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Gibier,chapitre 2

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Hors-ligne

Définition légale
Au regard de la réglementation européenne(20,) on entend par :
Gibier sauvage
Les ongulés sauvages et les lagomorphes, ainsi que les autres mammifères terrestres qui sont chassés en vue de la consommation humaine et sont considérés comme du gibier selon la législation applicable dans l'État membre concerné, y compris les mammifères vivant en territoire clos dans des conditions de liberté similaires à celles du gibier sauvage.
Les oiseaux sauvages chassés en vue de la consommation humaine.
Gibier d'élevage
Les ratites d'élevage et les mammifères terrestres d'élevage, autres que ceux visés au point 1.2(21.)
Gibier sauvage
Le gibier sauvage à plumes et les lagomorphes vivant en liberté.
Gros gibier sauvage
Les mammifères terrestres sauvages vivant en liberté qui ne répondent pas à la définition de petit gibier sauvage.


État des populations de gibier
Dans certains pays riches, quelques espèces (sanglier, chevreuil et cerf en France, et localement isard et bouquetin en montagne) tendent à nettement reconstituer leurs populations. Chevreuils et sangliers tendent même localement, à « pulluler » faute de prédateurs naturels, et/ou en raison d'une gestion cynégétique ayant longtemps privilégié l'agrainage et la protection des femelles reproductrices).
Cependant, dans ces mêmes pays et dans le même temps, le petit gibier sédentaire de plaine a connu des régressions parfois spectaculaires (le lièvre européen, par exemple, sans doute en raison de l'artificialisation des paysages et des nouvelles pratiques agricoles (pesticides, augmentation des surfaces labouréees, recul des jachères(22)…).
En zone de grande culture, la pression de chasse n'est pas seule en cause, car, par exemple, les espèces d'oiseaux des champs non chassées sont aussi en régression, peut-être en raison de leur exposition aux pesticides(23) et par manque de nourriture pour les espèces insectivores.


Dans le monde
Sur toute la planète, et surtout dans les pays pauvres, les populations d'espèces gibier tendent plutôt à diminuer dans les zones occupées par l'homme.
Le grand gibier ayant souvent presque partout disparu des zones occupées par l'homme, certains chasseurs se rabattent donc sur le petit gibier, qui régresse alors lui aussi. Certains deviennent braconniers, chassant dans les plantations et forêts secondaires cultivées(24 )et, parfois, jusqu'au cœur des aires protégées, où le commerce de l'ivoire peut aussi les attirer.
Dans les ripisylves, jungles, brousses et savanes, de nombreuses espèces consommées (dites viande de brousse ) sont ainsi en forte régression ou ont déjà disparu d'une grande partie de leur aire naturelle de répartition, notamment en Afrique(25 )où — ainsi que pour d'autres zones du monde —, des ONG et des administrations évoquent une crise d'extinction de la faune sauvage, induite par la chasse(26)(,27,) également facilitée par la diffusion des armes à feu modernes. Le braconnage ou la sur-chasse alimentent surtout les marchés urbains, au détriment des peuples autochtones(4,)(28,) de la biodiversité(29 )et de la gestion traditionnelle des ressources naturelles(30.)
Depuis quelques décennies, un phénomène similaire gagne l'Amazonie, où des chasseurs professionnels ou amateurs, éventuellement braconniers dans les aires protégées déciment les caïmans et mammifères pour alimenter les marchés urbains ou locaux(31.) En Asie, Afrique et Amazonie, les populations de singes, déjà victimes de la déforestation, en sont les premières victimes(32.)
Ailleurs, dans les zones cultivées et/ou périurbanisées, la quantité de gibier régresse aussi en raison de la dégradation de son environnement. Des maladies émergentes et des épidémies — zoonoses, notamment —, peut-être plus fréquentes qu'autrefois, semblent aussi en cause, sans doute à la fois pour des raisons environnementales, mais aussi parfois pour des raisons sanitaires : introduction d'animaux malades ou fragiles pour le repeuplement(33,) diminution de l'immunité, en raison de dérive génétique et de consanguinité accrue par la fragmentation écologique croissante des espaces, y compris en forêt.
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