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Les années folles,1919-1939,chapitre 1

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Années folles en France


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Pour plus de détails sur la période, voir Entre-deux-guerres.
Les Années folles commencent en 1920 et se terminent en 1929 avec le début de la Grande Dépression.

Contexte
À Paris, pendant la Première Guerre mondiale, la population n'a pas perdu l'art de s'amuser. On fit la fête au début pour se moquer de l'ennemi et se donner du courage : « il allait prendre une belle raclée qui laverait l'affront de 1870 et ferait oublier la honte de l'affaire Dreyfus pour l'armée française» disait-on. On poursuivit la fête ensuite, pour distraire les permissionnaires. Puis, quand trop d'horreurs eurent enlevé aux « poilus » l'envie de rire, la fête continua pour se consoler.
Après la fin du conflit, une génération nouvelle rêve d'un monde nouveau et proclame « Plus jamais ça ! ». On s'empresse de lui proposer de nouvelles griseries sur fond de musique. Venu d'Amérique avec les Alliés, le jazz fait son apparition mais également la danse, la radio et les sports, les industries avec les électroménagers, etc., sur fond de très forte croissance économique...
L'utopie positiviste du XIXe siècle et son crédo progressiste font place à un individualisme déchaîné et extravagant. André Gide et Marcel Proust donnent le ton littéraire de cette tendance qui s'exacerbe et croît avec le mouvement dada dont Tristan Tzara publie le manifeste. Le surréalisme d'André Breton n'est pas loin. L'Art nouveau foisonnant, fauché par la guerre, cède la place aux épures précieuses de l'Art déco.


Montmartre et Montparnasse : noyaux d'un renouveau culturel et artistique majeur

Durant les Années folles, Montparnasse et Montmartre sont sans conteste les lieux de Paris les plus célèbres et les plus fréquentés, abritant ses prestigieux cafés tel la Coupole, le Dôme, la Rotonde et la Closerie des Lilas ou les salons comme celui de Gertrude Stein rue de Fleurus.
Montmartre, tout d'abord, constitue l'un des centres majeurs de ces lieux de rencontre entre ces intellectuels. Le quartier présente un aspect de modernité avec l'existence de trompettistes comme Arthur Briggs qui se produit à l'Abbaye. Mais pour l'écrivain américain Henry Miller comme beaucoup d'autres étrangers d'ailleurs, le carrefour Vavin-Raspail-Montparnasse est selon ses propres mots « le nombril du monde ». Il y est d'ailleurs venu écrire sa série des Tropiques.
À Paris, c'est plus précisément la rive gauche de la Seine qui est principalement concernée par les arts et les lettres, et tout cela se confirme durant les années 1920. En témoignent d'ailleurs la forte concentration de créateurs qui se sont installés au sein de la capitale française et qui occupent les places du cabaret Le Bœuf sur le toit ou les grandes brasseries de Montparnasse. Les écrivains américains de la « Génération perdue », à savoir notamment Scott Fitzgerald, Henry Miller et Ernest Hemingway, y côtoient les exilés qui ont fui les dictatures méditerranéennes et balkaniques. Il y a enfin les peintres qui forment ce que l'on appellera par la suite « l'École de Paris » et qui regroupent entre autres le Lituanien Soutine, l'Italien Modigliani et le Russe Chagall.


Le mouvement surréaliste
L'avant-garde surréaliste occupe pendant les années 1920 le devant de la scène culturelle en apportant de nouvelles formes d'expression à la poésie avec des auteurs comme André Breton, Louis Aragon, Paul Éluard ou Robert Desnos mais également à la peinture au travers d'artistes comme Max Ernst, Joan Miró, Salvador Dalí, Francis Picabia, à la sculpture avec Jean Arp, Germaine Richier, voire à la cinématographie avec Luis Buñuel et sa célèbre œuvre Le chien andalou, René Clair et Jean Cocteau. Désormais tourné vers l'indicible, le mouvement avant-gardiste voit ses membres adhérer pour une grande majorité d'entre eux au Parti communiste français dont ils partagent la volonté de rupture avec la bourgeoisie.
Le monde du spectacle et les influences extérieures
L'influence des États-Unis sur la France est largement influencée par diverses pratiques culturelles provenant de l'étranger, et la guerre a accentué cet apport de nouvelles cultures. L'une de ces influences les plus marquantes est le rag qui est rapidement appelé jazz et qui connaît une ascension et une popularité spectaculaires au sein de la ville de Paris. Ce genre de musique a été amené par l'armée américaine et connaît un vif succès en 1925 sur les Champs-Élysées avec la Revue nègre animée successivement par Florence Mills, dit « Flossie Mills » et Joséphine Baker. Vêtue d'un simple pagne de bananes, cette dernière danse avec une furie suggestive sur un rythme de charleston —une musique alors encore inconnue en Europe— l'interprétation d'un tableau baptisé La Danse sauvage. Le scandale fait rapidement place à l'engouement général. Joséphine suscite rapidement l'enthousiasme des Parisiens pour le jazz et les musiques noires. Le charleston se danse en solo, à deux ou en groupe, sur les rythmes du jazz. Il est fondé sur des déplacements du poids du corps d'une jambe à l'autre, pieds tournés vers l'intérieur et genoux légèrement fléchis.
De tous les cabarets à la mode, le plus célèbre est celui dénommé « Le Bœuf sur le toit », où l'on voit jouer Jean Wiener, pianiste et compositeur français. Le monde parisien assistant à ces divertissements ne constitue qu'une infime partie de la population française, à savoir les élites. Néanmoins il donne l'impulsion[Laquelle ?], crée l'événement.[citation nécessaire]

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