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Robespierre,chapitre,2

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Dans la nuit, une colonne armée s'empare de l'hôtel de ville, où Robespierre se trouve avec ses partisans. Il est blessé à la mâchoire dans des circonstances incertaines. Après vérification de son identité devant le Tribunal révolutionnaire, il est guillotiné dans l'après-midi du 10 Thermidor avec vingt-et-un de ses partisans. Sa mort entraîne, dans les mois qui suivent, une « réaction thermidorienne », qui voit le démantèlement du gouvernement révolutionnaire et de la Terreur.
Robespierre est sans doute le personnage le plus controversé de la Révolution française. Ses détracteurs (les Thermidoriens, les fondateurs de la IIIe République et les historiens de « l'école libérale » dont le chef de file fut François Furet) soulignent son rôle dans l'instauration de la Terreur et la nature autoritaire du Comité de public. Pour d'autres, Robespierre tenta de limiter les excès de la Terreur, et fut avant tout un défenseur de la paix, un champion de la démocratie directe et de la justice sociale, un porte-parole des pauvres, et l'un des acteurs de la première abolition de l'esclavage en France. Ces historiens font remarquer que la chute de Robespierre, le 9 Thermidor, coïncide avec l'arrêt des mesures sociales qu'il avait prises en faveur des pauvres (la loi du maximum général par exemple, qui contrôlait le prix du pain et du grain), et le triomphe du libéralisme économique. En accord avec cette historiographie, on trouve notamment Albert Mathiez ou Henri Guillemin(2.)


Biographie
Enfance

Acte de baptême de Maximilien de Robespierre, paroisse Sainte-Marie-Madeleine à Arras, le 6 mai 1758.
Archives départementales du Pas-de-Calais

Maison de Maximilien de Robespierre. Cette demeure construite en 1730 est située rue Maximilien de Robespierre, anciennement rue de la Gouvernance à Arras. Il y loge de 1787 à 1789 avec sa sœur Charlotte et son frère Augustin et c'est là qu'il rédige les textes prérévolutionnaires. Longtemps abandonnée, cette maison vient d'être restaurée, devenue aujourd'hui un musée retraçant pour partie la vie de Robespierre et pour l'autre partie, l'histoire du compagnonnage.
Maximilien Marie Isidore de Robespierre(3) était le fils aîné de Maximilien-Barthélémy-François de Robespierre (1732-1777), avocat au Conseil supérieur d'Artois, et de Jacqueline-Marguerite Carraut (1735-1764), fille d'un brasseur d'Arras. Après leur rencontre en 1757, les deux jeunes gens s'étaient mariés le 2 janvier 1758. Né à Arras le samedi 6 mai suivant, en la paroisse Sainte-Marie-Madeleine(4,) Maximilien fut donc conçu hors mariage(5).
Par son père, il descendait d'une famille de gens de robe artésiens(6 ): son grand-père Maximilien (1694-1762) était également avocat au Conseil supérieur d'Artois, son bisaïeul Martin (1664-1720) procureur à Carvin, son trisaïeul Robert (1627-1707) notaire à Carvin et bailli d'Oignies.


Le couple eut encore quatre autres enfants : Charlotte en 1760, Henriette-Eulalie-Françoise en 1761 et Augustin en 1763 ; le benjamin vit le jour le 4 juillet 1764, fut ondoyé, décéda et fut inhumé au cimetière Saint-Nicaise le même jour, sans qu'un prénom lui soit attribué. La mère ne se releva pas et mourut le 15 juillet suivant, à vingt-neuf ans(7.) Maximilien avait six ans.
À en croire les Mémoires de Charlotte, François de Robespierre aurait abandonné ses enfants peu après la mort de son épouse. En revanche, selon Gérard Walter, on trouve des traces de lui à Arras jusqu'en mars 1766, puis de nouveau en octobre 1768. Ensuite, deux lettres de François de Robespierre, envoyées de Mannheim, confirment qu'il vivait en Allemagne en juin 1770 et en octobre 1771. L'année suivante, d'après le registre d'audiences du Conseil d'Artois, il était de retour à Arras, où il plaida quinze affaires du 13 février au 22 mai. Enfin, en mars 1778, à la mort de son beau-père, un jugement de l'Échevinage d'Arras indique qu'étant absent, il s'était fait représenter. Par la suite, si l'on prête foi à ce document, on perd sa trace(8.) L'abbé Proyart (qui semble avoir connu personnellement le père de l'Incorruptible) prétend qu'après avoir habité quelque temps à Cologne, il aurait annoncé « le dessein de se rendre à Londres, et de là aux Îles, où il serait possible qu'il vécût encore » en 1795, mais cette hypothèse, discutée par Albert Mathiez(9,) est rejetée par Auguste Paris et Gérard Walter(10,)(11.) Un acte d'inhumation le fait mourir à Munich le 6 novembre 1777(12), version reprise par Henri Guillemin13 ou Catherine Fouquet(14. )

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