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Richarde de Souabe,chapitre,2

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La sainte patronne des chanoinesses d'Andlau
Après la destitution de l'empereur Charles le Gros, un procès en réhabilitation innocente Richarde. Son ancien époux enfermé dans une abbaye meurt brutalement. L'impératrice songe à entrer en politique au profit de Bernard, fils bâtard de son époux Charles qu'elle a toujours protégé et chéri comme son propre enfant. C'est en vain qu'elle échoue à prendre la régence et finit par se retirer après la disparition brutale de Bernard. Les montagnards vosgiens disaient que l'ours à l'entrée de l'église abbatiale d'Andlau représente la vision de Richarde à la mort de son fils adoptif Bernard(3.)
L'abbaye de chanoinesses d'Andlau fondée par Richarde, qui lui lègue aussi ses biens, est reconnue fondation du Saint-Empire romain germanique. L'abbesse d'Andlau a droit de siéger et d'accompagner le cortège impérial aux premières places. Les chanoinesses sont exclusivement les filles ou les veuves entrées en religion des plus hautes et riches familles de la noblesse. Richarde, figure tutélaire de cette institution impériale, est canonisée en 1049 par le pape aux origines alsacienne et lorraine, Léon IX(4.)
Les nobles religieuses d'Andlau avaient le droit de quitter le couvent et de se marier. Seule, l'abbesse, héritière de Richarde, prononçait des vœux définitifs. Elle portait le titre envié de princesse du Saint-Empire(5.)


La légende de Richarde

Procession de sainte Richarde à Andlau (Frédéric Lix, 1889)
Princesse, Richarde se fit la bienfaitrice de monastères : Seckingen, Zurzach, dans la région de Constance ; Saint-Félix et Sainte-Regula de Zurich ; et en Italie, Saint-Martin-de-Pavie.
Vers 880, elle fonda Andlau sur ses terres patrimoniales. La légende raconte que l'emplacement du monastère lui fut indiqué par une ourse providentielle, qui creusa la terre avec ses petits. En 1754, on élevait pieusement un ours à l'abbaye. Aujourd'hui, on peut voir dans la crypte de l'église une statue de l'ourse, usée par la vénération des fidèles, et le trou creusé par les griffes inspirées.(6 )
Il faut aussi signaler, en répétant les conteurs lorrains, que la grande et élégante Richarde était "la plus belle femme que oncque vit en ce monde". Une histoire qui peut faire songer à La Belle et la Bête...
Voir aussi
Bibliographie
René Bornert, « Richarde, Richardis, Richgarda (sainte) », in Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 31, p. 3193
M. Corbet, Sainte Richarde : sa vie, son abbaye, son église, son pèlerinage et la petite ville d'Andlau, Syndicat d'initiative, Andlau, 1948
F.-J.-Charles Deharbe, Sainte Richarde, son abbaye d'Andlau, son église et sa crypte, impr. de Vves Renou, Maulde et Cock, Paris, 1874, 176 p.
Th. F. X. Hunkler, Vie de Sainte Richarde, impératrice d'Allemagne, reine de France, À la Société de bons livres, Paris, 1833, 183 p.
Albert Martiny, Sainte Richarde : vie, culte, imagerie, Andlau, 1980, 123 p.
Liens externes
Notices d'autorité
 :
Fichier d’autorité international virtuel
International Standard Name Identifier
Bibliothèque nationale de France (données)
Système universitaire de documentation
Gemeinsame Normdatei
(de) Ekkart Sauser, « Richardis » [archive], dans Biographisch-Bibliographisches Kirchenlexikon (BBKL) , vol. 17, Herzberg 2000 (ISBN 3-8830-9080-8), col.1141–1142.

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