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Ce que j’ai appris… la suite.

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Le mois dernier, je vous entretenais de ce que j’avais appris en devenant massothérapeute. Voici la suite de mes réflexions…

Je me réautorise à toucher les gens

Dans ma pratique, cela va de soi. Mais je recommence aussi et surtout à toucher mes amis quand je discute avec eux, à habiter plus mes «hugs», à donner des poignées de mains à deux mains ! Tactile de nature, j’ai changé ma façon de faire en arrivant au Québec, adaptant mon langage corporel à cette réserve typiquement nord-américaine. Je me revois encore me restreindre dans mes gestes pour ne pas être envahissante, moi qui voulais tellement m’intégrer à mon nouveau lieu de vie. J’avoue que je suis heureuse de revenir à ma tendance première, car, fondamentalement, les bénéfices d’une main qui se pose quelques secondes sur un bras par sollicitude ou complicité sont à mon avis de loin supérieurs au potentiel dérangeant de la chose.

Je fais partie d’une communauté

Et ce, dans mon travail, ce qui est une grande première puisque j’ai longtemps travaillé comme pigiste. Même si je suis encore à mon compte, autonome, le fait d’exercer comme massothérapeute dans deux cliniques fait de moi la partie d’un tout. Il faut dire que les deux endroits qui m’accueillent privilégient l’approche holistique, globale. Je peux ainsi référer mes patients à d’autres spécialistes (ostéopathes, acupuncteurs, naturothérapeutes) et travailler de concert avec mes collègues. Une approche multidisciplinaire permettant une atteinte du mieux-être plus complète. Cette notion de communauté je l’ai en fait d’abord ressenti là où j’ai étudié le massage yoga thaïlandais, au Lotus Palm, mais sans me douter alors que ça allait teinter tous les aspects de ma vie ! Il faut dire que depuis j’ai été amené à rencontrer plein de nouvelles personnes, à développer de nouveaux liens tricotés serrés, car fait d’un matériau particulier; de la grosse laine d’authenticité !

Je perçois le corps autrement

Quand des femmes me disent (car ce type de commentaires viennent d’elles…) que leurs pieds ne sont pas beaux, qu’elles s’excusent de ne pas avoir eu le temps de faire une pédicure, et autres considérations, j’aimerais qu’elles sachent que ce que moi je vois c’est surtout une face plantaire sur laquelle poser mes pouces et des orteils à faire danser – oui, il existe une technique appelée «la danse des orteils» ! Et, en passant, le travail sur les pieds est un de mes moments préférés du massage, notamment parce que je sais qu’il amène souvent un lâcher-prise propice à la détente pour le receveur… Il en va de même pour différentes affections de la peau qui complexent tant certaines personnes. J’ai, pour un corps affichant un grave eczéma, une compassion d’autant plus profonde, car je suis passée par là il y a quelques années. Les considérations esthétiques restent à la porte de la clinique. Il n’y a pas de beau ou de laid, seulement des parties du corps à délier, un état de relaxation à induire.

Psitt ! Quand j’étais ado, j’avais reçu une carte postale en noir et blanc représentant un mur avec ce graffiti : »Ne perdez pas votre vie à la gagner. » Ce message a résonné en moi pendant des années. Et je crois que je peux dire que, après avoir emprunté quelques chemins de traverse, j’y suis restée fidèle…

Source sylvie michelon
Source myvirtualyoga
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