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Guêpe,chapitre 3

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Alimentation
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Vidéo d'une guêpe neutralisant une mouche.
L'abeille se nourrit de nectar. La guêpe se nourrit de sucre, de fruits en décomposition et parfois de miel provenant des ruches. Pour nourrir les larves, la grande majorité des espèces de guêpes doit chasser d'autres insectes qu'elles coupent en petits morceaux (certaines pondent directement sur le corps de la proie piquée puis stockée dans le nid). Après avoir mastiqué ces morceaux de viande, elles les servent à leurs larves. Les guêpes ne produisent pas de miel, à l’exception des guêpes mellifères. Ces dernières qui forment la sous-famille des Masarinae sont les seules à ne pas nourrir leurs larves de matières d’origine animale(7.)


Classification
Les guêpes solitaires
Article détaillé : Guêpe solitaire.
Les guêpes fouisseuses
Article détaillé : Sphecidae.

Guêpe bâtissant des loges en terre pour stocker les proies qui serviront de réserves de nourriture à ses propres larves.
Il en existe environ 9 000 espèces à travers le monde. Ce sont des guêpes solitaires. Certaines de ces guêpes ont le corps allongé et très élancé, alors que d’autres sont plus trapues. Elles mesurent généralement entre 1 et 3 cm. Elles sont parfois noires et jaunes (ou orangées), toutes noires ou bleu métallique (comme le Chalybion californicum). Elles ont parfois une taille très allongée. Leurs antennes sont longues et leurs pièces buccales de type broyeuses. Leurs pattes arrière sont souvent longues.


Pour son nid, la femelle peut :
utiliser diverses cavités (tiges creuses, anfractuosités) ;
bâtir de toutes pièces des loges (en terre) ;
creuser plusieurs cellules dans le sol.
Le nid peut être rempli d'arthropodes (insectes matures, larves, araignées) souvent paralysés à l'aide de son venin et sur lesquels elle pond.
Les femelles chassent des insectes ou des araignées, dans le but de nourrir leur progéniture. Les adultes se nourrissent surtout de nectar. Certaines sont généralistes et se contentent de divers arthropodes qu’elles peuvent trouver (araignées, chenilles, mouches, sauterelles), alors que d’autres sont plus spécifiques dans leurs choix de proies. Ainsi, le grand sphex doré (Sphex ichneumoneus) ne chasse que de grosses sauterelles vertes. Lorsqu’une proie est capturée, celle-ci est paralysée à l’aide de l’aiguillon de la femelle guêpe. La guêpe place ensuite sa victime dans une cellule préalablement construite (dans la terre, le bois mort ou sur une paroi quelconque). Elle pond ensuite un œuf dessus et referme ensuite la cellule. Les autres cellules seront remplies de la même façon et un œuf sera pondu dans chaque cellule. À leur éclosion, les larves pourront se nourrir de la proie (insecte ou araignée) paralysée que leur mère leur a laissée. Ces proies, toujours bien vivantes, constituent un repas frais et nutritif pour ces futures guêpes.


Les pompiles
Article détaillé : Pompilidae.
Ce sont des guêpes solitaires. La femelle nourrit ses larves avec des araignées (une araignée par œuf). Soit, elle utilise le nid de l'araignée, soit elle utilise une cavité préexistante, soit elle creuse un terrier avant ou après avoir capturé une proie.
Les guêpes maçonnes
Article détaillé : Eumeninae.
Les guêpes maçonnes ou potières sont les guêpes faisant partie de la sous-famille des Eumeninae, dans la famille des Vespidae.
Ce sont des guêpes formant des petits nids d'argile ou de boue ou de particules de sable et argiles agglomérées avec de la salive(8.) Ces nids sont si spécifiques à chaque espèce qu'il est possible de produire une clé d'identification des nids de guêpes sociales (certaines espèces sont solitaires, d'autres sont sociales)(8.)
Les Eumènes construisent leur nid en assemblant des gouttelettes de boue.
Dans cette famille, on appelle Guêpes potières celles (Eumenes, Delta, etc.) qui les fabriquent en forme de petit pot de terre remplis de chenilles paralysées avant que l'entrée en soit fermée d'un opercule de terre. La femelle fixe un seul œuf par cellule de terre, suspendu au bout d'un fil au-dessus des "provisions" de nourriture. Après l'éclosion, la larve reste suspendue et mange peu à peu son stock de chenilles.
Les Odynères (Odynerus et genres voisins) font des nids de terre qui sont des galeries où des cellules sont aménagées par des cloisons les séparant. La plupart des espèces construisent ces nids dans le sol, ou des pans de terre (talus argilo-sableux en général). Les galeries souterraines sont parfois équipées d'une sorte de cheminée provisoire qui protège le nid (des prédateurs, de la pluie, de la déshydratation le temps de sa construction et de la ponte, avant que la femelle ne la détruise et en utilise la terre pour construire l'opercule qui fermera le nid. Les proies stockées dans ces nids sont le plus souvent des larves de charançons ou de chrysomèles, paralysées par une petite dose de venin). Certaines espèces d'Odynères font leurs nids dans des tiges creuses de végétaux, des nids récupérés d'Hyménoptères ou des coquilles d'escargots(9). Une femelle produit généralement une dizaine de nids, avant de mourir(10.) Le Sceliphron, qui peut construire ses nids dans les maisons, est une guêpe qui nourrit ses larves avec des araignées paralysées(10.)


Les guêpes sociales
Article détaillé : Vespidae.
Les guêpes sociales sont les guêpes faisant partie de la famille des Vespidae, à l'exception de la sous-famille des Eumeninae(11.)
Elles forment des colonies annuelles fondées au printemps par une femelle fécondée, la reine. Le nid est constitué d'alvéoles de « carton » que les guêpes produisent en mastiquant du bois pour le mélanger à leur salive.
Terminologie
Vocabulaire et étymologie
Le mot est attesté dès le Moyen Âge, sous la forme « guespe » dans le Dictionnaire du Moyen français (1330-1500). Les « mouches guespes » comprennent alors les « guespes de ruche », c'est-à-dire les abeilles(12.)
Dans le Dictionnaire de l'Académie française, ce terme est mentionné dès la quatrième édition (1762) qui définit la guêpe en la comparant à la mouche, plus petite, et à l'abeille, « presque semblable ». Elle est aussi caractérisée par son aiguillon et son « mauvais miel ». À partir de la sixième édition (1832-5), ce dictionnaire précise que certaines espèces « vivent en société ». La huitième édition (1932-5) introduit la notion de classification en les décrivant comme un « Genre d'Insectes de l'ordre des Hyménoptères » dont font partie la « Guêpe vulgaire » ou le Frelon, et l'ouvrage précise que seules les femelles sont pourvues d'un aiguillon, mais leur production de miel n'est plus mentionnée(13.)
Le Trésor de la langue française informatisé (TLFi) en donne une définition plus large, précisant seulement qu'il s'agit d'un hyménoptère, que l'abdomen est « annelé jaune et noir » et que la femelle possède « un aiguillon venimeux »(12.)
Vocabulaire : On dit un essaim de guêpes, un nid de guêpes, une piqûre de guêpe. Le « guêpier » désigne, quant à lui, aussi bien le nid que l'essaim(12,)(14.)
« Guêpe » se dit vespa en latin(12,) à la racine des taxons Vespoidea, Vespidae, Vespinae, Vespa ou Vespula.
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