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GUILLOTINE,chapitre,15

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La purge des armées

Custine au pied de l’échafaud
L’ombre funeste de la machine se dresse également pour dissuader les généraux, presque tous d’une ancienne noblesse et « restés aux armées par habitude du métier » mais, par principe, tous suspects d’un coup de force ou d’un ralliement à l’ennemi ; crainte avivée par la défection récente de Dumouriez et par les menaces des phalanges étrangères aux portes de la nation. Il s’installa dans le gouvernement une suspicion mutuelle digne d’une guerre psychologique. « La trahison semblait être partout. Chaque chef de corps devenait suspect »(100.) Le ministre de la guerre, Bouchotte, aux prises avec des chefs militaires, fait inonder les troupes de journaux révolutionnaires qui prennent les chefs à partie, pour « empêcher les soldats de s’engouer de leurs généraux »101. Dans ce climat tendu, la Convention se révèle d’une féroce brutalité pour mettre au pas les différentes armées. Mais elle va constituer peu à peu une force militaire d’une grande cohésion que cimentera une conviction républicaine sans faille. Ces unités de combat seront prêtes à parcourir, pendant des années, l’Europe entière pour défendre la nation et les idées nouvelles.
Desaix, Marceau, Kléber, Lecourbe, Hoche inspirent la méfiance. Tous les officiers complices de Dumouriez fournissent les premières charrettes de militaires à la guillotine ; puis le principe de précaution punira de plus innocents, tels Custine et Biron, seulement répréhensibles de rechercher quelque gloire, c'est-à-dire soupçonnés « d’ambition et d’incivisme »102. Subiront le même sort Beauharnais pour avoir laissé son armée se reposer deux semaines et, du même coup, avoir contribué à la perte de Mayence ; Houchard pour n’avoir pas poursuivi l’ennemi après le succès de la bataille de Hondschoote ; et le général De Marcé, vaincu en mars et en avril 1793 en Vendée, sous l’accusation d’avoir ainsi favorisé la chouannerie103. La Convention aura guillotiné pas moins de vingt-cinq généraux.


Les hauts lieux de la guillotine
La voie funèbre

L’arcade sombre à droite du perron de la Cour du Mai, « c’était par là qu’à l’époque révolutionnaire on entrait à la Conciergerie et qu’on en sortait…. » note 14

Conciergerie : au bout d'un long corridor, un escalier obscur, appelé la rue de Paris, conduisait au tribunal.

À la sortie, une charrette attendait les condamnés dans la Cour du Mai.

Le parcours commençait toujours par le passage du pont au Change.

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