www.handi-zen.com

handi-zen

Marie-Antoinette,chapitre,3

701 appréciations
Hors-ligne

Arrivée en France

Marie-Antoinette en 1773.
Après environ trois semaines de voyage, le 7 mai 1770, la jeune Marie-Antoinette arrive à Kehlb (7) où elle doit participer au rite de « remise de l'épouse », tradition de l'Ancien Régime(a 13.) Au moment de quitter le Saint-Empire, tous les biens venant de son pays d’origine, même ses vêtements, lui sont retirés dans un bâtiment construit en bois à cet effet sur l'île aux Épis, au milieu du Rhin, entre les villes de Kehl et de Strasbourg, formant ainsi une sorte de « rite de passage » de sa vie de jeune fille à sa vie de femme mariée au futur roi de France(a 13.) Le choix de cette île, entre l'Allemagne et la France représente également une sorte de zone neutre. Les deux entrées de ce bâtiment sont disposées de telle manière qu’elle y entre dans l'Empire et en ressort en France(6.) À cette occasion, elle fait la connaissance de sa première dame d'honneur, Mme de Noailles(a 14 )qui lui présente alors la duchesse de Villars, sa dame d'atours, ainsi que les comtesses de Mailly, de Tavannes, la duchesse de Picquigny et la marquise de Duras, ses secondes dames d'honneur(a 15)(,b 8.)


Gazette des atours de Marie-Antoinette, 1782 (4 sur 43). Archives nationales AE/I/6 no 2
Une fois le rituel achevé, elle sort du bâtiment par la porte côté français, sous une pluie battante(b 9.) Arrivée à Strasbourg, le temps redevenu clément, elle est complimentée de toutes parts et à M. d'Autigny, maire de la ville, qui s'adresse à elle en allemand, elle répond : « Non ! Ne parlez point allemand, s'il vous plaît. À dater d'aujourd'hui je n'entends plus d'autre langue que le français. »(a 16). Parvenue à l'Évêché, elle fait la connaissance du vieux cardinal de Rohan qui l'attend et reçoit trente-six jeunes femmes de la noblesse d'Alsace(b 10,)(a 17.) Puis elle se rend le soir-même à la comédie où l'on donne alors Dupuis et Desronnais ainsi que la Servante maîtresse(b 11,)(a 17.) Le lendemain, remerciant M. d'Autigny du bel accueil qui lui avait été réservé(b 12,) elle quitte Strasbourg pour cinq jours de voyage, au bout duquel elle rencontrera enfin le dauphin à qui elle est promise(a 17.)
À Saverne, sa première escale, elle voit pour la première fois une résidence princière française, le château des princes évêques de Strasbourg, alors récemment embelli(b 12.) Le 9 mai 1770, elle s'arrête à Nancy. La ville, ancienne-capitale du duché de Lorraine, c'est là le lieu de naissance de son père et la capitale ancestrale de sa famille, n'est devenue française que quatre années auparavant7. Elle se recueille en l'église des cordeliers, devant les tombeaux de ses ancêtres paternels, les ducs de Lorraine et de Bar. Le 10, elle passe à Bar-le-Duc, le 11 à Châlons-sur-Marne (siège de la généralité de Champagne) où elle assiste à la représentation de La Partie de chasse de Henri IV(a 18), le 12 à Soissons où elle séjourne quarante-huit heures. Weber écrit aussi, à propos de ce voyage : « Sur la route, tous les habitants des campagnes abandonnent leurs travaux pour venir la saluer. Les chemins sont jonchés de fleurs ; les jeunes filles, dans leurs plus belles parures, présentent leurs bouquets à la dauphine, qui sourit à la naïveté des unes, daigne répondre aux compliments des autres, et les accueille toutes avec bonté. À vingt lieues de Strasbourg, les habitants des villages voisins se sont rassemblés. On entendait de toutes parts retentir les cris de : « Vive la dauphine ! Vive le dauphin ! » Le chemin était obstrué par la foule. Les stores de sa voiture étaient levés et tous les spectateurs pouvaient contempler à loisir sa beauté, son sourire enchanteur, sa douce physionomie. De jeunes paysans se disaient l'un à l'autre : « Qu'elle est jolie, notre dauphine! » »(b 13.) Le 14 mai enfin, à deux pas de Compiègne, la jeune dauphine rencontre le premier ministre, le duc de Choiseul, venu au-devant d'elle(b 14.)


La jeune princesse va ensuite attendre la cérémonie de son mariage près de Paris au château de la Muette, dont le dauphin avait pris possession en 1764(8. )
Elle fut surnommée « l’Autrichienne » dès son arrivée à Versailles, puis « Madame Déficit » et, plus tard, « Madame Veto ».

Répondre
Pseudo :
Adresse e-mail:


Se souvenir de mes infos ( pseudo et e-mail ) :
Cochez la case ci-contre :

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 163 autres membres