www.handi-zen.com

handi-zen

La Convention,chapitre,6

764 appréciations
Hors-ligne
::
Le Comité de public
Article détaillé : Comité de public.
Il a été créé le 6 avril 1793 et sert de lien entre la Convention et les ministres. En réalité, il assume la totalité du pouvoir exécutif car les ministres n’ont aucun pouvoir de décision.
Au départ, il était composé de 9 membres dont Danton et Barère de Vieuzac. Il était renouvelé tous les mois à l’origine puis prend sa forme définitive lors de la chute des Girondins en juin 1793. Il est divisé en sections : section de la Guerre, section de l’Intérieur, section des Pétitions, section de la Correspondance Générale.
Le Grand Comité de l’an II, qui devient l’équipe dirigeant la France pendant toute la Terreur se compose de 11 membres ; 2 ex-Hébertistes (Collot d'Herbois, Billaud-Varenne), 3 Robespierristes (Robespierre, Couthon et Saint-Just), membres du club des Jacobins, trois « modérés » (Carnot, Barère, Lindet), plus 3 membres moins politisés (Prieur de la Marne, Prieur de la Côte-d’Or et André Jeanbon Saint André) – en tout 7 avocats, 2 ingénieurs, 1 pasteur et 1 acteur. Le Comité est soumis à l’influence de Robespierre, mais ce dernier ne contrôle ni le Comité de sûreté générale (responsable de l’emballement de la Terreur), ni les décisions stratégiques des armées.
Pendant un an, le Comité est investi des pleins pouvoirs par la Convention : il décide de la politique étrangère, de la politique intérieure, il nomme et révoque les généraux, dirige les représentants en mission, rédige les mandats d’arrêts… Cette puissance est encore accrue à partir du 1er avril 1794 lorsque les ministres sont supprimés, remplacés par des commissions du gouvernement. Les députés contrôlent théoriquement le Comité de public et l’élisent chaque mois. Pour contrer les robespierristes désireux de punir les excès de la Terreur et les exactions de certains représentants en mission, les députés « ultras » font alliance avec les modérés pour provoquer la chute de Robespierre, l’empêchant de s’exprimer le 9 thermidor an II et l’envoyant à la guillotine le 10 (après cette date, le Comité de public n’a qu’un très faible pouvoir). Le pouvoir thermidorien victorieux et ses ultras repentis font alors de Robespierre le bouc émissaire de la Terreur, cet outil d’oppression gouvernemental destiné à sauver la Convention des ennemis de la République dont le recours avait été proposé par Danton.


Les autres comités de la Convention nationale
Le 21 septembre 1792, la Convention nationale, décréta que les Comités de l'Assemblée nationale législative continueront provisoirement leurs fonctions.
À sa séance du lendemain, sur proposition de Lanjuinais, le Président de la Convention nationale, Condorcet, nomma Osselin, Hérault de Séchelles, Mathieu et Defermon pour présenter le tableau des comités à établir.
Le 23 septembre 1792, la Convention nationale décréta la création d'un
Comité militaire ou de guerre (24 membres).
Le 28 septembre 1792, Mathieu fit un rapport et présenta un projet de décret contenant le mode d'organisation des comités (art. 1 à 6), leur composition (art. 7 à 10) et une longue énumération des comités à créer (art. 11 à 19).
Les six premiers articles furent adoptés le lendemain. Mais, sur une motion de Cambon, la Convention nationale décréta qu'il n'y avait pas lieu à continuer à délibérer sur le projet et établir sur-le-champ les Comités qu'elle jugerait nécessaires et en déterminerait le nombre des membres dont ils seraient composés.
Fut donc créé sur-le-champ (29 septembre 1792) un :
Comité de Constitution (9 membres).
Le 1er octobre 1792, la Convention nationale décréta qu'il serait fait lecture de la liste des Comités de l'Assemblée législative et qu'elle arrêterait ceux qui seront conservés.
Furent ainsi conservés les :
Comité des commissaires inspecteurs de la salle, du secrétariat et de l'imprimerie (18 membres)
Comité d'agriculture (24 membres)
Comité de division (24 membres).
Le 2 octobre 1792, la formation des comités suivants fut décrétée :
Comité colonial (12 membres)
Comité de commerce (16 membres)
Comité des décrets (9 membres)
Comité de la marine et des colonies (20 membres)
Comité de la guerre, divisé en deux sections (26 membres)
Comité de sûreté générale (30 membres)
Comité des finances (42 membres)
Comité des domaines (24 membres)
Comité diplomatique (9 membres)
Comité d'instruction publique (24 membres)
Comité de secours publics (24 membres)
Comité de législation (48 membres)
Comité de liquidation et examen de comptes (24 membres)
Comité de pétitions et de correspondance (24 membres).
Le 13 octobre 1792, un
Comité de l'examen des comptes (15 membres).
Le 1er janvier 1793, un
Comité de défense générale qui devint Commission de public le 26 mars 1793 (composé, à sa formation, de 3 membres du Comité de guerre, 3 membres du Comité des finances, 3 membres du Comité des colonies, 3 membres du Comité de la marine, 3 membres du Comité diplomatique, 3 membres du Comité de Constitution et 3 membres du Comité de commerce, soit un total de 21 membres) et le 6 avril 1793, sur proposition de Barère, le Comité de public.
Le 18 janvier, sur motion de Dubois-Crancé, un
Comité des ponts et chaussées (12 membres)
Furent encore créés, le 4 mai 1793, un
Comité des charrois de l'armée (7 membres)
Comité de l'habillement des troupes (7 membres)
Comité de surveillance des vivres et subsistances militaires (8 membres).
Il exista également un
Comité d'aliénation (13 membres).

Répondre
Pseudo :
Adresse e-mail:


Se souvenir de mes infos ( pseudo et e-mail ) :
Cochez la case ci-contre :

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 172 autres membres