Après cette victoire, Bonaparte suscite l'admiration auprès de la Convention, mais aussi auprès de la gent féminine. Il se mettra à fréquenter Désirée Clary, qui deviendra sa fiancée(4.)
Il obtient une mission de ravitaillement à Gênes le 15 juillet 1794. En réalité il s'agit d'une mission qui vise à se renseigner sur les forces militaires de Gênes. Le 27 juillet 1794 (le 9 thermidor an II), il rentre à Paris, le jour où Robespierre s'écroule.
Ses amitiés avec les jacobins lui valent d’être brièvement arrêté le 9 août 1794 après la chute de Robespierre, à Antibes, au fort Carré(24.)
La situation reste mauvaise pour Bonaparte, il rentrera dans la franc-maçonnerie en avril 1795. Il remonte ensuite à Paris, et se présente au ministère de la Guerre qui lui propose d'aller faire de la répression en Vendée, mais Bonaparte refuse, car il a l'esprit tourné vers l'Italie. Pour éviter d'y aller de force, il se présentera malade de la gale, accompagné d'un certificat médical.
Au mois de juillet 1795, il espère aller en Turquie à la demande du sultan pour devenir officier instructeur. Cela échouera, il n'est pas retenu.
Le 15 septembre 1795, il est renvoyé brusquement, (ou il a démissionné, la cause reste encore floue). Désormais sans affectation et sans solde, c'est une catastrophe pour lui. Mais Bonaparte ne tardera pas à reparaître, un certain 5 octobre 1795, le 13 vendémiaire an IV.


Paris et le 13 vendémiaire
Article détaillé : Insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV.
Une fois Bonaparte libéré, François Aubry, membre du comité militaire, lui propose en 1795 un commandement en Vendée mais il refuse et lui dit même « on vieillit vite sur le champ de bataille et j'en arrive »(24.) Aubry le met alors en congé, mais sans solde. Par la suite, il erre à Paris sans commandement effectif ; sans argent, il va souvent dîner chez Bourrienne ou chez Mme Panoria Comnène, épouse Permon, une connaissance de Corse, avec Junot, les deux étant devenus inséparables depuis le siège de Toulon(24.)
Le 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), Barras lui demande de réprimer l’insurrection royaliste contre la Convention nationale24. En effet, 25 000 royalistes préparent une insurrection à Paris. À cette occasion, Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier, Joachim Murat, chef d'escadron, son futur beau-frère. Ce dernier joue un rôle déterminant, en transférant à temps les canons indispensables depuis les Sablons jusqu'aux abords des Tuileries. La canonnade de Saint-Roch — où les boulets ont été remplacés par de la mitraille plus « efficace » — disperse les forces royalistes, faisant trois cents morts(31.)
Quelques jours plus tard, Bonaparte est promu général de division, puis nommé commandant de l’armée de l'Intérieur, succédant à Barras qui devient l’un des cinq membres du Directoire (régime qui succède à la Convention en octobre 1795). Il s'installe alors à Paris, à l’hôtel de la XVIIe division, rue des Capucines(24). Bonaparte a fait ici une ascension extraordinaire en devenant en quelques semaines seulement, un personnage très important de la capitale.


Bonaparte et Joséphine
Marie Josèphe Rose Tascher de la Pagerie est veuve d’Alexandre de Beauharnais, général de l’armée du Rhin, accusé de s’être rendu au siège de Mayence de 1793. Il sera guillotiné en 1794, tandis qu'elle sera emprisonnée. Alexandre lui donnera deux enfants, Eugène et Hortense. Née aux Antilles, en Martinique en 1763, son père possédait une plantation de canne à sucre.
Après une première rencontre entre Bonaparte et Joséphine en 1795, une véritable passion va naître entre les deux amants.
Très rapidement ils décident de se marier. Bonaparte s'empresse donc d'écrire une lettre de rupture à Désirée Clary, dont la sœur est mariée à Joseph.
Bonaparte, en retard au mariage, arrive et s’écrie auprès du commissaire chargé de remplacer le maire « Mariez-nous vite », en le réveillant. Ils se marient le 9 mars 1796 à la mairie du IIème arrondissement de Paris, d’un mariage républicain et non religieux. Paul Barras, l'ancien amant de Joséphine, assiste au mariage. Sur leur certificat, les époux falsifient leur âge. Joséphine se donne quatre ans de moins et Bonaparte se donne 18 mois de plus. D’ailleurs le mariage ne sera pas réglementaire, étant donné que le commissaire n’est pas habilité à dispenser les mariages(8.)
Deux jours plus tard, Bonaparte rejoint son armée d’Italie à Nice, en passant par Marseille pour annoncer à sa mère la nouvelle de son mariage.

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