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Robespierre,chapitre,22

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La chute
Article détaillé : Chute de Robespierre.
Deux attentats sont réputés avoir été perpétrés contre Robespierre. Le premier est dû au royaliste Henri Admirat qui, le 22 mai 1794, aurait suivi Maximilien de Robespierre et, par suite de hasards, ne réussissant pas à le rencontrer, avait déchargé en vain un ou deux coups de pistolets – les versions divergent – sur Jean-Marie Collot d'Herbois. Il fut arrêté, mis au secret et exécuté, sans jamais pouvoir s'expliquer publiquement, en compagnie d’un groupe de personnes qu’il ne connaissait pas, mais que l’on[Qui ?] accusa d’avoir comploté avec lui(n 5.)
L'autre, fut celui prêté à Cécile Renault, jeune fille qui fut accusée d'être une seconde Charlotte Corday. Le 23 mai 1794, la jeune fille avait quitté son domicile de l'île de la Cité avec des garnitures destinées à la robe que sa couturière, demeurant rue des Deux-Ponts, lui confectionnait. C'est rue des Deux-Ponts, dans l'île Saint-Louis (loin de chez Robespierre), que Cécile Renault disparut assez mystérieusement pour réapparaître quatre heures plus tard dans les locaux de la police politique, qui a cherché à prouver qu'elle désirait assassiner Robespierre. Selon des procès-verbaux d'interrogatoire signés d'une croix, Cécile Renault aurait avoué s'être rendue chez Robespierre, rue Saint-Honoré. Contrairement à ce qu'indiquent de nombreux auteurs, comme Jean-François Fayard(275) ou Gérard Walter, il n'existe aucune source selon laquelle Éléonore Duplay, la jugeant suspecte, l’aurait empêchée d’entrer et aurait appelé la garde. Emmenée au Comité de sûreté générale, où elle fut interrogée, Cécile Renault ne s'expliqua ni sur ses motivations ni sur l'acte lui-même qui reposait uniquement sur la déclaration d'agents du Comité de sûreté générale et du Tribunal révolutionnaire(276.) Elle fut néanmoins condamnée à mort sans avoir pu s'expliquer publiquement, en même temps que sa famille, qui avait été arrêtée et placée au secret immédiatement après son arrestation.


Au printemps, Robespierre fut la cible de collègues de la Convention, anciens dantonistes comme Bourdon de l'Oise ou envoyés en mission rappelés à Paris comme Fouché et Barras, animés par la crainte ou un esprit de revanche, mais aussi du Comité de sûreté générale, qui lui reprochait la création du Bureau de police générale – habilité à prononcer des relaxes et destiné à diminuer l'influence de ce Comité – et la fête de l'Être suprême. Enfin, des conflits opposèrent les membres du Comité de public.
Le 27 prairial (15 juin), Vadier présenta à la convention un rapport sur une prétendue « nouvelle conspiration » – l'affaire Catherine Théot –, montée de toutes pièces par le Comité de sûreté générale, et obtint le renvoi de la prophétesse et de dom Gerle devant le Tribunal révolutionnaire. À travers cette « conspiration imaginaire », il visait Robespierre et le « culte de l'Être suprême »(277) – mais aussi, selon Claude François Beaulieu, « l'extermination générale des prêtres, sous la dénomination de fanatiques(278 )». Après s'être fait remettre, le soir même, le dossier de l'affaire par Dumas et Fouquier-Tinville, Robespierre obtint de ses collègues du Comité de public, le 29 prairial (17 juin), qu'un nouveau rapport serait présenté à la Convention et qu'il en serait chargé. Le 9 messidor (27 juin), il réclama la révocation de Fouquier-Tinville, trop lié à ses yeux au Comité de sûreté générale. Le lendemain, lors de la séance du Comité, réunissant Barère, Billaud-Varenne, Carnot, Collot-d'Herbois, Lindet, Robespierre et Saint-Just (arrivé à Paris dans la soirée), cette demande fut refusée. Gérard Walter suppose également que Robespierre put donner lecture de son projet de rapport. Toujours est-il que la conversation dégénéra, des critiques lui furent adressées, peut-être sur son rapport, et il fut traité de « dictateur ». Selon le député René Levasseur, il serait alors sorti en s'écriant : « Sauvez la patrie sans moi », suivi de Saint-Just(277).


Discours de Robespierre du 26 juillet 1794, Archives nationales.
À partir de ce jour, Robespierre cessa d'assister aux réunions du Comité, jusqu'au 5 thermidor (23 juillet)(277.) En revanche, il continua de prendre part aux séances de la Convention et surtout des jacobins, où il avait de vrais amis et de solides soutiens.
Après un long silence, une tentative de conciliation fut orchestrée par Saint-Just et Barère le 5 thermidor (23 juillet). Durant cette réunion, Billaud-Varenne, qui avait précédemment traité Robespierre de « Pisistrate », lui dit : « Nous sommes tes amis, nous avons toujours marché ensemble », et il fut décidé que Saint-Just présenterait un rapport sur la situation de la République. Robespierre se rendit finalement devant la Convention, où il mit au jour les attaques dont il était victime et proposa de modifier la composition des comités de public et de sûreté générale, et de subordonner le second au premier, le 8 thermidor (26 juillet).
Ce 8 thermidor (26 juillet), une violente polémique l'oppose à Pierre-Joseph Cambon sur le coût pour les finances publiques de l'affaire dite des rentes viagères(279), que Cambon veut liquider, ce qui risque de jeter des « bons citoyens » dans le champ de l'anti-Révolution selon Robespierre.

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