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Jambes gonflées, œdème : il existe des solutions

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Des jambes en poteau, des chevilles qui doublent de volume : comme chaque été, un œdème vous gâche la vie. A la base : un problème veineux ou lymphatique. Votre programme pour dégonfler ? Drainage, compression, alimentation appropriée et médicaments.



Comment lutter contre la rétention d'eau
Jambes gonflées, œdème : il existe des solutions

Des jambes en poteau, des chevilles qui doublent de volume : comme chaque été, un œdème vous gâche la vie. A la base : un problème veineux ou lymphatique. Votre programme pour dégonfler ? Drainage, compression, alimentation appropriée et médicaments.
Jambes gonflées, œdème : il existe des solutions

Avant l'œdème, il y a d'abord la rétention d'eau. Notre organisme est constitué pour 60 % d’eau : une partie est dans les cellules, l'autre est à l’extérieur, mobile. Ainsi, une femme qui pèse 55 kg a environ 30 litres d’eau dans son corps, dont huit à dix litres d’eau mobile.
De la rétention d'eau à l’insuffisance veineuse

Quand l'eau est insuffisamment réabsorbée par les vaisseaux, survient une rétention d’eau, puis un œdème.Pour un médecin, le signe d'œdème qui ne trompe pas est celui du godet : quand il appuie sur la jambe, l’empreinte de son doigt reste quelques secondes.

Autre signe : des jambes plus grosses en fin de journée et quand il fait chaud, « souvent dues à une insuffisance veineuse », explique le Dr Bérangère Vassal-Hebrard, médecin vasculaire au CHU de Toulouse.

Un échodoppler confirme le diagnostic, et surtout exclut un autre type d'œdème ou un problème cardiaque, rénal ou hépatique. En cas d’insuffisance veineuse, l’examen montre que les veines sont trop dilatées. « Celles-ci réabsorbent moins bien l’eau », précise le Dr Philippe Blanchemaison, médecin vasculaire à Paris.

Le réseau veineux étant débordé, les lymphatiques compensent. Jusqu’à un certain point : l’œdème se forme quand les vaisseaux lymphatiques n’arrivent plus à suppléer les vaisseaux sanguins.

Rassurez-vous, l’œdème n’est pas grave. Mais il empoisonne la vie car il est chronique et nécessite une prise en charge permanente. Quelle que soit sa cause, il conduit toujours à la même réponse thérapeutique : drainage (médicaments ou kinésithérapie), et compression. Une alimentation et des exercices de gymnastique appropriés sont également importants.
Alimentation : le régime antirétention d'eau

ouvent, les habitudes alimentaires des personnes souffrant d’œdème sont mauvaises. Elles consomment trop de produits raffinés, de graisses saturées, et trop peu d’aliments frais, de fruits et de légumes », dit le Dr Donatella Negro, chirurgien. Or, il existe un véritable régime antirétention d’eau.

Premier point : manger chaque jour suffisamment de protéines. La bonne dose varie de 0,7 à 1 gramme de protéines par kilo de poids.Vous pesez 55 kg ? Il vous faut de 38,5 à 55 g de protéines (100 g de poulet vous en apportent 25, contre 20 pour 100 g de poisson cuit). La rétention d’eau est favorisée quand le sang veineux ne contient pas assez de protéines. En fait, il faut en manger assez, mais pas trop.

Second point : privilégier les aliments riches en vitamines E et P. Les noix, amandes, pépins de raisin, poissons des mers froides sont riches en vitamine E, protecteur vasculaire. La vitamine P (fruits rouges, myrtilles, framboises, groseilles, cassis) est aussi recommandée car elle réduit la perméabilité capillaire.

Troisième point : on boit suffisamment d'eau, 1,5 à 2 litres par jour. Contrairement à une idée reçue, boire de l'eau n'aggrave pas l'œdème.

Enfin, on évite les aliments “éponge” qui retiennent l’eau. Caséine, gluten et additifs alimentaires (émollients, émulsifiants) sont à limiter. On fait aussi attention au sel : pas plus de 3 à 7 g par jour.

Mettre au menu des aliments drainants, comme l'artichaut, le brocoli, le concombre, le melon, l'ananas, dans les périodes où le gonflement est particulièrement pénible à supporter.
La compression : à privilégier en station debout

En cas de “grosses jambes”, le premier conseil médical est de porter des bas de contention (qui maintiennent en place) ou des bas de compression (qui compriment réellement la jambe pour faire remonter le sang et la lymphe).

Faut-il vraiment les porter du matin au soir ? « Oui, répond le Dr Bérangère Vassal-Hebrard. Avec eux, l’œdème est nettement amélioré, et bien qu’ils soient contraignants, le bénéfice est réel. De fait, les femmes les portent. »

Choisissez-les dans une pharmacie spécialisée ou chez un orthopédiste, qui mesurera avec précision vos jambes.
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Médicaments : opter pour la phyto en cas d'œdème

Quand l’œdème est important ou permanent, le médecin dispose de trois types de médicaments, du moins au plus efficace mais également du moins au plus délétère, car source d’effets secondaires indésirables.

Les draineurs : à base de vigne rouge, de marron d’Inde, d’hamamélis, de petit houx (ruscus), ces veinotoniques par voie orale (Daflon, Cyclo 3 Fort) sont efficaces sur le drainage veineux. Ils ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Le bénéfice est faible, mais le risque est nul. « Ils sont tous équivalents », précise le Dr Vassal-Hebrard
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Les aquarétiques : plus forts que les draineurs et moins risqués que les diurétiques, les aquarétiques sont, eux aussi, à base de plantes : paliure ou piloselle par exemple. « A privilégier en cure d’un à deux mois dès que l’œdème apparaît », conseille le Dr Blanchemaison.

Les diurétiques : très efficaces (ils permettent en effet d'éliminer davantage d'eau et de sel), ils présentent cependant aussi davantage de risques. Ces médicaments induisent une hypertension artérielle, endommagent les reins et peuvent même aller jusqu’à provoquer un arrêt cardiaque.
Drainage lymphatique : à faire chez un kiné

Le drainage lymphatique manuel est un bon traitement de l’œdème s’il est associé aux autres soins. Il doit être prescrit par un médecin et réalisé par un kinésithérapeute. L’Assurance-maladie le rembourse si l’indication "insuffisance veineuse des membres inférieurs avec retentissement articulaire et/ou troubles trophique" est bien posée sur l’ordonnance. Une séance coûte entre 35 et 50 € dans un cadre médical (jusqu'à 90 euros non remboursés dans un cadre esthétique, en instituts).

« Par des pressions légères, le drainage stimule les ganglions lymphatiques situés sous les clavicules, au niveau du ventre, au pli de l’aine et derrière les genoux », explique Chantal Chemla, kinésithérapeute. Les mouvements sont toujours ascendants et un bon drainage dure au moins 45 minutes.

« A raison de deux séances par semaine, le drainage fait beaucoup de bien. Mais, selon les pathologies, l’œdème peut revenir quand on arrête », reconnaît la thérapeute. Le drainage soulage lourdeur et douleur, mais il affine peu les jambes. Les femmes mettent plus facilement leurs chaussures après la séance : c’est bien un signe que leurs pieds et leurs chevilles ont dégonflé.

« L’objectif est médical, pas esthétique », insiste Chantal Chemla, qui regrette que, trop souvent, le drainage soit utilisé pour mincir.

De plus, les mains sont préférées aux machines car elles s’adaptent mieux à l’engorgement des tissus. Mais alors, le drainage lymphatique proposé dans les instituts de beauté est-il légal ? Oui, à condition que les esthéticiennes effleurent : elles n’ont pas le droit de toucher aux ganglions.

A faire chez soi : on peut se masser soi-même le pied ou la jambe avec un gel rafraichissant ou un mélange d'huile végétale et d'huile essentielle de cyprès.

Source sante magazine
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