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Se découvrir, s’accepter, se réaliser.

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Dans mon premier billet, je me suis présentée comme étant « yogini indigne ». Je désire rectifier cette appellation parce que, dans le fond, tout le monde est parfait et tout le monde est digne. Ce qui différencie un yogi d’une personne ne s’étant pas engagée dans la voie du yoga, c’est qu’il agit en conscience, qu’il s’interroge pour connaître ce qui le pousse à agir de telle ou telle façon. Ce dernier tend à modifier ses comportements afin d’être en équanimité avec sa vérité. « Le yogi est un chercheur » – Sylvie Tremblay.

À travers mes interventions, comme évoqué lors de ma première chronique, je désire partager mon vécu afin de vous permettre, en tout humilité, de vous découvrir et de vous accepter tel que vous êtes : parfaits! Je sauterai certes du coq à l’âne! Je parlerai de sujets complètement différents d’une fois à l’autre. Je vous surprendrai peut-être en ayant de la suite dans les idées. Une chose est certaine et sera la seule constante; je serai toujours moi-même : vraie, humaine, remplie de compassion.

Ce qui m’amène à introduire le sujet de ce billet : se découvrir, s’accepter et se réaliser. Le yoga m’a amenée à me découvrir. La pratique avancée, ma formation professorale ainsi qu’un travail d’introspection important m’ont permis de m’accepter comme je suis. Ma pratique engagée ainsi que mon enseignement m’amèneront à ma réalisation.

Les cinq yama, observances morales (Yoga Sūtra de Patañjali), ont une très grande importance dans l’acceptation de soi. Ils ont été évoqués précédemment comme : non-violence, vérité, honnêteté, modération, et détachement.

On traduit souvent ahimsa par « non-violence ». Le terme « bienveillance » est selon moi plus juste pour la simple raison que pratiquer la non-violence sans un acte de bienveillance ne sert pas au plus grand.

Par exemple, de la découverte à l’acceptation de soi, on passe par plusieurs gammes d’émotions. Lorsqu’on se découvre, on peut se faire violence parce qu’il n’est pas rare qu’on n’aime pas ce que l’on découvre : je suis violente, je suis colérique, je ne prends pas soin de mon alimentation, je fûme… On peut ressentir de la haine envers soi-même, on peut se sentir coupable, on peut ressentir que l’on n’est pas aimable… Dans cet état, on ne pratique pas ahimsa. La pratique d’ahimsa peut nous amener vers l’acceptation de soi. Reconnaître son agressivité, sa colère, son alimentation moins qu’optimale, etc… et faire preuve de compassion envers soi-même et se donner un « break », c’est pratiquer ahimsa.

On vit tous à un niveau ou un autre le sentiment de la culpabilité. On se juge soi-même et ce, plus sévèrement qu’on ne jugerait une personne pour qui on a peu d’estime. La pratique des asanas et de la méditation constitue deux outils clefs à l’étude de soi. C’est souvent lorsqu’on se rencontre que le travail commence vraiment.

Je vous invite à regarder en vous-même et identifier des traits de caractère et des comportements que vous mettez de l’avant. Je vous invite à prendre un instant simplement pour être avec ce qui est. Finalement, je vous propose de vous pardonner comme on pardonnerait à une personne qui nous a fait du tort. Bien plus qu’accepter ses comportements et ses traits de caractères peut-être excessifs, la pratique d’ahimsa nous permet de s’aimer et d’être rempli de compassion envers soi-même. Essayez, ça marche!

Lors de mon prochain billet, j’élaborerai au sujet des yama et ferai suite au thème de l’acception de soi.

Au plaisir!

Annie Savoie – Yogini

Source myvirtualyoga
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