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Fabre d'Eglantine,chapitre,2

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L'engagement révolutionnaire

Épître de Fabre d’Églantine à Turgot.
En 1789, délaissant sa femme, il s'installe dans un appartement de la rue de la Ville-l'Évêque avec Caroline Remy, comédienne au Théâtre de la République ou au Théâtre de la Montansier, qui lui donne deux enfants morts en bas âge et enceinte de cinq mois à la mort de Fabre(18. )
S'enthousiasmant dès le début pour la Révolution, il en propage les principes, ce qui lui attire la faveur du public(26.)
Il écrit Le Philinte de Molière ou la Suite du Misanthrope, pièce d’esprit révolutionnaire. C’est une comédie en cinq actes et en vers qui est créée le 22 février 1790 au Théâtre de la Nation et représentée neuf fois avec succès, avant d'être reprise le 18 novembre 1791(18.) C'est son premier et plus grand succès, et la meilleure de ses pièces(4.)
Le 28 janvier 1791, Le Convalescent de qualité, ou l’Aristocrate, comédie en deux actes et en vers, est représentée pour la première fois à la Comédie-Italienne(27). L’Intrigue épistolaire, comédie en cinq actes et en vers, est créée le 15 juin 1791 au Théâtre-Français de la rue de Richelieu(18.)


L’Apothicaire, pièce en deux actes avec musique de Foignet, est jouée le 7 juillet 1791 au théâtre de Mlle Montansier.
Isabelle de Salisbury, comédie héroïque et lyrique en trois actes et en vers avec musique de Mengozzi, froide et mal écrite, est refusée à l'Académie royale de musique, et finalement jouée au théâtre Montansier le 20 août 1790, où le machiniste et le décorateur lui assurent un succès passager(28.)
L'Héritière, ou les Champs et la Ville, comédie en cinq actes et en vers créée le 5 novembre 1791, est si violemment sifflée, qu'elle a du mal à être jouée jusqu'au bout(29. )
Le Sot orgueilleux ou L'école des élections, d'inspiration réactionnaire, est représentée le 7 mars 1792. Tournant en dérision les hommes et les choses de la Révolution, souffrant en outre de la faiblesse de l'intrigue et de l'incorrection du style, elle déplaît au public, qui la fait tomber(30.)
Actif dans le district des Cordeliers, membre du club local, il se lie avec Georges Jacques Danton et Jean-Paul Marat. Membre des cordeliers, il est plusieurs fois élu secrétaire ou vice président, au point de passer, avec Jules François Paré et Georges Jacques Danton, dont il devient alors un intime, pour l'un des trois membres d'un triumvirat dirigeant. De même, il collabore au journal Révolutions de Paris et tente vainement de se faire élire, en 1790-1791, juge de paix à Chevreuse(4). Il fait aussi partie du Club des jacobins.


Au début d'août 1792, il offre son appui à la Cour. Dans son rapport contre les dantonistes du 31 mars 1794, Saint-Just signale : « il avait eu, avant le 10 août; des intelligences avec la cour ; il se prétendait le confident de toutes les intrigues des Tuileries ; beaucoup de gens lui ont entendu dire qu'il jouait la cour : il est très vraisemblable qu'il jouait tout le monde », avant de préciser que Danton lui-même avait affirmé « qu'il parlementait avec la cour », mais « pour la tromper »(31.) Selon Antoine François de Bertrand de Molleville, il a proposé au ministre de la Marine Dubouchage de gagner les canonniers et les chefs de l'insurrection, et d'attaquer le Club des jacobins et la Législative, moyennant trois millions. Mais cette proposition aurait effrayé Louis XVI, d'autant que l'homme « n'était connu que par ses déclamations contre la royauté »(32.)
À l'été 1792, il participe à des tractations de « pacification » avec la Gironde. Le lendemain de la chute de la royauté, Danton, devenu ministre de la Justice, l’engage comme secrétaire général avec Camille Desmoulins, tandis que Pierre-François-Joseph Robert(4 )est chef du secrétariat particulier du ministre(4,)(33.)
Lié à Marc René Marie de Sahuguet d'Amarzit d'Espagnac et à Jean-Pierre, baron de Batz, qui l'ont initié aux secrets de la grande finance, il espère retirer des bénéfices substantiels de la fourniture aux armées, rendus nécessaires par son train de vie fastueux(34 )(Jules Claretie signale dans son appartement de la rue de la Ville-l'Évêque « des meubles de prix, choisis avec goût, une berline en son écurie »)(18). Joseph Servan, le ministre de la Guerre, lui verse 30 000 livres le 15 septembre 1792, pour lui permettre de faire un approvisionnement en bottes et en souliers. Or, aucun n'a été remis aux armées quand le ministre réclame le 17 octobre à Fabre d'Églantine le compte des sommes versées, suivi en cela par son successeur Jean-Nicolas Pache le 14 décembre(4,)(35). Dans une dénonciation anonyme, envoyée après l'arrestation de Fabres d'Églantine, Le Sieur, sous-économe au collège Louis-le-Grand, l'accuse d'avoir « accaparé dix mille paires qu'il a ensuite vendues à nos volontaires à des prix usuraires ». Ces souliers, précise-t-il, « ne duraient que douze heures à nos volontaires qui pataugeaient dans les plaines de la Champagne »(18.)

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